Femme enseignante en maternelle, Marie-Louise Bokungu : « Ce métier me permet de toujours me souvenir que je suis une mère »

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Elles sont pour la plupart des femmes, ces institutrices qui ont pour rôles d’encadrer les enfants à l’école maternelle en vue de leur  permettre de mieux entamer le cycle primaire. Le quotidien l’Avenir s’est intéressé à ces dames dans le cadre de sa rubrique Avenir Femme. Nos regards se sont tournés particulièrement vers celle qu’on appelle Marie Louise Bokungu, enseignante à la maternelle à l’école Fatima située sur l’avenue Tombalbaye dans la commune de la  Gombe.

L’Avenir : pourquoi avoir choisi ce métier parmi tant d’autres ?

Marie-Louise Bokungu : Pour moi, il n’y a pas un métier plus noble que ce que nous faisons. L’innocence de ces enfants qu’on nous confie, la responsabilité de cet être faible devant nous, c’est comme tenir par la main, un bébé pour la première fois. J’aime ce métier, il me permet de découvrir le caractère d’autres enfants que je ne vois pas parfois chez mes enfants. Ce métier me permet de toujours me souvenir que je suis une mère.

Depuis un certain temps, ce métier s’est  féminisé. A quoi est du ce changement ?

Déjà à la maternelle, nous recevons des enfants dont l’âge varie entre 2 et 5 ans. Et à cet âge, l’enfant est toujours capricieux. Chaque matin, ce sont les pleures qui séparent ces enfants de leur parents. Donc, ils ont besoin de la douceur d’une autre mère, d’où le nom « maternelle ». Et lorsque ces enfants viennent, le mieux pour eux c’est de se retrouver devant une personne capable de jouer le rôle de leur mère pendant quelques heures. C’est ce qui explique la  présence de dames au niveau de la maternelle, car il n’y a  qu’une mère qui peut supporter les caprices d’un enfant. Les hommes n’ont pas la patience qu’ont les femmes. Vous remarqueriez que depuis que  les dames s’occupent de la maternelle, les enfants affluent à la maternelle, car les parents se sentent rassurés.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontées ?

Comme tout autre métier, nous connaissons plusieurs difficultés, mais le manque de considération et faire ramener un enfant de 3 ans à un niveau donné, n’est pas attribué à tout le monde. Les enfants veulent souvent faire ce qu’ils veulent. S’ils refusent, ils refusent. De fois, certains enfants viennent en retard. J’aimerais que les parents nous considèrent, car le manque de considération nous fait sentir inferieure, hors nous ne sommes pas moindre par rapport à d’autres enseignants.

Pensez- vous un jour abandonner ce métier pour faire carrière dans d’autres domaines ?

Non, pour rien au monde je vais laisser ce métier, car il est éternel. Jamais je ne manquerai  quelque chose à faire, car, chaque jour, il y a des enfants qui naissent et ses enfants auront toujours besoin de faire des études maternelles qui est une base pour la vie scolaire. Si aujourd’hui je devais choisir, mon choix va toujours se tourner vers ce métier, c’est-à-dire être institutrice de la maternelle.

Ce n’est pas tout parent qui a la possibilité d’envoyer son enfant à la maternelle à cause des coûts élevés de frais scolaire. Comment expliquez-vous cela ?

Coûts élevés, je ne dirai pas cela, car déjà le travail que nous faisons est considéré comme double. Nous ne nous contentons pas seulement à éduquer ses enfants, mais nous jouons aussi les rôles de berceuses pendant quelques heures. On s’occupe à la fois de l’intellectuel et du morale de ses enfants, ce travail que nous faisons n’a pas de prix. Sous d’autres cieux, ce métier est le mieux payé.  Ici chez nous, le prix est raisonnable. C’est ce qui explique le nombre élevé des enfants qui nous viennent de tous les coins de la capitale.

Votre mot de la fin ?

La considération, c’est tout ce que nous exigeons de tous. Le métier que nous faisons n’est pas facile et la considération sera le meilleur salaire que vous pourriez nous rendre.

Ainsi, bien que négligé en Rd Congo, le métier d’institutrice de la maternelle reste pour ces  dames qui l’exercent, un métier louable. Elles aident nos enfants à faire  le premier pas qui leurs donnent accès à d’autres orientations de la vie. Car, mille pas commencent toujours par le premier.

(Blandine Zawadi Kanza/Stagiare)

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