Fin de la session budgétaire: Mission accomplie

par -
0 1023
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

*L’Assemblée nationale et le Sénat ont clôturé hier mardi 15 décembre la session ordinaire de septembre 2015. Une session essentiellement budgétaire qui aura permis aux deux Chambres du Parlement de voter la loi de finances de l’exercice 2016 et la loi portant reddition des comptes du pouvoir central pour l’exercice 2014

*A cette occasion, Aubin Minaku a trouvé les mots justes pour interpeller les députés nationaux sur le sens de leur mandat en tant qu’élus du peuple. Car pour lui, une mauvaise conjugaison entre les ambitions politiques permanentes des partis politiques, d’une part et, d’autre part, l’exercice de la mission constitutionnelle, peut amener facilement à des situations de tensions que l’on ne saura éviter ni gérer

Mission accomplie pour l’Assemblée nationale et le Sénat qui ont clôturé hier mardi 15 décembre la session ordinaire de septembre 2015. Une session essentiellement budgétaire qui aura permis aux deux Chambres du Parlement de voter la loi de finances de l’exercice 2016 et la loi portant reddition des comptes du pouvoir central pour l’exercice 2014. Disons que cette session s’est clôturée à l’absence de la majorité des députés de l’Opposition qui ont suspendu depuis vendredi 11 décembre leur participation aux travaux parlementaires jusqu’à ce que la Cour constitutionnelle interprète les articles 146 et 147 de la constitution. Et ce, sans oublier que certains députés de l’opposition ont préféré répondre à une invitation à Dakar au Sénégal afin de conspirer contre leur pays, en lieu et place de contribuer positivement au dialogue organisé par le Président de la République.

Dans son discours, Aubin Minaku Ndjalandjoko a interpellé les députés nationaux sur le sens de leur mandat en tant qu’élus du peuple. Et ce, parce qu’il est d’avis qu’il est des moments où ils doivent, de par cette qualité, se départir de certaines postures purement partisanes. « Le parti politique cherche à conquérir le pouvoir et c’est bien légitime. Mais un député, quel que soit son camp politique, est déjà détenteur d’un pouvoir qu’il doit exercer, en toute responsabilité, pour le bien du peuple et l’intérêt supérieur de la Nation, ce, évidement dans les limites de ses prérogatives constitutionnelles », a-t-il expliqué, avant d’insister sur le fait qu’une mauvaise conjugaison entre les ambitions politiques permanentes des partis politiques, d’une part, et d’autre part, l’exercice de la mission constitutionnelle, peut amener facilement à des situations de tension que personne ne saura éviter, ni gérer.

Aubin Minaku s’est exprimé ainsi, parce que dit-il, il s’est toujours efforcé, depuis le début de la législature, à œuvrer pour un fonctionnement apaisé de la démocratie au sein de cette chambre législative. Et la liberté d’expression des députés de l’opposition dans cet hémicycle n’a jamais été atteinte et sous son mandat, elle ne le sera en aucun cas et sous aucun prétexte. « Contrairement à certaines pratiques sous d’autres cieux, à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, je le dis haut et fort, l’opposition parlementaire a toute sa place, elle est au bureau, elle préside certaines commissions permanentes et elle siège aux bureaux de chacune d’entre elles », dit-il, tout en affirmant qu’il n’y a pas une seule commission d’enquête ou une mission d’information sans les représentants de l’opposition. Et sur les 100% des questions orales et autres qui ont été programmées depuis le début de la législature, plus de la moitié sont l’œuvre de l’opposition.

Pour une commission d’enquête

Le déplacement des députés essentiellement de l’opposition et hystérique au dialogue n’a pas manqué d’interpeller les élus du peuple. Pour ce faire, une motion incidentielle a été initiée quant à ce et au cours du débat, beaucoup de députés nationaux se sont exprimés. Pour l’honorable Mbuyu Kabangu, cette situation nécessite une commission d’enquête parlementaire pour éviter que le pire n’arrive. Il a été relayé par Pico Mwepu qui a insisté sur le fait que ces informations constituent une menace pour la République. L’heure est grave, dit-il, avant de demander des sanctions exemplaires allant jusqu’au gel de leurs émoluments de ce mois. D’autant plus que la République n’a pas de prix.

Pour sa part, le député Zangi a fait observer que les députés nationaux en question ont obtenu des autorisations de sortie, de même que les invitations. Et comme le pays cherche à dialoguer, qu’il faille incorporer tous ces éléments dans ce forum, parce qu’un député ne peut pas refuser une invitation. Géneviève Inagosi a épinglé les conventions qui régissent les Etats et qu’il faut recommander au Gouvernement d’user de toutes les voies diplomatiques et de protester.

Pour Aubin Minaku, président de la chambre basse du Parlement qui a opté pour la mise en place d’une commission d’enquête, a expliqué que la liberté d’aller et de venir est un droit fondamental. Mais toute liberté a des limites, surtout dans la conscience de chacun. Et cela peut friser l’abus des droits.

Pius Muabilu : l’attitude du président sénégalais est inamicale

S’exprimant à ce sujet, l’honorable Pius Muabilu Mbayu Mukala, a indiqué que Macky Sall, le président sénégalais avait demandé au Chef de l’Etat de la Rd Congo de faire libérer les jeunes gens qui ont été incarcérés. « Mon inquiétude va grandissante, parce que l’Afrique est en train de connaître beaucoup de problèmes pour le moment. Vous connaissez ce qui se passe au Mali, plus près de nous en Centrafrique, au Burundi, au Tchad, au Cameroun, au Niger, (…) », dit-il, avant d’affirmer que la Rd Congo a toujours résolu ses problèmes par le dialogue et chaque fois que les Congolais se sont retrouvés dans une situation qui nécessitait ce dialogue, depuis la conférence de Luluabourg jusqu’à ce jour, ils ont toujours trouvé des solutions.

L’élu du Mont Amba ne comprend pas que cela puisse arriver au Sénégal, un pays qui contrôle étroitement ses frontières. « Devinez un seul instant où la Rdc va abriter un séminaire de lavage de cerveau de nos frères sénégalais pour venir créer des problèmes dans leur pays », s’est-t-il exclamé.

Voilà pourquoi il croit en une loi internationale qui interdit formellement à d’autres Etats de servir de base arrière contre d’autres Etats. Pour lui, cette attitude du président sénégalais est inamicale si et seulement si l’objet de ce séminaire est de faire ce qui est consigné dans ce document que le président de l’Assemblée nationale a révélé. C’est ici le moment où il a félicité la réaction de l’Eglise catholique, lorsqu’elle s’est rendue compte qu’il ne s’agissait pas d’un séminaire où la contradiction prévalait, et qu’il n’y avait que l’opposition radicale, avec des activistes qui ont été chassés d’ici, a réagi en retirant son représentant. « Il faut conseiller aux présidents africains de ne pas prêter foi à ces genres de choses, parce qu’aujourd’hui, c’est du Congo qu’il s’agit, là où il n’y a pas un problème institutionnel, le président de la République est encore sous mandat, je ne vois pas pourquoi un président africain peut organiser un séminaire spécifiquement pour que ces compatriotes viennent faire ce qu’ils ont appris au Sénégal », soutient-il.

Pius Muabilu a affirmé soutenir la position de l’Assemblée nationale, parce qu’il faudrait que certains reviennent à la raison. Car selon lui, ce pays, c’est le seul patrimoine dont dispose tous les Congolais. Tout en louant Joseph Kabila qui a réussi à obtenir l’intégrité territoriale du pays, l’élu de Mont Amba a lâché ceci : «  Joseph Kabila a ramené la paix et nous n’allons pas chaque fois, avec tout ce qu’on a connu, faire un pas en avant et quatre pas en arrière », avant de souligner que même les compatriotes qui sont partis au Sénégal, ne sont pas fiers de cette démarche. Parce que, s’il s’agissait d’un séminaire normal, il serait organisé à Kinshasa et aurait connu la participation de toutes les composantes.

« Qu’on arrête de penser qu’on ne peut prendre le pouvoir qu’en faisant couler du sang. Quand le sang va couler, ils seront gardés par les mêmes qui organisent ces séminaires, alors que le petit peuple sera dans la misère totale. Nous ne voulons plus que les gens accèdent au pouvoir par ces manières-là et j’en appelle à la conscience de chacun de nos compatriotes », a conclu ce député.

(JMNK)

 

 

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse