Femme et gestion de déchets: Montre-moi ta poubelle et je te dirai qui tu es

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On ne le dira jamais assez, Kinshasa est sale et même très sale. Il suffit d’avoir sa paire d’yeux pour le remarquer. Et ce, dans toutes les communes. Avant d’atteindre la place publique, ces déchets sont d’abord produits dans la famille par les ménages.

Il ressort du constat général que la femme kinoise attache trop peu d’importance à la qualité de la poubelle censée récolter l’ensemble de ses déchets ménagers. Dans beaucoup de parcelles, ce sont des vieux morceaux de cartons, des vieilles marmites, des seaux abandonnés ou tout simplement un coin perdu où sont jetés les restes de ce que le foyer a consommé.

Ainsi, vous retrouverez le reste du riz, chikwange, fufu, poissons, viandes, plantains et même des papiers mal utilisés jetés en désordre dans ce petit panier ou tout simplement par terre et dégageant une odeur nauséabonde au terme de quelques jours.

Trop peu de foyers achètent des poubelles dignes de ce nom à Kinshasa. Même les foyers disposant des moyens affichent une certaine négligence dans ce secteur.  Or, sans réduire la femme à un rôle de domestique, la pratique veut que ce soit elle, appelée dans la culture congolaise la maman qui veille à la propreté de la maison, de la parcelle et particulièrement au processus de gestion des déchets ménagers qui peuvent être source de maladies si elles sont négligées.

En la voyant bien vêtue et propre, l’on s’imagine que sa cuisine et sa cour sont propres. Hélas, pas forcément. Les déchets débordent dans la soi-disant poubelle durant des semaines entières et la pluie vient les aider à répandre une odeur dont personne n’a besoin. Une chose est de disposer d’une poubelle, une autre est de la vider et la nettoyer régulièrement.

Avant de s’interroger sur la chaine de ramassage et d’évacuation des déchets par l’autorité urbaine, chaque ménage devait disposer d’une vraie poubelle couverte ou l’on collecte le reste de la consommation courante de la famille.  Il se fait aussi que certains qui disposent des poubelles, choisissent n’importe quel coin pour les vider la nuit, évitant de payer quelque chose au petit ramasseur local.

Les déchets sont ainsi jetés dans les caniveaux, rivières, sur la route et même devant sa propre maison dans une indifférence indescriptible. Et comme à Kinshasa, l’autorité communale a totalement démissionné, personne ne reproche personne. Le pousse-pousseur du coin peut se permettre de ramasser ces déchets et les jeter partout où bon lui semble. Si au niveau de la famille, aucune rigueur n’est envisagée envers ces déchets, que peut-on reprocher aux enfants quand ils mangent et jetent leurs biscuits n’importe où.

En dehors du cadre familial, remarquons que beaucoup de bureaux à Kinshasa n’ont pas de poubelles. Les papiers et tout le reste des repas sont jetés dans des vieux cartons parfois mouillés et mal évacués. En gérant correctement ses déchets, la femme évite des maladies à sa famille et peut économiser sur ce qu’elle et son mari gagnent au quotidien. La propreté joue un rôle important dans la santé du foyer. Et l’on ne peut évoquer la bonne santé sans envisager une ou plusieurs poubelles pour recueillir.

 

(Simon Kabamba/Rtga World)

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