Félix Tshisekedi, personnage inquiétant

Qui est réellement Félix Tshisekedi? Un imposteur, dépourvu de culture politique et de personnalité qui est venu détruire l’œuvre de feu son père?  En moins d’un mois, Félix Tshisekedi a fait, trois fois de suite, la démonstration que la Présidence de la République Démocratique du Congo n’est pas à sa portée. Ses actes prouvent qu’il est mal préparé à assumer cette lourde tâche.

À Genève, c’est à dire, loin de la Nation et des militants que son père avait conquis au prix d’une longue lutte, Félix Tshilombo avait, sous l’emprise d’un diplomate européen, signé sa propre fin politique en renonçant à la possibilité d’être candidat en faveur d’un politicien de seconde classe. Il a fallu la vigoureuse intervention du Secrétaire général de son parti, Monsieur Jean-Marc Kabund, pour sortir l’UDPS de ce piège en mobilisant rapidement des militants qui s’opposeront radicalement au contrat de trahison signé.

Cette première bévue entraînera une seconde. Elle viendra de la manière dont l’homme que l’on accuse de détenir un faux diplôme retirera sa signature. La mise en scène s’avérera lamentable ; le Président de l’UDPS donnera à ses militants l’impression d’obéir servilement à son Secrétaire général et de suivre un retournement orchestré par Vital Kamerhe, plus rusé, plus habitué et plus habile dans ce genre d’exercices.

La troisième bourde est la plus grave parce qu’elle heurte à la fois le bon sens, le discours naïf publié pour expliquer sa volteface contre le complot de Genève organisé par Katumbi, et même la Constitution de la République.

En quoi l’accord de Nairobi est-il une catastrophe  pour l’UDPS ?

En effet, l’accord Tshisekedi – Kamerhe signé dans la capitale kenyane le 23 novembre 2018 à l’hôtel Serena, enlève à Félix Tshilombo le peu de crédibilité que les cadres, militants et sympathisants de son parti pouvaient encore lui accorder. Le texte étale aux yeux du monde entier les limites de cet apprenti politicien qui veut devenir Président de la République sans même avoir été planton dans une quelconque administration.

En fait, le fils du Sphinx de Limete veut atteindre le sommet de l’Etat en renonçant à tout ce pourquoi son père et ses compagnons avaient créé l’UDPS et voué leurs vies : prendre le pouvoir pour changer les choses.

D’ailleurs, le pouvoir a-t-il un quelconque sens s’il ne permet pas de faire évoluer la réalité sociale ? Celui qui se veut le nouveau patron de l’UDPS – Limete a renoncé, par écrit, au cas où il devenait Président de la République, à contrôler : la Banque centrale, les finances publiques, les infrastructures, la Défense nationale, la Justice et le Senat.

Si renoncer à contrôler la Banque centrale du Congo (BCC) peut répondre à un souci d’efficacité monétaire, rien ne peut justifier qu’un candidat à la responsabilité de Chef de l’État renonce volontairement à avoir un regard sur les finances publiques, les infrastructures, la justice et qui plus est, sur la Défense nationale.

Cette fois, ni le Secrétaire général ni les militants de l’UDPS n’ont pu réagir aussi promptement qu’à propos de Genève. Doit-on penser qu’il leur suffit d’obtenir la coquille vide, sans contenu ? Que vaudrait, en effet, une Présidence de la République dépouillée des finances, de la Défense et même de la possibilité de contrôler directement la reconstruction des infrastructures?

Si à Genève, Felix Tshilombo Tshisekedi a été roulé dans la farine par le tandem Katumbi – Bemba, à Nairobi, il s’est plongé volontairement dans le piège de Vital Kamerhe. Renonçant aux prérogatives que la Constitution du 18 février 2006 réserve au Président de la République, Félix se prépare à être un Président de façade, réduit à l’inauguration des chrysanthèmes.

À Nairobi, le rusé Vital Kamerhe a mis opportunément en place les fondations de sa rentrée éventuelle dans l’histoire de la reconstruction de la Nation congolaise au détriment de Félix Tshisekedi. Devenir Premier ministre dans les conditions que lui offre Félix Tshisekedi, permettrait à cet opportuniste de se vanter un jour d’avoir été un des maîtres d’ouvrage de la reconstruction de la RDC.

En cette période préélectorale, on peut se demander pourquoi les opposants s’acharnaient si farouchement au respect de la Constitution du 18 février qu’ils foulent aujourd’hui aux pieds ? À Genève, les « sept patrons » se sont accordés à la violer en décidant notamment de confier à Martin Fayulu un mandat de deux (2) ans alors que l’article 70 de cette même Constitution en prévoit cinq (5) par législature. À Nairobi, Vital Kamerhe et Félix Tshilombo s’attaquent à la notion de Garant de la Nation, communément acceptée dans la culture politique de notre pays ! En quoi un Président peut-il garantir la Nation s’il est mis hors circuit en ce qui concerne la Défense nationale, les finances et la justice ?

Moralité : Ne devient pas Président de la République qui veut. Il y a dans la vie, des responsabilités qui exigent plus de rigueur dans la pensée et dans les modes de fonctionnement. Une fois de plus, Félix Antoine Tshisekedi a fait la preuve de sa légèreté  en démontrant que ce qui importe pour lui, c’est uniquement le prestige de la fonction présidentielle. Il ne prend pas conscience de l’ampleur de cette lourde tâche. Il convient donc de l’éloigner définitivement de la possibilité d’exposer le peuple congolais à ce risque. Un peuple averti en vaut deux !

Kajepa Molobi/Cp

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