Femmes, appropriez-vous le calendrier de la CENI

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Publier un calendrier électoral est une chose, mais organiser réellement les élections, en est une autre. En effet, depuis le 05 novembre 2017, jour de la publication du calendrier électoral, nombreux sont les Congolais de tout bord qui saluent à sa juste valeur le calendrier qui a été publié par la CENI, en vue de l’organisation des élections. Mais combien savent le détail de ce calendrier ? Combien, surtout les femmes maîtrisent les principales dates ? Comme pour dire que chaque femme a son propre calendrier. Nombreuses sont les femmes qui se sont livrées facilement dans le rejet total et catégorique du calendrier, sans savoir qu’il est le fruit du consensus entre acteurs de la classe politique et la CENI. C’est ici qu’il importe de relever que les femmes, dans leur majorité, devraient savoir que le calendrier est conforme à l’Accord du 31 décembre 2016, dans son chapitre IV point 2. Précisons que ce calendrier a aussi pris en compte les réunions d’évaluation tenues respectivement à Kananga du 28 au 31 août 2017 et à Kinshasa, du 14 au 18 août de la même année, entre le Gouvernement, le Conseil national de Suivi de l’Accord et du Processus électoral, ainsi que la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Maintenant que le calendrier a été publié, il importe de rappeler que plusieurs contraintes jonchent son parcours et peuvent empêcher que les dates ne soient respectées, si rien n’est fait.  Parmi ces contraintes, il y a la logistique, les finances, les lois essentielles à l’organisation des élections et la sécurisation du pays. Les responsabilités étant partagées entre le Gouvernement, le Parlement, la Présidence de la République et la communauté internationale, il revient à chacun de jouer sa partition, afin de permettre aux Congolais de participer à la première alternance pacifique. Mais pour bon nombre de Congolais, les élections étant une question de souveraineté, il revient au Gouvernement de la République de mobiliser les moyens nécessaires à leur organisation. Toutefois, ceux qui ont fait de la publication du calendrier électoral un préalable au financement des élections, devraient mettre la main à la poche, afin de faciliter une alternance paisible. Mais la Monusco qui a mobilisé des avions dans le cadre de la révision du fichier électoral, ne manquerait pas de se sentir interpellée, afin de concourir à l’exécution de la dernière résolution du Conseil de sécurité. Cette résolution recommande à la Monusco d’apporter son soutien à l’organisation des élections au pays.

Le décor ainsi planté, il revient donc aux femmes de s’approprier le processus électoral, en maîtrisant le calendrier électoral, afin de pousser ceux qui ont une parcelle du pouvoir à son exécution. Sinon, à quoi servirait un calendrier électoral si et seulement s’il n’est pas mise en application ? La femme, même si elle a son calendrier qui prévoit les élections en décembre 2017 et qui est irréaliste, elle doit s’approprier celui de la CENI. Ce dernier étant crédible et soutenu par la communauté internationale. Dans un grand pays comme la RDC, l’on devrait laisser à la CENI, organe technique qui a reçu mandat de publier le calendrier, de le faire, plutôt que de se livrer à la contestation matin, midi et soir. Les femmes ne devraient pas s’auto-exclure, en disant que la politique est l’affaire des hommes seuls. La politique concerne tout le monde. Cela étant, elle devra aussi intéresser les femmes. Car, si elles ne s’occupent pas de la politique, ce sont elles qui sont les premières à subir les conséquences politiques comme en cas de marches (manifestations) entrainant les gaz lacrymogènes. Ce sont les femmes qui, en cas de troubles courent pour chercher les enfants à l’école. Ce sont elles aussi qui cachent même les passants en cas de troubles. Vivant au taux du jour, la femme n’a jamais été favorable aux troubles, parce que cela l’empêche de se débrouiller, vu que c’est elle qui tient le ménage. Dans un pays où le chômage et le non-paiement des salaires battent le plein, quoi de plus normal pour la femme que d’entrer en politique et de s’y forger des convictions, afin de limiter les dégâts de tous ces phénomènes.

(JMNK)

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