Forum de Kananga! Sur instruction de J. Kabila : E. Ramazani réconcilie les Kasaiens

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Arrivé à la tête  du ministère de l’Intérieur et Sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary a trouvé un pays fragilisé par des conflits dans le Tanganyika, dans l’espace kasaien, dans l’Est du pays (Beni, Ituri, etc.), sans oublier certaines poches d’insécurité dans la ville province de Kinshasa. Grace à une nouvelle approche, qui privilégie les solutions de type politique et communautaire, le calme est enfin revenu à Tanganyika, en Ituni et dernièrement dans l’espace kasaien. Et ce, lorsqu’on sait que les solutions de type militaire ou policier constituent seulement des appuis pour la sauvegarde d’un climat propice à la concertation et au dialogue. De même, les solutions judiciaires sont appelées au secours pour garantir la justice et la paix. Au finish, c’est la Rdc qui gagne et la paix, condition nécessaire pour enclencher le développement du pays, est désormais au rendez-vous ; les Kasaiens enfin réconciliés, ont décidé d’enterrer la hache de guerre.

Ayant récolté un succès retentissant dans le Tanganyika,   Ramazani Shadary n’a pas hésité un seul instant de proposer au Chef de l’Etat de dupliquer la même expérience dans l’espace kasaien, où une milice avait tout détruit à son passage, obligeant la population de ce coin de la République de se cacher ailleurs, et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de reporter l’opération de révision du fichier électoral. C’est ainsi qu’une conférence sur la paix, la réconciliation et le développement dans l’espace kasaien  a été organisée à Kananga, du 19 au 21 septembre 2017. C’était à l’initiative du Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, sous le haut patronage du président de la République. Ceci, dans l’objectif notamment de faire le point sur les causes profondes de la crise sécuritaire survenue dans l’espace kasaien (gestion du pouvoir coutumier, gestion du secteur foncier, situation sociale) ; faciliter la mise en œuvre du plan de reploiement des agents territoriaux en cours et autres acteurs de développement ; apporter un appui aux forces de l’ordre dans l’accomplissement de leurs taches de restauration de la paix et de la sécurité ;identifier les mécanismes de relance des activités économiques, etc.

Des recommandations

Tout en prenant l’engagement d’enterrer la hache de guerre et de se concerter sur des questions susceptibles de les mettre en conflit, les participants, au sujet de la restauration de la paix,  recommandent de renforcer l’autorité de l’Etat pour l’accomplissement efficace de ses obligations régaliennes sur l’ensemble de l’espace Kasaien. En conséquence, l’Etat doit assurer la sécurité de la population, garantir le fonctionnement régulier des administrations et promouvoir l’exercice des droits et libertés de tous les citoyens. Pour ce faire, il devra déployer les forces d’ordre et de sécurité ainsi que d’autres services publics en renforçant leur capacité d’action ; de poursuivre et de juger les criminels, en vue de décourager tout recours à la vengeance privée ; mettre en garde tous ceux qui tenteraient de mettre à mal la paix, la cohésion et les projets de développement dans l’espace kasaien ; mettre en place un observatoire de prévention des conflits et le renforcement des commissions consultatives de règlement des conflits coutumiers ; récupérer les armes entre les mains des populations civiles ; bannir toute création d’une nouvelle entité coutumière du rang de Groupement ou de chefferie et favoriser la municipalisation des grandes agglomérations n’ayant pas statut de ville ou de commune, et poursuivre la délimitation des entités coutumières à conflit des limites.

Concernant la réconciliation, les participants décident de procéder à la signature d’un pacte solennel de non-agression pour sceller la paix et la réconciliation dans l’espace kasaien ; organiser des barzas pour la gestion des conflits communautaires et intercommunautaires en vue de la promotion de la tolérance politique, la conviviabilité inter ethnique, la connaissance des us et coutumes et  la lutte contre l’intégrisme identitaire ; organiser des manifestations culturelles pour favoriser le renforcement de la cohésion sociale et  intercommunautaire.

Au sujet du développement, il a été convenu de promouvoir une quadripartite de l’espace kasaien pour la mobilisation des ressources financières au profit des projets intégrateurs de développement, élaborer un plan d’urgence pour la relance économique et le développement dans l’espace Kasaien, ayant pour priorités : le maillage routier, la finalisation des travaux du barrage de Katende, la construction des barrages hydroélectriques dans tous les territoires et le renforcement du trafic ferroviaire ; mettre en œuvre le processus du DDR et reconstruire, réhabiliter et pourvoir à l’équipement des infrastructures de base (bureaux administratifs, écoles et formations sanitaires).

Soulignons que c’est le Premier ministre Bruno Tshibala qui a clôturé la cérémonie au nom du chef de l’État, qui participe à la 72ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, en présence du Vice-Premier ministre  et ministre de l’Intérieur et Sécurité, des membres des gouvernements central et provinciaux. La cérémonie a été marquée par l’acceptation par les cinq provinces de cet espace de la demande de pardon de la famille Kamwina Nsapu, puis le rituel de réconciliation entre les chefs coutumiers de cet espace à l’invitation du successeur de feu Kamwina Nsapu, Jacques kabeya Ntumba. Devant Dieu, les hommes et l’histoire, les frères kasaiens se sont lavés les mains dans une seule marmite tenant en mains les rameaux, symboles de paix.  Une soirée dansante animée par la Mamu nationale Tshala Muana a clôturé la journée. Le lendemain vendredi 23 septembre 2017, un culte œcuménique a été dite dans l’enceinte -de l’Eglise Néo-apostolique.

(Jean-Marie Nkambua)

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