Fête du livre à Kinshasa, Richard Ali : « nous sortons petit à petit de notre sommeil »

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C’est en marge de la 4ème édition de la fête du livre de Kinshasa que Richard Ali intervient dans cette interview. Directeur de la Bibliothèque Wallonie Bruxelles, président de l’Association des jeunes écrivains du Congo, l’auteur du roman en lingala « Ebamba, Kinshasa makambo » répond à sa manière à nos préoccupations.

Directeur et écrivain en même temps, quelle sera votre participation à cette fête du livre ?

La bibliothèque Wallonie Bruxelles va participer activement dans cette 4ème fête du livre qui part de ce mercredi 23 au 27 novembre 2016. Parmi les grandes activités prévues, de notre côté nous avons aligné trois notamment le 24 novembre qui concernera les trois auteurs littéraires congolais qui auront à échanger avec les élèves des écoles partenaires de la bibliothèque Centre Wallonie Bruxelles. Et le samedi 26, il y aura deux activités dont la présentation du roman de Prince Djungu « j’ignorais encore nager dans les flots de la vie » et la soirée est réservée à la poésie et le slam avec les jeunes. Déjà à l’entrée littéraire du Centre Wallonie Bruxelles du mois de septembre nous avons organisé cette activité là, ça c’est une sorte de deuxième édition incluse dans le cadre de la fête du livre. Etant écrivain, j’ai été associé à un échange avec les élèves sur la vie des écrivains congolais avec un bédéiste Tembo Kash.

Le secteur littéraire congolais qui est rogné par plusieurs maux, mérite-t-il d’être fêté ?

On a beaucoup de difficultés certes, dans ce secteur, mais depuis un bon moment, nous sortons petit à petit de notre profond sommeil. Maintenant, nous sommes arrivés à un moment où il faille des activités du genre, comme la fête du livre. Cette fête mérite d’être un événement grandiose. Il faut absolument qu’on ait de grands événements pour qu’on arrive à considérer le secteur littéraire congolais. Si on sait  que parce que le livre ne fait pas vivre son auteur  à Kinshasa, on doit organiser les petites activités en entendant que la chose reprenne, non. Il faut qu’il y ait des événements d’envergure comme cette fête du livre, la rentrée littéraire, comme le Prix Zamenga, qui fassent grand bruit jusqu’à ce les politiques ou les dirigeants puissent comprendre qu’il y a un secteur qui attend d’eux un appui sérieux. Le pays déborde en matière de talents littéraires qui doivent être bien accompagnés. Il nous faut simplement de grandes activités littéraires qui impactent au même titre des grands festivals de musique. L’ampleur actuelle de la fête du livre n’est pas encore suffisante ; on doit encore penser à un événement très grand à une place publique pour attirer encore plus de public.

Depuis que vous êtes à la tête de la Bibliothèque, nous observons que la vie du CWB bascule du côté de la littérature, quelle est la magie ?

(Rire) si c’est vous qui le dites encore, j’applaudis  cette observation. C’est peut-être la énième fois que j’apprends cela. Bon, on peut se féliciter de ça, entant que responsable de la bibliothèque, je devrais tout faire pour que les regards des gens se tournent aussi vers le livre. Ça c’est quand même bien réussi en trois ou quatre mois d’exercice. Je crois que les productions  musicales et théâtres  restent actives et il faut aussi attendre l’année nouvelle, il  y a beaucoup de surprises. On n’a abandonné aucun secteur, mais il fallait donner un souffle nouveau à cette bibliothèque et chaque jour, les gens nous envahissent ici, nous en sommes fiers.

 

(Onassis Mutombo)

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