FIFA: Prétendu mandat d’arrêt internationale contre Constant Omari

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Au juge Béninois auteur du mandat d' arrêt international délivré contre lui, Constat Omari parle d' un magistrat à la recherche de la notoriété internationale.
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Les mandats d’arrêts émis par la justice du Benin contre les émissaires de la Confédération africaine de football (CAF) et de la Fédération internationale de football association (FIFA) sont en voie d’être annulés. Le Congolais Constant Omari est visé par ces mandats. Dans une interview exclusive accordée mercredi 13 juillet à Radio Okapi depuis la Suisse, il indique que M. Joseph Djogbènou, ministre béninois de la Justice et Garde des sceaux a intimé l’ordre au Procureur d’annuler tous ces mandats d’arrêt.

« Nous avons appris que le ministre de la Justice, choqué par le comportement de ce magistrat, le juge béninois Issoudine Ibrahim qui a émis ces mandats, a intimé l’ordre au Procureur d’obtenir la surséance de ce mandat. Ce qui a été fait. Maintenant, ils sont dans la procédure de retrait de tous ces mandats », affirme Constant Omari, membre du comité exécutif de la Fifa et de la CAF.

le juge béninois Issoudine Ibrahim a délivré des mandats d’arrêt contre tous les membres du bureau de la Fédération béninoise de football élus le 10 juin dernier après une crise, tous les membres du comité de normalisation et deux mandats d’arrêt internationaux contre les observateurs de la FIFA  et de la CAF qui ont supervisé le scrutin, à savoir le Congolais Constant Omari et l’Ivoirien Siddy Diallo.

Toutes ces personnes sont poursuivies pour violation des textes, faux et usage de faux et refus de collaborer avec la justice béninoise. Au Bénin, les faits reprochés à ces individus sont passibles de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 365 euros minimum.

« La Fifa a envoyé une lettre, en leur donnant 72 heures pour retirer tous leurs actes à la justice, auquel cas, dépassé 72 heures, ils seront de nouveau soumis au comité d’urgence. Pour ceux qui connaissent les us et coutumes de la Fifa, leur sanction sera encore plus grave », explique le président FECOFA.

Constant Omari précise qu’il voyage l’esprit tranquille et qu’il n’est pas inquiété par ce dossier.

« La preuve c’est que je suis à Zurich. J’ai assisté à la réunion de la commission de développement de la Fifa dont je suis vice-président. Quand ils ont lancé leur mandat, j’étais à Paris. Demain je repars pour Paris et j’irai en Turquie pour assister à un match de gala organisé par Samuel Eto’o », relate-t-il.

Revenant sur sa présence à Cotonou, Constant Omari note qu’il y était en tant qu’observateur de la FIFA et qu’à ce titre, il n’avait pas à prendre des décisions.

« Pour mémoire, un observateur n’a pas de décisions à prendre. Il observe, il ne dirige pas. Il n’est pas partie prenante dans le déroulé de l’Assemblée générale et n’est pas membre d’une Assemblée générale. On peut lui demander d’interpréter les textes de la Fifa mais il ne peut pas participer au débat », poursuit-il.

Omari rappelle

« Pour ceux qui ont suivi l’épopée de cette fédération, il y a eu une décision de la Fifa de suspendre le Bénin de toutes les compétitions internationales suite à une immixtion du même juge. Il avait pris un acte interdisant à la fédération béninoise l’organisation d’une Assemblée générale », rappelle-t-il.

Constant Omari revient sur la décision prise par Fifa lorsqu’elle avait suspendu la fédération béninoise de toutes compétitions internationales :

« La suspension était assortie d’une condition : organiser les élections, faire un audit qui devrait être envoyé à la Fifa parce que les frondeurs qui avaient géré la fédération n’avaient pas pu justifier les fonds que la Fifa avait mis à leur disposition. Il y a eu plusieurs démarches et suite à la pression de la rue et du gouvernement, le juge habilité de la Fifa a dû prendre un acte de rétractation et le 10 juin, les élections devraient être organisées au Bénin. L’Assemblée générale a eu lieu. C’était une élection par liste et il n’y avait qu’une seule liste ».

Et Constant Omari de poursuivre :

« Mais pendant que nous étions dans la salle, les frondeurs sont partis voir le même juge pour obtenir un nouvel acte pour suspendre l’Assemblée qui se tenait. Mécontents de n’avoir pas réussi à bloquer cette Assemblée générale, les frondeurs sont partis voir leur ami magistrat et ils ont estimé qu’il fallait lancer un mandat d’arrêt international contre tous ceux qui avaient assisté à cette Assemblée générale, y compris des observateurs de la Fifa et de la CAF ».

(Altesse Bernetel Makambo)

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