Financement du processus électoral « La Monusco n’a pas reçu une demande claire d’appui ou de non appui »

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C’est donc un 1erface-à-face réussi avec brio par Mme Leila Zerrougui, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC et ce, un peu plus de 100 jours depuis sa prise de fonction.  Dans son mot introductif hier devant la presse, au quartier général de la Monusco, elle a rappelé que le 7 mars 2018, elle s’est présentée devant le Conseil de sécurité pour la première fois, pour discuter du mandat et fin mars, soit le 29 mars, la résolution 2409 a été adoptée.

« Cette résolution nous confie ce qui existait déjà, c’est-à-dire la protection des civils, tout le travail qu’on fait en appui aux FARDC pour lutter contre les groupes armés, réduire leur nuisance, c’est une équation aussi qui va dans la protection des civils. Et puis, ce qui a été dans la résolution adoptée un an avant, la mise en œuvre de l’accord, c’est devenu la mise en œuvre de l’accord et l’appui bien évidemment au processus électoral puisqu’un calendrier a été adopté par la CENI et donc, il fallait [pour] notre mandat appuyer ce calendrier », dit-elle, avant d’ajouter qu’il va sans dire bien évidemment qu’en plus de cela, nous travaillons sur la stabilisation, nous travaillons sur le renforcement des capacités, lutter contre l’impunité, faire le monitoring des violations des droits de l’homme, faire le suivi du processus qu’on a en commun, le renforcement des capacités de la justice. Donc beaucoup de choses qu’on fait ensemble. Et j’espère vraiment que cette année qui est une année difficile, parce que comme vous le savez, en plus de travailler sur des élections, qui en RDC couvrent les élections présidentielle, nationales, provinciales et locales, c’est une entreprise énorme dans un grand pays, qui est peuplé de pratiquement, on parle de 80 à 85 millions [d’habitants] mais les statistiques remontent de quelques années, donc, je suis sûre que c’est beaucoup plus. Et bien évidemment avec les défis qu’on a, l’absence d’infrastructures qui relient toutes les provinces, qui permettent de faire les choses par la route, c’est toujours difficile.

Mais comme vous le savez, renchéri-t-elle, on a eu encore un autre défi qui est bien sûr la crise de l’Ebola qui s’est déclarée en Equateur. Bien évidemment, c’était normal qu’on se mobilise pour cela. C’est aussi une protection des civils d’une autre manière. Et je pense que tout le monde sait que notre inquiétude, c’était que ce virus se propage, qu’il arrive dans les grandes villes. Et déjà quand il est arrivé à Mbandaka, on a eu une panique mais on s’est mobilisé avec les autorités. Je dois reconnaître les efforts du ministre de la Santé avec lequel on a travaillé et on travaille toujours pour faire face à cette menace qui est pour le moment, du moins on a fait le maximum pour que cela ne se propage pas. Elle est dans trois endroits pour le moment : Mbandaka, Bikoro et Iboko. Ce sont les trois endroits où elle a été déclarée. On essaie de travailler et c’est la première fois où nous avons un vaccin et nous avons des traitements, ce qui change la dynamique, ce qui change [beaucoup de choses parce que] d’habitude c’est le cantonnement, c’est l’enfermement des gens, etc.

Le soutien de la Monusco est technique et logistique

Plusieurs questions ont été posées à Leila et auxquelles elle a répondu avec satisfaction et sans langue de bois. C’est ainsi, en ce qui concerne l’appui aux élections, sachant que le Gouvernement a refusé tout financement extérieur,elle pense que la MONUSCO, son appuiest technique, logistique et on travaille jusqu’à aujourd’hui avec la CENI. « Nous avons participé de façon importante avec l’appui logistique pour l’enregistrement.Nous travaillons avec eux aussi pour préparer aussi les prochaines phases, celles du transport du matériel non sensible qui est prévu du 26 juillet jusqu’au 3 octobre [2018] et celle du matériel sensible à partir du 3 octobre jusqu’au 3 décembre. Donc ce sont ces étapes-là », explique-t-elle.

Et d’ajouter que nous avons le 30 novembre 2017, sur la base de la demande que nous avons eue de la CENI, préparé un plan d’appui logistique. Ce plan d’appui logistique est prêt pour la première phase, [quant à] la deuxième phase, on attend de rediscuter avec la CENI puisqu’on ne sait pas comment lesélections vont se faire, nous devons revisiter à partir du fait qu’il y a la nouvelle loi, la répartition des sièges, cela dépend du nombre de candidats et tout cela. Et puis, aussi le fait que si la machine à voter sera utilisé ou pas. Tout cela sera discuté plus tard.

Jusqu’à présent, la CENI ne nous a pas demandé de ne pas appuyer, on n’a pas reçu une demande claire d’appui ou de non appui. Donc on attend de voir si le Gouvernement veut organiser seul les élections, s’il a les moyens de le faire. Il n’y a aucun problème. Nous n’avons pas d’objection, nous continuons à faire notre travail, le monitoring de violations des droits de l’homme, l’appui technique, le travail qu’on fait, mon rôle, moi, des bons offices, tout cela continuera. Le travail, ce n’est pas seulement l’appui logistique ou financier.

(JMNK)

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