Financement du processus électoral: Le FMI à l’écoute de la CENI

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*Une mission du Fonds monétaire international (FMI) en provenance de New-York, conduite par M. Norbert Toe, Chef de division Afrique, était hier dans les murs de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour s’enquérir à la fois du coût des élections et de l’état d’avancement des discussions, tant avec le Gouvernement de la République, qu’avec les autres bailleurs de fonds internationaux

*La délégation du FMI qui séjourne dans le pays depuis le 20 mai dernier poursuit ses contacts pour en avoir la vision claire de la manière dont le Gouvernement compte résorber le problème de financement des élections et quel pourra être la part de contribution de la Communauté internationale. Et ce, parce que l’actuelle CENI fait face à plusieurs défis qu’il convient de couvrir pendant les deux années électorales qui se profilent à l’horizon

Dans la coutume, la coopération entre la République démocratique du Congo et le Fonds monétaire international (FMI) s’est toujours traduite en termes d’appui technique ou financier. Cet appui technique, surtout les conseils, le FMI n’a pas manqué de le donner par exemple aux autorités de la province du Katanga, en fonction des enjeux qui sont liés à l’exploitation du secteur minier, grand contributeur au budget de l’Etat. Mais à voir que le FMI, en dehors de la question liée au programme économique du pays s’intéresse aussi au financement du processus électoral, cela ne peut qu’étonner plus d’une personne.

Qu’à cela ne tienne, soixante-dix minutes d’échanges profonds auront suffi pour les deux partenaires. Le Questeur de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Mme Chantal Ngoyi Tshite, appuyée du Rapporteur Jean-Pierre Kalamba Mulumba, du Rapporteur adjoint Onésime Kukatula, du Secrétaire Exécutif National Flavien Misoni et du Secrétaire Exécutif National Adjoint Corneille Nangaa, ont échangé sur l’état des lieux du processus électoral, spécialement en ce qui concerne l’état des finances des élections nationales. La mission du Fonds Monétaire International (FMI) en provenance de New-York, conduite par M. Norbert Toe, Chef de Division Afrique, a voulu s’enquérir à la fois du coût des élections et de l’état d’avancement des discussions tant avec le Gouvernement de la République qu’avec les autres bailleurs de fonds internationaux.

C’est hier jeudi 28 mai 2015 au siège de la CENI qu’a eu lieu la séance de travail très enrichissante entre le Fonds Monétaire International (FMI) et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), avec la participation remarquable du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), des experts des ministères des Finances et du Budget pour le compte du Gouvernement, ainsi que d’autres intervenants tels que le Conseiller technique principal du Projet d’Appui au Cycle Electoral (PACEC) piloté par le PNUD.

La réunion proprement dite

Des sources proches de la CENI, nous apprenons que la rencontre a requis un caractère véritablement technique lorsqu’il a été demandé à la Commission Electorale Nationale Indépendante de dresser à l’attention de ses hôtes l’état des lieux du processus électoral. Le Rapporteur de la CENI qui, dans son mot de bienvenue, situait déjà les visiteurs du jour sur le niveau d’exécution du calendrier électoral global, n’a pas manqué de préciser que depuis son avènement, la nouvelle administration électorale travaille de concert avec les institutions internationales, en l’occurrence le PNUD et la MONUSCO (Mission d’Observation des Nations Unies en RDC) pour une meilleure évaluation des besoins et une plus grande harmonie de gestion des élections nationales. M. Jean-Pierre Kalamba a également informé ses hôtes de la transparence qui régit l’actuelle administration électorale, aussi bien dans la gestion des finances, que dans son système de prise des décisions qui obéit largement à l’esprit de concertation.

Les innovations dans la gestion du processus électoral

Les membres de la CENI et du FMI dans une photo de famille/Ph. CENI

Lors de sa communication du jour, Mme Chantal Ngoy Tshite, Questeur de la CENI a d’abord remercié la délégation du FMI pour cet intérêt manifesté à l’endroit de son institution dans le but d’évaluer ensemble le chemin parcouru jusqu’ici par la nouvelle CENI. Elle a indiqué qu’il y a lieu de faire une nette démarcation entre les besoins électoraux des processus précédents et ceux de l’actuelle administration électorale. Non seulement que la nouvelle CENI est appelée à opérer une profonde restructuration de son personnel et de son système administratif, mais aussi, doit-t-elle réévaluer le coût réel de l’opérationnalisation des nouvelles Antennes qui passent de 171 à 266, au prorata du nombre des communes anciennes et nouvelles.

Les inventaires opérés par la CENI ont démontré que le gros du matériel électoral hérité de 2011 est inutilisable, ce qui exige de nouvelles acquisitions. Elle a expliqué à l’assistance que le budget de la CENI se décline sur quatre composantes essentielles, à savoir : le budget de rémunérations, le budget de fonctionnement, le budget des opérations et le budget d’investissement. Et d’ajouter qu’aujourd’hui, la CENI actuelle, non seulement qu’elle partage ses prévisions budgétaires avec les partenaires de la Communauté Internationale, mais aussi, elle justifie périodiquement les dépenses encourues avant toute nouvelle dotation financière.

Plus d’un milliard de dollars américains pour prendre en charge 11 scrutins électoraux

Le Secrétaire exécutif national de la CENI a fait part aux hôtes du jour des résultats engrangés par l’opération de fiabilisation du fichier électoral, laquelle a coûté 29 millions de dollars à la CENI. Et d’ajouter que l’actuelle CENI fait face à plusieurs défis qu’il convient de couvrir pendant les deux années électorales qui se profilent à l’horizon. Il a notamment fait allusion à certaines opérations comme l’audit du fichier électoral, la fiabilisation du fichier électoral et la stabilisation des cartographies opérationnelles qui aboutira à la conception de l’Atlas électoral congolais. Il faut à présent une planification rigoureuse des opérations pour relever d’insurmontables défis qui se posent à la CENI depuis la publication du Calendrier électoral global, a-t-il affirmé.

Par la suite, le Secrétaire exécutif national a donné les éléments essentiels de la planification, faite ensemble avec le Gouvernement, du décaissement des fonds pour la réalisation de différentes opérations programmées jusque 2016. Soulignons que la délégation du FMI qui séjourne dans le pays depuis le 20 mai poursuit ses contacts pour en avoir la vision claire de la manière dont le Gouvernement compte résorber le problème de financement des élections et quel pourra être la part de contribution de la Communauté internationale.

Le Rapporteur de la CENI a remercié les visiteurs pour l’échange et pense que cela va augurer la bonne collaboration avec les institutions financières de la Communauté internationale, tout en reconnaissant le soutien que le PNUD et la Monusco apportent pour la mise en œuvre des opérations et activités électorales dans notre pays. La CENI est toujours disponible pour éclairer la lanterne des partenaires chaque fois que cela sera nécessaire, a-t-il indiqué. Notons aussi la présence à cet échange de Mme Prija Gajrag du PNUD, du Conseiller Technique Principal du PNUD, M. Potopere Tozim et des experts du Gouvernement.

L’Avenir

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