Félix Basse : « Ce n’est pas à la Monusco d’apporter la solution »

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Comme chaque mercredi, la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies d’hier mercredi 30 novembre 2016 à Kinshasa a tourné autour de ses points traditionnels. Notamment, des informations relatives aux activités des composantes de la Monusco et de l’équipe-pays des Nations Unies en Rdc (notamment humanitaires) ainsi que sur la dernière situation sécuritaire en Rd Congo.

Le porte-parole de la Monusco, M. Félix Prosper Basse a animé cette rencontre de routine avec la presse à partir de Kinshasa, à côté de Florence Marchal, la chargée de communication et coordonnatrice du groupe de communication des Nations Unies (UNCG). Cette conférence de presse a été également animée à partir de Goma par le capitaine Yassine Kassim, porte-parole militaire par intérim de la Monusco.

Elle a aussi connu la participation depuis toujours le chef-lieu du Nord-Kivu, de M. Simone Beccaria, coordonnateur du programme des volontaires des Nations Unies. Il intervenait à l’occasion de la Journée internationale des volontaires, qui sera célébrée le 5 décembre.

Tous ces intervenants ont répondu aux différentes questions posées par des journalistes de la capitale et de Goma au Nord-Kivu qui participent aussi par vidéoconférence à cette conférence de presse diffusée en direct de la Radio Okapi.

Devant la commission des droits de l’homme du Congrès américain, Tom Periello, l’Envoyé spécial dans la région des Grands Lacs, dit craindre le pire en Rdc. Selon lui, la situation est très tendue, introduit la consœur Helvira Phanzu de la RTL. A la question de savoir ce que compte faire la Monusco, « afin de désamorcer les tensions avant cette date fatidique du 19 décembre [2016], puisque la population vit déjà dans la peur, vu ce qui s’est déjà passé les 19 et 20 septembre dernier ? »

Le porte-parole de la Monusco répond dans ce sens que l’appel de M. Tom Periello n’est rien d’autre que l’expression de la crainte de tous, « ou en tout cas d’une préoccupation relative à cette tension qui prévaut aujourd’hui entre tous les acteurs politiques, et que tout le monde aujourd’hui s’évertue à décrisper cette situation-là, notamment la CENCO. Encore une fois que je loue au passage pour les efforts qui sont actuellement menés, dans le cadre de la réconciliation, ou dans le cadre de la création d’un espace politique qui puisse permettre à tout le monde de s’exprimer de la manière la plus libre ».

Qu’est-ce que la Monusco préconise ? Elle n’a pas de solution qui soit sortie des laboratoires onusiens ou concoctée en interne, rétorque Félix Basse. « Je pense que justement cette question interpelle tout le monde ici. Parce que, ce n’est pas à la Monusco d’apporter la solution, mais la Monusco dans le cadre de l’exécution, ou en tout cas de la mise en œuvre de son mandat tel que donné par la résolution 2277, nous nous activons tous les jours, notamment le représentant spécial, mais aussi les autres partenaires et amis du Congo, les Nations Unies, vous avez vu récemment la dernière visite du Conseil de sécurité. Tous ces gens-là viennent tout simplement pour sonner l’alarme et interpeller les acteurs politiques congolais, parce qu’il s’agit d’eux, qu’ils tiennent compte d’un seul intérêt, l’intérêt supérieur du peuple congolais, l’intérêt supérieur de la nation congolaise », a-t-il expliqué.

Quant à la responsabilité de la Monusco sur l’échec ou non du dialogue, le porte-parole de la Monusco a rappelé à l’assistance le contexte de ce dialogue dont la responsabilité est congolaise.

« Le dialogue a été initié et a été convoqué par le Président de la République qui est la première institution de ce pays, pour rassembler tous les enfants du Congo autour des questions qui divisent. Et c’est ainsi que l’Union africaine a eu à dépêcher un facilitateur en la personne de Eden Kodjo qui a mené ici pendant plus d’un mois des activités qui ont permis au moins la signature de cet accord le 18 octobre à la cité de l’Union africaine », a expliqué Félix Basse.

Il affirme que la Monusco n’est pas impliquée dans le dialogue. La Monusco a soutenu le facilitateur Edem Kodjo, lui a fourni toute l’assistance nécessaire en termes techniques, en termes logistiques pour qu’il puisse mener à bien sa mission, a-t-il souligné.

Sur un autre plan, renchérit-il, la Monusco, comme indiqué dans la Résolution 2277 qui donne des instructions au représentant spécial pour mener de bons offices, est engagés dans cette voie. C’est la même dynamique que la CENCO et d’autres partenaires de la Rdc et d’autres amis de la Rdc aussi pour appeler tous les Congolais à s’asseoir autour d’une même table et de discuter, a-t-il ajouté.

Et de rappeler que : « … nous avions aussi à l’époque indiqué clairement que la voie royale était la celle du dialogue. Donc je pense que des conclusions ont été arrêtées par les Congolais eux-mêmes, pas par la Monusco, facilités par M. Edem Kodjo ».

M.Félix Prosper Basse estime qu’aujourd’hui, il y a la mise en œuvre graduelle, progressive des conclusions de l’Accord politique issu du Dialogue qui a été signé à la cité de l’Union africaine. Notamment, par la nomination d’un Premier ministre. Et aujourd’hui, l’espace politique congolais est en ébullition justement dans le cadre de la formation de ce nouveau gouvernement d’union nationale.

« Mais je ne pense pas que ce soit un échec, et cela ne peut pas être du fait de la Monusco, et je pense tout simplement que, jusqu’à aujourd’hui, la CENCO et d’autres partenaires sont en train de poursuivre les actions. La Monusco aussi, les Nations Unies, tout le monde continue, parce que c’est un processus, un processus que nous voulons plus inclusif en demandant à ceux qui n’ont pas pris part au dialogue de prendre le train en marche, parce que la porte reste ouverte »,  a-t-il conclu.

(Lepetit Baende)

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