Fourniture électrique et délestage à Kalamu Les habitants des quartiers Kimbangu: déplorent les coupures intempestives

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Dans la commune de Kalamu, les habitants des quartiers Kimbangu  I, II, III sont confrontés aux coupures intempestives du courant. Ce délestage s’observe chaque matin,  et le rétablissement intervient tard dans la nuit.

Ce phénomène dure depuis plus d’une année. Ce  qui inquiète les ménages, au regard de la campagne d’explication que les responsables de la Société nationale de l’électricité, SNEL avaient menée à travers les medias. Ladite campagne a eu pour principale motivation d’apaiser les abonnés en particulier et la population en général.

Tout, en effet, porte à croire que les explications fournies par les autorités de la société n’ont pas convaincu les habitants des quartiers concernés.

Dans leurs témoignages, ils font savoir qu’ils constatent des coupures avant même, les histoires de la diminution de l’eau du fleuve Congo, tel que l’attestent les fournisseurs du courant.  « Les autorités urbaines et les dirigeants de la SNEL doivent dire la vérité à la population qui endure pour payer les factures de consommation du courant. Il faut qu’ils sachent aussi que l’obscurité fait le lit de l’insécurité. Dans notre quartier –Kimbangu II), ces coupures intempestives surviennent depuis plusieurs années. Quant à dire qu’il y a manques fréquentes du courant parce qu’il y a baisse du niveau du fleuve Congo, à première vue, cette justification me parait légère et à la limite démagogique », a fustigé Raphaël Ndaye, un client. Et d’ajouter : en effet, les pays  voisins qui profitent de l’énergie provenant du barrage d’Inga sont desservis  24/24. Alors que la société qui produit de l’électricité au niveau local n’arrive pas à satisfaire les attentes pour  toute la République. « La SNEL est à la base de tout ce qui nous arrive : l’obscurité, l’insécurité, les factures sans consommation, des dégâts d’appareils électroménagers… Leur expertise devrait pourtant s’avérer profitable à la clientèle. Si tel n’est pas le cas, il faut faire appel au partenariat international car le mauvais état des câbles est un casse-tête pour cette société », a lancé Nathalie Mujinga, une habitante du quartier.

Il faut à ce « géant » de l’électricité en RDC  beaucoup d’effort  pour remplir ses obligations vis-à-vis de la clientèle. Le manque de suivi de la part des agents commis au dépannage préoccupe. De telle sorte que les câbles se consument constamment, et la cabine électrique subit le contrecoup de la situation.

Pour la réparation de tous ces câbles endommagés, des jeunes du quartier procèdent à la cotisation de l’argent de porte à porte. Cela pour acheter un nouveau câble électrique. «  On collecte la cotisation, juste pour être éclairés la nuit et éviter d’éventuels voleurs », rappelle  Parfait Sangi, un jeune du quartier.

Les problèmes du manque du courant au  quartier Kimbangu II produit des conséquences fâcheuses. Nous pouvons évoquer le phénomène « Kuluna ».   Souvent, c’est quand il y a absence d’électricité que ces gangs opèrent. Les mamans n’arrivent pas à conserver les vivres frais destinés au marché, les enfants ont du mal à étudier le soir à la maison.

Et Celestin Mubengayi, un père de famille de déplorer : « Ce qui m’étonne, c’est que leurs agents viennent toujours nous déposer des factures et nous devons honorer cela. Il faut qu’en retour, ils pensent à venir arranger leur câble, qui ne supportent plus les charges de toutes nos maisons », a-t-il indiqué.

(Esperant Kabemba /Stagiaire)

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