Festival Mbonda Elela 4: Les percussions rendent hommage à Papa Wemba

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Les rideaux de la 4ème édition du Festival international des percussions de Kinshasa, Mbonda Elela, ont été tirés dimanche 29 mai courant à l’Académie de Beaux-Arts dans la soirée sous un tonnerre d’applaudissements.

Edition hommage. Aux rythmes des instruments traditionnels, neuf groupes participants dont deux venus du Congo Brazzaville et de l’Espagne ont interprété, à leurs manières, l’une des chansons du Chef Coutumier du Village Molokaï.

Sango Mbonda, Percussion Longo, Vis’Art, Lauren Stradman, Tambours du Congo, Arumbaya, Huguette Mbo, Sango Mbonda, Ballet Umoja, La Sanza, chaque groupe, a présenté une note de musique ainsi qu’une façon assez particulière de chanter Papa Wemba.

Si pour les uns, c’était : « La vie est belle », « Analengo », pour les autres par contre c’était : « Maria Valencia », « Est-ce-que », qui (la dernière chanson) durant son interprétation a fait couler les larmes à un vieux qui n’arrêtait pas de crier : « Ah ! Papa Wemba, Shungu, »…

« Est-ce-que », rappelons-le, est resté dans les annales de faire revivre le sentiment de tristesse aux mélomanes pour la simple raison que c’est pendant son exécution à Abidjan que le “Vieux Bokul Fula Ngenge” s’est écroulé sur le podium de la 9ème édition du Festival des Musiques urbaines d’Anoumabo, FEMUA.

L’intervention de l’artiste chanteur Bill Clinton Kalonji, invité spécial, à la fin des hostilités et venue boucler le cadenas à la porte de cette 4ème édition de « Mbonda Elela ». Ajoutant ainsi plus de piment à une ambiance qui était déjà très électrisante dans la salle.

Les partenaires ont trouvé une réelle motivation pour soutenir ce projet qui, dans quatre ans, a grandi sensiblement.

La Place des instruments traditionnels dans la musique moderne

Dans le cadre du festival de percussions « Mbonda Elela », un atelier a été organisé sous le thème : « Les instruments traditionnels dans la musique moderne ». Plus de quatre intervenants se sont relayés dans la salle exigüe de l’Institut National des Arts (Ina) pour exposer sur cette thématique. Partant de l’Organologie (la science qui étudie les instruments de musique), en passant par la Convention de l’Unesco de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité culturelle et en chutant sur la présentation du projet Etoko et l’apport des instruments traditionnels dans la musique traditionnelle.

Ratifiée par la RDC en 2010, la convention de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité culturelle conçoit, a affirmé Augustin Bikale, comme un élément du développement. Elle ne vise pas une culture donnée  mais toute expression culturelle reflétant l’identité communautaire.

C’est ici que ce représentant de l’Unesco a signifié qu’une industrie culturelle est toute activité qui produit et/ou commercialise les œuvres culturelles. Et d’indiquer que la distribution des musiques en ligne est l’un des mouvements en vogue ce dernier temps.

Dans sa chute, il a rappelé que le fait de ratifier ladite convention oblige les Etats à deux exercices : Droit et devoir. Cette convention ne peut prendre corps si seulement il y a une politique culturelle. Et, une fois ratifiée, l’Etat et des plateformes culturelles peuvent bénéficier de certains fonds et opportunités de financement de la part de l’Unesco.

Il a insisté sur le fait que cette convention ne peut prendre corps qu’après l’élaboration de la politique culturelle pour chaque pays, province,… Et Kinshasa l’a compris devant ainsi depuis un temps elle est retenue comme une Ville récréative de l’Unesco.

Rumba congolaise au patrimoine mondial, il faut encore du temps

Répondant à une question sur la rumba congolaise qui est devrait être reconnu comme un Patrimoine mondial de l’Unesco, Augustin Bikale a apaisé l’assistance quand à ce. Pour lui, l’affaire remonte depuis 2012, quand le Ministère de la culture et des arts a fait juste la demande s’inscrire sur la liste et aucune demande dans ce sens-là n’a été fait, a-t-il souligné. Listant la procédure à suivre pour y arriver, il faut que l’Etat congolais fasse reconnaître, de prime abord, la rumba comme patrimoine national avant d’aller au niveau mondial. Et de conclure en disant que : Le Festival comme « Rumba Parade » entre dans la logique de cette institution qui fait la promotion de ce genre de musique.

L’utilisation des Instruments traditionnels dans la musique moderne

Partant de son historique, les instruments de musique restent le vrai témoin de l’évolution et de l’existence de l’humanité, a constaté le Professeur Mwendanga de l’INA qui a exposé sur « l’Apport des instruments traditionnels dans la musique congolaise moderne ». Tout d’abord, a-t- il fait savoir : « La fabrication des instruments en Afrique n’a pas évolué et reste rudimentaire. Parallèlement en Europe, pendant la période de l’industrialisation a permis certaine transformation des instruments ».

Revenant sur la rumba congolaise qui tire ses origines du mot kumba, de l’Espagnol, et en kikongo « la danse du nombril », a évolué pour donner des rythmes sensuels. « Actuellement, la musique moderne reste traditionnelle sauf la voix », a –t-il affirmé.

Un taux pas considérable

Selon les dernières études de l’Institut des Musées Nationaux du Congo (IMNC), il y a plus de trois milles instruments traditionnels de musique dont l’utilisation dans la musique moderne ne dépasse pas les 10%. « Les musiciens congolais n’ont pas excellé, a-t-il regretté, dans les instruments traditionnels, à part Ngeleka Kandanda qui s’est illustré dans ces instruments. « L’apport des instruments traditionnels dans la musique congolaise moderne est nul » a-t-il conclu.

Au-delà de l’impact de la musique moderne, les instruments traditionnels  ne restent influents qu’à travers la guitare solo, basse, la sanza, madimba, lokole…

Quant au Projet Etoko, conçu par Brain Tshibanda, Directeur, Concepteur, Gestionnaire des projets culturels, c’est une expérience unique qui a réuni les instruments traditionnels pour jouer des sons modernes avec le concours de plusieurs artistes parmi lesquels le bouillant Eddy Mboyo.

(Onassis Mutombo)

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