Financement des élections du fonds propres: La communauté internationale attend d’être notifiée

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Le Gouvernement de la République a levé l’option de financer seul les élections combinées prévues le 23 décembre 2018. Comment alors la communauté internationale, mieux la Monusco qui a reçu mandat d’accompagner le processus électoral va-t-elle se comporter ? Pour Florence Marchal, porte-parole de la MONUSCO, reconnait avoir entendu cette annonce de la part des autorités congolaises. « Il n’y a pas eu de notification claire à ce sujet. Je crois qu’il faut distinguer deux choses. Il y a l’assistance technique et le soutien logistique apporté par la MONUSCO qui figure dans la résolution. Un soutien logistique qui nous est demandé d’apporter pour le bon déroulement des opérations électorales. C’est-à-dire, assister la Commission électorale nationale indépendante pour le transport du matériel depuis Kinshasa vers les villes principales du pays. Ensuite, depuis les principales villes du pays vers des antennes difficiles d’accès. Des opérations que nous avions déjà menées lors des opérations de révision du fichier électoral puisque nous avions transporté à ce moment-là environ 4 000 tonnes de matériel », précise-t-elle.

Et d’insister que cela est inscrit dans la résolution. C’est un soutien que nous apportons à notre partenaire qu’est la Commission électorale nationale indépendante. Le Gouvernement lui, d’après, une fois encore les déclarations qu’on a pu, comme vous lire et entendre, fait référence à un financement de la part des bailleurs. Il est vrai que ce financement est canalisé à travers un projet qui s’appelle le projet PACEC, projet d’appui au cycle électoral au Congo ; un projet qui est géré par le Programme des Nations Unies pour le développement. Mais les Nations Unies, dans le cadre de ce projet, font la gestion administrative du projet. Ce sont les grands bailleurs traditionnels, l’Union européenne, le Japon, le Canada, etc. qui eux s’engagent à mettre de l’argent pour ce projet. Voilà comment les choses fonctionnaient jusqu’à présent.

Ce projet PACEC pour l’instant doit être signé avec la CENI. La résolution invite la CENI à signer ce projet afin que les partenaires puissent apporter un soutien technique notamment pour l’éducation civique et pour les élections. Ce sont des recommandations et des souhaits du Conseil de sécurité. Maintenant, voyons comment les choses vont évoluer, avoue-t-elle.

Soulignons que les deux principales priorités de la Mission demeurent la protection des civils et l’appui à la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016 et du processus électoral. Deux priorités que la MONUSCO mettra en œuvre en travaillant de concert avec le Gouvernement de la République démocratique du Congo.

Concernant la protection des civils, il est demandé à la Mission « d’assurer une protection efficace, dynamique et intégrée des civils menacés de violences physiques dans le cadre d’une approche globale, notamment en dissuadant et en empêchant tous les groupes armés et toutes les milices locales de commettre des violences contre la population ou en intervenant pour y mettre fin. »

Une attention particulière devra être accordée « aux civils regroupés dans les camps de déplacés et de réfugiés, aux manifestants pacifiques, au personnel humanitaire et aux défenseurs des droits de l’homme. » La Résolution stipule également que la MONUSCO devra continuer à favoriser la participation et l’autonomisation de la population locale ainsi que le renforcement de la protection des civils grâce à des dispositifs d’alerte et d’intervention rapides et à la mobilité de la Mission.

La neutralisation des groupes armés en appui aux autorités de la République démocratique du Congo est également l’une des tâches assignées à la MONUSCO notamment à sa Brigade d’intervention qui est désormais placée sous le commandement direct du commandant de la Force de la MONUSCO.

Le second volet concerne l’appui technique et politique à la mise en oeuvre de l’Accord du 31 décembre 2016 et au processus électoral par les bons offices et l’engagement d’un dialogue avec les interlocuteurs de tous bords politiques, qu’il s’agisse donc du Gouvernement, des partis d’opposition et de la société civile, le tout en coordination avec les partenaires régionaux et internationaux dans l’objectif de favoriser la réconciliation et la démocratisation et d’ainsi ouvrir la voie à la tenue des élections le 23 décembre prochain.

Ces bons offices et ce dialogue devront se faire en suivant une approche intégrée au sein des Nations Unies à laquelle seront associés l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs, le Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine et le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale. En addition aux bons offices, la MONUSCO est appelée à fournir une assistance technique et un soutien logistique dans le cadre du processus électoral afin de faciliter le déroulement du cycle électoral.

(JMNK)

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