Festival du film européen: La culture congolaise au cœur du débat

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La première édition du festival du film européen en RDC a été lancée le 10 mai et va se clôturer le 31 mai 2018. Le deuxième jour a été consacré à la tenue d’une  grande conférence débat engagée sous le thème « Le renouveau culturel congolais ». Et ce, lorsqu’on sait que la culture congolaise, alignée au bas de l’échelle de toute préoccupation du gouvernement congolais, n’a pas laissé indifférent plus d’une personnalité présente à ce rendez-vous. Plusieurs invités de marque ont participé à ce débat, en l’occurrence le ministre honoraire de l’Information, Didier Mumengi reçu en sa qualité d’écrivain, la ministre honoraire de la Culture, Mme Juliana Lumumba, le professeur Kambay Bwatshia.

Au cours de son intervention avec comme sous thème « A propos de la culture », le professeur Kambay Bwatshia, sans vouloir user de définitions qu’offrent différents ouvrages et auteurs à propos du mot culture, a essayé de redéfinir le mot culture en ayant recours à nos langues traditionnelles comme : Kutulà, Tula, t’ulula (déposer, arracher, redescendre) en Kikongo. Et ne réfléchissant pas comme les vulgaires appréhendent le mot culture comme étant une traduction de « Bizaleli » en Lingala. Pour cet intervenant, la façon d’être et de se comporter enseignée par la parole de génération en génération pour le bien, pour le vrai, pour le pro dans une volonté voulante, dans une langue que la culture a fécondée produit la tradition. Il ne peut y avoir dans un pays de grand hommes si seulement celui-ci est un homme de culture, d’où la notion de grandeur, de vertu. « Un homme cultivé est un homme de vertu et de grandeur. Ainsi, la notion de la vertu et de grandeur évoque  le culturel et la notion du culturel évoque la notion d’élection », a-t-il indiqué. Ce dernier a également montré les différentes fonctions de la culture : « la civilisation est la matérialité de la culture, et quelle  est la fonction de la culture, la culture identifie un homme, la culture authentifie, la culture légitime l’être, la culture est représentationnelle, la culture construit l’être, la culture directionne la communauté, la culture installe la communauté dans la perpétuité de valeur, la culture dignifie la communauté, la culture protège la sacralité historique d’un peuple », explique-t-il. « Un peuple sans culture, sans histoire est un monde sans âme », dit-on, reprend le conférencier, la RDC, un pays qui a relégué la culture au rang de parent pauvre. Sans culture, il n’y a pas d’histoire, sans histoire il n’y a pas de langage, sans langage, pas de garant. Pour l’auteur, la RDC est le seul pays où il y a poubellisation de la culture, non seulement on détruit les poubelles, mais on les détruit pour les agrandir. C’est dans cette phrase déplorable et lamentable que le premier intervenant clôture son discours.

Après une longue théorie du professeur Kambay B., vient l’exposé de Didier Mumengi qui a interpellé les autorités congolaises de mettre en place des moyens nécessaires en vue de booster à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays la culture propre à la Rdc. A ce sujet, plusieurs points ont fait le capital  de son discours. Tel qu’évoqué ci-haut par le professeur Kambay, un peuple sans culture, histoire est un monde sans âme, dans ce même ordre d’idée, Didier Mumengi pense que la sauvegarde des œuvres d’art ancestrales relève de l’histoire d’un pays. D’où, il est d’une importance très capitale de les conserver afin de servir de pont entre les générations avenirs et l’histoire propre à la communauté congolaise.

 « Il est bon que nous consignions notre ancestralité dans les manuels enfin de pérenniser notre âme », a-t-il signifié.  Ainsi, il suggère à ce que les états généraux puissent dresser les répertoires des instruments traditionnels de musique pour en faire des instruments exportables, ainsi les rendre modernes en vue de les valoriser, de les rendre opérationnels dans le marché de vente des instruments mondiaux de musique et ceci peut rapporter au Trésor public des revenus allant jusqu’à de cinquante de millions de dollars américains.

Le conférencier a regretté à ce qu’il n’y a pas de moments interpellatifs à titre d’exemple, les monuments de grands hommes qui nous ont précédés entre autre Nzinga Nkuvu, Annuarite Nengapeta, Kimpa Vita, etc.  Toujours dans le même ordre d’idée, l’auteur suggère aux autorités de recadrer les arts dans toute son entièreté.

(Joy Matuzeyi/Stagiaire Ifasic)

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