Formation des aveugles à Kimbanseke: Le CS Midibart veut moderniser l’apprentissage de l’écriture Braille

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A l’heure où de jeunes aveugles apprennent l’écriture Braille dans des conditions difficiles pour l’établissement d’accueil, c’est-à-dire le Complexe scolaire, CS Mission Divine Bartimée (Midibart), les observateurs sont d’avis que le système éducatif congolais doit relever le défi de remettre la bibliothèque scolaire à la portée de l’école, en un temps où l’Internet et les jeux vidéo occupent grandement le temps des jeunes. La formation et l’encadrement de jeunes aveugles en situation d’extrême pauvreté est la vocation du Complexe scolaire, CS Midibart (Mission Divine Bartimée). En effet, cette école privée agréée éprouve des difficultés de fonctionnement dans l’œuvre à laquelle elle s’attèle, comme l’a relevé au cours d’un entretien M. René Mawete Ndongala, en sa qualité conjointe de directeur et préfet de cet établissement. « Nous voulons lancer un S.O.S notamment au gouvernement congolais pour la subvention de notre école, qui fait un travail énorme, mais sans soutien; également au peuple congolais et autres personnes de bonne volonté, pour soutenir les études de ces jeunes aveugles en situation de détresse et extrême pauvreté », a-t-il dit.

Cet établissement d’enseignement a été reconnu au terme de l’Arrêté ministériel numéro 0216/2011 du 18 décembre 2011. Elle est établi au 97 de la rue Poto-poto au quartier Kingasani/Pascal dans la commune de Kimbanseke.

E l’orateur de poursuivre : « Concernant l’enseignement spécial des aveugles, nous voulons relever qu’aucune initiative de grande envergure n’a été menée pour doter cette catégorie d’une bibliothèque Braille, pouvant leur facilité l’accès à la lecture et documentation d’enrichir leur connaissance. Pour l’informatique et l’internet, bien que l’informatique adaptée soit répandue à travers le monde jusqu’à nos portes, notamment chez nos voisins rwandais, cet outil reste inconnu des Aveugles congolais qui n’ont bénéficié d’aucun programme du genre en leur faveur », a-t-il insisté.

A l’instar d’autres institutions d’enseignement dans le système éducatif congolais,   la Mission Divine Bartimée éprouve des difficultés liées au manque de bibliothèque scolaire. Saisissant la balle au bond, le directeur et préfet de cette école s’est exprimé en ces termes : « En ce qui concerne la conséquence directe du manque de Bibliothèque Scolaire, nous situons les conséquences à plus d’un point: l’insuffisance de documentation ; baisse et désintéressement de la lecture ; le retard ou le manque de recherches pour les jeunes apprenants congolais ; le retard par rapport à l’évolution de la modernité et la mondialisation. L’Internet n’est pas une compensation valable à la bibliothèque scolaire. Car la population
apprenante n’ayant pas encore totalement accès à l’informatique et à l’Internet, cette technologie est encore limitée à une frange minoritaire. Ainsi, les ouvrages et autres documents écrits sur papier demeurent la solution idéale à la lecture et à la documentation. Ce sur quoi s’appuient les apprenants, étudiants et élèves

Quid de la Mission Divine Bartimée et l’apprentissage de l’écriture Braille

La Mission Divine Bartimée en sigle C.S.Midibart a pour mission, la formation et l’encadrement des élèves non-voyants, notamment pour leur intégration dans le système éducatif congolais. L’orateur a insisté sur le fait que cela se faisait au moyen des méthodes spécialisées pour ce type de handicap, principalement l’écriture Braille.

Le C.S Midibart remonte en 12 septembre 1995, il est reconnu comme école privée agréée, fonctionnant avec un effectif de soixante-dix (70) élèves et vingt –six (26) agents.

L’établissement organise un cycle primaire et secondaire, ainsi que d’autres programmes de formation professionnelle en métiers et l’adaptation et
l’intégration des personnes non-voyantes.

« Un peuple sans écrits(…) est un peuple mort  », affirme le directeur

La conséquence directe est l’absence de culture de la lecture chez nos élèves. La bibliothèque scolaire reste un outil très important pour la formation personnelle. Car un peuple qui ne lit pas, est analphabète. Il est impérieux, si nous voulons avoir de futurs dirigeants dignes, d‘instaurer le système obligatoire de bibliothèque scolaire dans chaque école, pour les raisons suivantes : créer la culture de la lecture ; créer la culture de la conservation de l’écrit ; faire comprendre que l’écrit reste la mémoire d’un peuple. Car un peuple sans mémoire est un peuple sans histoire ; et un peuple sans histoire est un peuple mort. Et puisqu’on est mort, l’on n’a rien à apporter au monde ; donc l’on n’existe pas.

(Payne)

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