Fondée en 1921, L’Eglise Kimbanguiste prépare le centenaire de son existence Aujourd’hui 25 mai à Brazzaville, les fidèles célèbrent la Noël

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100 ans, soit un siècle d’existence se fête chez les kimbaguistes, descendants de Simon Kimbangu à savoir, Joseph Diangenda, Salomon Paul Dialungana et Charles Daniel Kisolokele.

Aujourd’hui 25 mai, l’Eglise fondée par le prophète Simon Kimbangu célèbre la nativité  sur l’ensemble des terres où est plantée l’église. A Brazzaville, la fête se célèbre avec faste du fait qu’elle accueille les fidèles venus de l’occident, d’Afrique et d’Amérique.     

C’est aujourd’hui 25 mai que les Chrétiens Kimbaguistes célèbrent la nativité spirituelle du Christ, et que l’Eglise entend le faire de la plus belle manière. Sinon, c’est en 1987, que l’église a pris officiellement le nom de l’« Église de Jésus-Christ sur la Terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu », en sigle EJCSK, anciennement appelée « Église de Jésus-Christ sur la Terre par le prophète Simon Kimbangu ». Elle est fondée le 6 avril 1921 par le prophète Simon Kimbangu. Ce jour-là, il demande à sa femme Marie Muilu, communément appelée « maman Mwilu », d’aller sonner la cloche de l’église pour le premier culte kimbanguiste. Ensuite, pendant qu’il marchait avec son fils Charles Daniel Kisolokele, Jésus-Christ lui apparut et lui demanda d’entrer chez Nkiantondo pour la guérir. C’est ce qu’il fit.

Les échos de cette guérison miraculeuse dépassent la contrée du Bas-Congo et traversent les frontières du Congo belge (ex Zaïre devenu République Démocratique du Congo, en abrégé R.D.C). « Nkamba », son village, est envahi par les foules venant non seulement de toute la colonie mais aussi du Congo français et du Congo portugais (aujourd’hui Angola).

Au nom de Jésus-Christ et par la prière, Simon Kimbangu fait marcher les paralytiques, recouvre la vue aux aveugles, la parole aux muets, fait entendre les sourds et surtout ressuscite les morts. Ce qui aura pour effet d’attirer à Nkamba de plus en plus de monde en quête de guérison et les conséquences ne se feront pas attendre : une certaine frange de la population délaissera leurs postes de travail. Comme conséquences, les églises catholique et protestante seront fréquentées de moins en moins et les commerçants verront leur chiffre d’affaires baisser d’un cran. Dès lors Simon Kimbangu, dont le charisme est tout à fait manifeste, sera considéré comme une menace potentielle pour les intérêts de la colonie du Congo belge.

C’est dans ce contexte-là qu’il sera accusé à tort de sédition par l’administration coloniale avec la complicité active des commerçants (qui étaient tous des blancs à cette époque-là) et du grand clergé tant catholique (prêtres) que protestant (missionnaires).

Un jeune administrateur du nom de Léon Morel va mener des simulacres d’enquêtes jusqu’à Nkamba, afin de l’inculper effectivement de sédition alors qu’il n’était qu’un homme de Dieu. Après son arrestation ratée du 6 juin 1921, Simon Kimbangu se réfugie à Mbanza Nsanda où il poursuivra son œuvre de guérison. C’est là-bas qu’il fera cette célèbre prophétie qui annonce les indépendances africaine : « Les blancs deviendront noirs et les noirs deviendront blancs ». Mal interprétée, celle-ci confortera les autorités coloniales dans leur logique de sédition et le feront rechercher de plus belle.

Le 11 septembre 1921, soit trois mois après son arrestation ratée, il rentre volontairement à Nkamba, dénommée aujourd’hui « Jérusalem », sur recommandation de Jésus-Christ afin de se rendre aux autorités coloniales. Le 12 septembre, il est arrêté sur place en compagnie de ses disciples et aussi de quelques fidèles. Jugé par un tribunal militaire, il est condamné à la peine capitale avant que le roi des Belges ne commuât cette peine en prison à perpétuité. De 1921 à 1951, il passera donc 30 ans révolus à la prison de haute sécurité d’Élisabethville (Lubumbashi).

Amour ou désamour

Née des ambitions démesurées de certains petits fils de la lignée de Simon Kimbangu, l’Eglise souffre dans sa chaire de la division en son sein, 10 ans durant. Cependant, au lieu d’être un modèle de l’unité à l’image de la célébration de la noce, ci-illustrée, l’église Kimbaguiste ne brille que par l’exclusion des uns des petits fils du prophète par les autres. D’où, le bicéphalisme en son sein, d’une part Nkamba, et de l’autre côté Monkoto. Pourtant, petits-fils tous du Prophète Simon Kimbangu, nés de : Diangenda, Dialungana et Kisolokele.

Les analystes et observateurs religieux ne cessent de s’interroger, à l’approche du centenaire, si jamais l’église ne peut redevenir une, à l’instar de ses pères fondateurs, fils de Simon Kimbangu. En quoi profite cette scission ? A qui profite-t-elle ? D’où, l’on parle de la désunion de l’église.

Autant d’interrogations pendant les festivités de nativité de ce 25 mai 2016 sur l’ensemble du territoire national, qu’à l’extérieur du pays. Nos sources nous renseignent que le centenaire de l’église Kimbanguiste sera organisé au mois de juillet de cette année, plus précisément en Angola. C’est l’occasion pour cette église, dont la notoriété a traversé les frontières, de dire : Stop à la division sans lendemain meilleur ! Au lieu d’ouvrir la grande porte au diable, les kimbanguistes dans leur ensemble devraient militer pour la paix, valeur cardinale de la spiritualité susceptible d’ouvrir la grande porte à l’Esprit saint. Que l’amour du Seigneur triomphe dans les cœurs  de tous les descendants du Prophète Simon Kimbangu.

(Pius Romain Rolland  )

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