Favorable au dialogue: Justin Bitakwira exige l’égalité de chance et des droits

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C’est à travers la tribune d’expression organisée le samedi 27 juin 2015, en la salle du Collège Boboto, que l’opposition citoyenne, en collaboration avec la Société civile du peuple, a présenté devant une foule immense les objectifs de cette nouvelle génération de l’opposition conduite par le député national Justin Bitakwira. Elu d’Uvira, dans le Sud-Kivu en 2006 sur la liste du Parti congolais pour la Bonne Gouvernance (PCBG), pour le compte de la majorité parlementaire ; puis en 2011 sur la liste UNC, pour le compte de l’opposition, il a été par la suite désigné président du Groupe parlementaire UNC et Alliés à la Chambre basse du Parlement.

Au sein de cette même formation où il a été au cœur de l’opposition en tant que négociateur quant au poste de porte-parole de l’opposition, ses prises de position par rapport à l’indépendance de son esprit lui ont valu les attaques de tout bord au sein de sa formation politique. Tout est parti lorsque sa province d’origine, le Sud-Kivu en proie à la rébellion du M23 a été défaite par les vaillants combattants des FARDC appuyés par la Monusco, qui ont désillusionnés le M23, mouvement pro-ougandais et rwandais qui a massacré, violé, pillé dans cette partie de la République. Par cette défaite qui a permis son peuple, son électorat de retrouver le souris, Justin Bitakwira ne s’est pas empêché de féliciter le premier et le dernier de citoyen congolais devant la tribune de l’Assemblée nationale. Cette prise de parole pour féliciter le président de la République qui a mis fait à cette barbarie lui a valu les attaques et la suppression de la parole au sein de l’UNC.

L’opposition ne peut pas être une contestation permanente

De son riche parcours, Justin Bitakwira a connu plusieurs fois l’emprisonnement, la torture depuis le régime du défunt président Maréchal jusqu’au régime de M’Zée Laurent-Désiré Kabila pour avoir organisé une grande marche en protestation du mandat d’arrêt international contre l’ancien vice-président de la République, Yerodia Abdoulaye Ndombasi. Depuis lors, rien ne l’ébranle sur son chemin politique. Conscient du rôle capital de transformer la conscience des Congolais et des acteurs politiques, Justin Bitakwira se veut une opposition constructive, une opposition citoyenne. Pour lui, l’opposition ne peut pas être une contestation permanente. Il met en place une opposition consciente, sans injures ; une nouvelle génération qui veut voir la majorité au pouvoir partager le revenu d’une manière équitable, une opposition qui se soucie du bien-être de la population, de la police, des militaires, des enseignants, de faire pression sur la gratuite de l’enseignement primaire ; une opposition qui changera la RD Congo par la culture de la prise de conscience.

Partant de ce constat très amer de l’opposition congolaise que Justin Bitakwira connait ses forces et ses faibles, l’élu d’Uvira dégouté par celle-ci caractérisée par les injures, la méconnaissance de ce qui est bien fait, entend porter sur ses épaules la charge d’une opposition citoyenne, constructive et consciente de la misère du peuple. Bref, un porte-parole des opprimés. Sa rencontre avec le Chef de l’Etat qui lui a valu d’être exclu du Groupe parlementaire UNC et Alliés auquel il avait déjà rendu son tablier, comme si l’on peut exclure un député du groupe parlementaire sans l’être de son parti politique, avait exposé au Chef de l’Etat en toute franchise ses quatre préoccupations à savoir : l’enrôlement de nouveaux majeurs, ramener l’élection présidentielle à deux tours, l’insécurité persistante dans la partie orientale de la RD Congo, puis la question du porte-parole de l’opposition.

Favorable au dialogue

La Rdc est connue d’être un pays de dialogue. Ce dernier constitue une vertu dans toute démocratie. Refuser le dialogue équivaudrait à l’absence de faire valoir ses arguments. Homme de masse, quelle que soit sa position, Justin Bitakwira se veut être accompagné car, seul il ne peut aller nulle part. En l’écoutant, il traduit le sentiment d’un homme qui se bat pour l’intérêt commun.

Dans son speech, il rappelle une fois de plus une maxime sénégalaise qui dit « La plus mauvaise roue d’une charrette est celle qui fait plus de bruit », ceci dénote que la plus mauvaise opposition est celle qui fait trop de tintamarres, qui se plaint à tout bout de champ. « Le pays vit un grand tournant de son histoire. Le vent ou une tempête souffle sur le continent africain en général et dans notre sous région en particulier. Toute classe politique d’un pays ou d’un autre qui n’usera pas de toute sagesse va basculer dans un chao, comme nous le vivons par ci par là ». Ceci dit, l’étape actuelle que traverse la RD Congo est semblable à la période de la Perestroïka.

N’étant pas avocat ou un quelconque communicateur de la Majorité présidentielle, mais plutôt quelqu’un qui milite pour une égalité de chance et une égalité de droit. Pourquoi les institutions citées ci-haut à savoir, le président de la République et de l’Assemblée nationale iront trois fois à la circoncision bien qu’impossible qu’un être humain se fasse circonscrire deux fois, pendant que les sénateurs, les députés provinciaux, les gouverneurs et leurs gouvernements provinciaux ne peuvent affronter à deux reprises le scrutin électoral ? Pour lui, le dialogue s’impose qu’ils le veulent ou pas, les forces vives doivent s’en accaparer à cause de l’intérêt supérieur de tous.

(Pius Romain Rolland

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