Floraison des ONG et réforme dans le secteur: Justin Bitakwira en mission d’identification, contrôle, évaluation et suivi des actions des ONG rentables

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La République Démocratique du Congo est considérée par la plupart des Organisations Non-Gouvernementales comme un lieu d’enrichissement sans cause, du fait de la flexibilité des institutions ératiques. Cette situation ne peut demeurer ainsi tant que Justin Bitakwira occupe le ministère de Développement Rural. A cet effet, le ministre a réuni hier jeudi 13 juillet 2017 dans la salle des réunions du ministère, autour d’une rencontre d’échange et réflexion, les directeurs, les chefs de services de son administration, en vue de pousser la réflexion sur la création d’une synergie entre son cabinet, l’administration centrale et locale dans le but d’arrêter l’hémorragie de la floraison des ONG quant à leur nature, en vue de leur identification, suivi, évaluation et contrôle des actions sur terrain.

Dans sa quête, le parton du Développement Rural exige et préfère des ONG de qualité et non la quantité des ONG. A ces propos, Justin Bitakwira devant les responsables de son administration, a émis le souhait de la mise en place d’une commission d’évaluation du budget affecté aux ONG, leur utilisation et affectation.

Car précise-t-il, au Secrétariat général de son administration règne la léthargie, une administration qui ressemble à une église où les fidèles n’attendent que les aumônes en lieu et place de travailler. Sur les 4000 agents engagés à l’administration, 280 seulement sont opérationnels et le reste n’attend que la paie à la fin du mois. D’où, son souhait de réformer cette administration focalisée en ville, défavorable aux milieux ruraux, et périurbains.

Dans sa démarche, en effet, il faut réfléchir sur les voies et moyens de mettre en œuvre un partenariat avec les ONG nationales, locales et internationales, en ce que la première étape, le cap sera mis au pays, notamment en province, territoire, ville et commune, dans le but de faire une étude approfondie d’aide au Développement.

A cet effet, Justin Bitakwira, ministre de Développement Rural invite tous les agents de son administration à l’esprit de partage, de solidarité, de convivialité et à la prise de conscience, à travailler dans l’intérêt de la République, et que tout le monde apporte du sien pour laisser les traces positives à ce ministère, charpente du développement dans les milieux ruraux, plutôt de faire de la figuration au poste de travail.

Usant de la métaphore d’une maison qui suinte pendant la pluie, Justin Bitakwira a fait savoir que les ONG au stade actuel font partie de celles qui font suinter le ministère du Développement rural. De ce point de vue, il insiste sur le contrôle, le suivi, l’évaluation à chaque fois qu’une ONG réalise le projet pour lequel elle a été financée, mais également insiste sur le fait de primer les meilleures d’entre elles. « Tout travail non récompense, démotive le personnel. Au ministère de Développement rural, il faut de l’imagination créatrice pour récompenser les agents qui se distinguent », a-t-il indiqué, et d’insister sur l’identification, le contrôle, l’évaluation des ONG qui doivent être en symbiose avec les ONG d’autres ministères. « On commence par l’identification des ONG dont les actions doivent être rentable au développement du pays. Mieux vaut avoir 100 ONG efficaces, rentables plutôt que 10.000 inefficaces. Si tout le monde se met d’accord sur le principe, un jour il y aura la réforme pour atteindre les résultats. Il faut améliorer les conditions de travail pour atteindre les résultats », a-t-il souligné.

L’objectif poursuivi de la réforme dans ce secteur, c’est d’atteindre les résultats. Et pour y parvenir, quand bien même les agents sont hostiles à la réforme, il faut mettre le doigt dans la plaie. D’où, l’inutilité d’avoir 24 directions au secrétariat général qui se ressemblent dans leurs attributions.

De la création des fonds au Développement Rural

Le drame à l’administration du Développement Rural c’est la pléthore des agents concentrés dans les milieux urbains. Pourtant, la concentration de la population, soit 65% d’entre elle vit dans les milieux ruraux, tandis que 20% dans les milieux périurbains et 15% dans les milieux urbains. Ces derniers consomment plus de 80% du budget de l’Etat, et le 20% consommés par le reste de la population qui vit dans les milieux ruraux et périurbains. La conséquence, c’est que la Ville a monté le mécanisme avec les ONG qui perçoivent l’argent de l’Etat et le ruinent par la suite. « Il est inadmissible que le budget de l’Etat soit consommé par 20% de la population urbaine et que le 80% des villageois n’en consomment rien. Comment arrêter l’hémorragie pour que le peu qui est décaissé soit servi à d’autres des milieux ruraux ? Les citadins considèrent les villageois comme des chimpanzés exposés dans un Zoo. Ces villageois sont des êtres humains semblables à ceux qui vivent dans les milieux urbains et qui méritent de la considération de l’Etat», a déploré Justin Bitakwira.

En réponse à cette inquiétude, comme ailleurs dans les autres ministères, celui du Développement Rural doit parvenir à la création d’un Fonds pour le Développement rural. Ces fonds proviendraient de l’eau, de l’électricité, de téléphone, des péages, etc.

A l’occasion, il interpelle tous les ministères ayant la gestion des ONG, qu’ils ont une mission de sauver ceux qui sont en détresse dans les milieux ruraux. Car, pour Justin Bitakwira, Kinshasa constitue le frein pour le développement du Congo et pour briser ce frein, il faille autonomiser les Entités pour un développement équilibré.

Une fiche identique pour toutes les ONG

La pilule est amère, certes, mais il faut l’avaler pour espérer guérir. C’est le sens de la réforme que Justin Bitakwira entend entreprendre au sein de son administration. La première retombée de cette réforme est la mise à la retraite des Secrétaires généraux, en plus du projet de la mise à la retraite de 250.000 fonctionnaires de l’Etat ayant atteint l’âge.

Pour lier l’utile à l’agréable, Justin Bitakwira a chargé la Direction de Développement communautaire et celle d’indentification des ONG de réunir les fiches de ces dernières, pour aboutir à la création d’une fiche modèle pour toutes les ONG qui vont remplir les critères. L’objectif, c’est qu’aucun financement ne peut entrer en République Démocratique du Congo si la provenance n’est pas connue, son hauteur, sa destination, son importance et son utilité.

Donc, toutes les ONG doivent désormais justifier, en brandissant des preuves, l’utilisation des fonds et l’impact de la réalisation du projet en faveur de la communauté rurale. Le développement du pays commence par la prise en compte des besoins de la population qui vit dans les milieux ruraux, créer les conditions d’y vivre pour échapper à l’exode rural dans les milieux urbains.

(Pius Romain Rolland  )

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