Femme de médias, Jemimah Diane Mogwo : « c’est le travail qui rend la femme célèbre »

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Le monde entier a célébré le mercredi 08 mars dernier, la Journée internationale des droits des femmes. Tout le mois étant également consacré à la femme. Ce qui pousse à encourager les rares femmes qui réussissent dans leurs domaines aux côtés de leurs collègues hommes. Et dans le secteur des médias, l’on remarque de plus en plus que plusieurs jeunes femmes émergent et réussissent. L’une d’elles, nommée Jemimah Diane Mogwo (voir photo ci-contre), journaliste-reporter à la RNTC2 Développement, présentatrice du journal télévisé et animatrice de l’émission « Monde humanitaire » sur cette chaine publique. Elle est aussi la présidente du Réseau des communicateurs pour la réduction des risques des catastrophes (RC-RRC). Dans ce cadre, elle a eu à voyager à travers le monde. Cette journaliste chevronnée de renommée conseille donc aux jeunes apprenantes du journalisme, qui aspirent à devenir comme elle, à aimer le travail bien fait, à travailler avec passion avant d’envisager l’argent et le succès. L’essentiel de l’entretien qu’elle nous a accordé dans les lignes qui suivent.

L’Avenir : Mme Jemimah Diane Mogwo vous êtes aujourd’hui une grande femme des médias. Peut-on pour autant déduire que vous avez déjà atteint vos objectifs ?

Non. Pas du tout. Je n’ai pas encore atteint mon objectif, celui d’être vraiment au sommet. Parce que nous journalistes, apprenons tous les jours. Je suis encore dans mes débuts, je ne suis pas encore très célèbre. Les gens disent que je travaille bien. Je voudrais vraiment occuper de hautes fonctions. Et que quand on parle de Mme Jemimah Diane Mogwo, l’on voie mon pays directement. J’ai beaucoup de projets pour la Rdc. Je pense que je ne suis pas encore arrivée.

Alors que pensez-vous pour l’avenir de votre carrière de journaliste ?

En tant que femme d’abord, dans ma profession, je voudrais vraiment porter le nom d’une femme journaliste congolaise à travers le monde entier. Je ne veux pas être connue seulement ici en Rdc, encore moins à Kinshasa. Je voudrais travailler aussi dans des rédactions européennes. Je ne veux pas être seulement correspondante, mais j’aspire à être sur les plateaux de grandes télévisions internationales entrain de présenter le journal. C’est ça l’un de mes rêves. Je compte porter le Réseau des communicateurs pour la réduction des risques des catastrophes (RC-RRC) au niveau international. Le Congo est un pays émergent. Et il est en voie de développement. La communauté internationale sait que la Rdc n’a pas encore atteint le niveau requis de son développement. Mais moi, dans mon domaine de prédilection de la communication, je voudrais en tout cas mobiliser les membres de mon réseau (journalistes et communicateurs) en tant qu’humanitaires qui travaillent avec passion pour sauver des vies humaines et aider des communautés. Notamment, à travers la sensibilisation de la population, les reportages, les plaidoyers. Parce que nous sommes entre les décideurs, les partenaires et la population. C’est à nous communicateurs à atteindre la masse pour lui donner des directives lorsqu’il survient des dangers, des catastrophes naturelles.

Vous êtes une référence et un modèle pour bon nombre de jeunes apprenantes du journalisme qui aspirent à devenir comme Jemmimah Diane Mogwo. Quel conseil avez-vous à prodiguer à ces jeunes?

Je leur recommande d’abord l’amour du travail bien fait. Il faut commencer par aimer la télévision. Parce que c’est le travail qui paie. C’est le travail qui élève. Et le succès s’ensuivra. C’est le travail qui donne la considération vis-à-vis de tout le monde. Quand on aime son travail, on met d’abord l’amour de l’argent de côté. Je leur recommande le travail avec passion, qui apporte plus tard la célébrité et les honneurs qui en découleront. Moi, j’ai commencé comme ça. J’aimais beaucoup mon travail, surtout en réalisant des reportages de proximité. Vous savez plus que moi que les reportages de proximité ne paient pas. C’est comme ça qu’on améliore son travail de journaliste-reporter, son écriture journalistique. Et lorsqu’on écrit bien, on sait bien placer la voix, bien rendre le papier, à partir de ça, on fera mûrir son talent et devenir célèbre à travers son travail. On ne commence pas peut-être par être belle, mais c’est le travail qui rend la femme célèbre. Et quand on est célèbre, on attire tout le monde.

Quelle est la femme journaliste qui a été pour vous un modèle ou qui vous a inspirée ?

J’avais une amie, la consœur Elysée Bilonda, qui était un peu plus avancée que moi. Elle m’encourageait toujours à travailler comme si j’écrivais mon dernier papier, comme si je présentais mon dernier journal télévisé. Il faut te donner à fond, exceller quand il faut faire un papier de reportage ou présenter un journal télévisé. Donc, c’est elle qui m’avait beaucoup encouragée à mieux faire. Comme j’étais animée de l’amour du travail, et j’avais cette envie d’exceller, c’est ce qui m’a propulsé jusqu’à aujourd’hui Et je sais que je suis à mi-parcours, m’améliorer du jour au jour m’est un devoir.

(Propos recueillis par Lepetit Baende)

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