Faisant le bilan de l’année 2015, A. Atundu : « La MP est prête pour le dialogue »

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*Devant la presse, l’ambassadeur André-Alain Atundu, porte-parole de la Majorité Présidentielle a, en ce début d’année, jeté un regard rétrospectif sur l’année écoulée, avant d’en élaborer les perspectives pour l’année 2016. Sur le plan politique, à l’en croire, étant donné que la perspective des échéances électorales donne lieu à des interprétations divergentes, voire contradictoires au sein de la classe politique, le Président Joseph Kabila, en sa qualité de garant de la constitution, a jugé utile et décidé de convoquer les acteurs de la vie politique congolaise à un dialogue politique national et inclusif pour un processus électoral consensuel afin de mettre fin aux contestations téméraires, faute de données de base crédibles et fiables, ainsi que de violences post électorales

*A ce sujet, le porte-parole insiste que toutes les décisions à prendre dans le cadre du dialogue, seront, comme convenu prises de façon consensuelle : qu’il s’agisse du format du dialogue, du délai, de la composition et de l’ordre du jour. Et donc, toutes les soi-disant informations sur des sujets cachés ou imposés ne sont que rumeur et spéculation. Et la réussite du dialogue est aussi fonction de la bonne foi et de la transparence des acteurs. A ce sujet, la Majorité Présidentielle est prête pour ce rendez-vous national ; même les listes des membres pour le comité provisoire et des participants au dialogue sont déjà élaborées, les sujets à proposer déjà connus

C’est au siège de la Majorité Présidentielle que son porte-parole, l’ambassadeur André-Alain Atundu a dressé un bilan de l’année écoulée, avant de donner les couleurs de ce que sera l’année 2016, considérée par plusieurs comme étant une année compliquée et difficile. Cette rétrospective, il l’a faite sur le plan politique, économique, sécuritaire, culturel et moral.

Au plan politique, la problématique du processus électoral a été sans conteste le sujet qui a occupé abondamment la classe politique et les congolais, toutes tendances confondues, la communauté internationale et bien évidemment les médias. L’intérêt a été tel qu’un simple examen pour un amendement à la loi électorale, présenté de façon tendancieuse comme une tentative de modifier les dispositions constitutionnelles concernant le mandat du Chef de l’Etat, a provoqué des échauffourées entre les forces de l’ordre et quelques groupuscules de partisans chauffés à blanc par certains acteurs malicieux de l’opposition. Seule la sagesse politique et le sens de l’Etat des Présidents des 2 chambres du Parlement ont pu éviter le pire.

L’installation de nouvelles provinces et la nomination subséquente des commissaires spéciaux ont consacré la détermination du Président Kabila et la volonté du gouvernement de la République de mener à bonne fin le processus de la décentralisation de l’Etat afin de se conformer aux pertinentes dispositions de l’article 2 de la Constitution sur la composition de la République Démocratique du Congo en nombre de provinces.

Par ailleurs, étant donné que la perspective des échéances électorales donne lieu à des interprétations divergentes voire contradictoire au sein de la classe politique, le Président Kabila Kabange, en sa qualité de garant de la constitution et du fonctionnement normal et régulier de la démocratie, a jugé utile et décidé de convoquer les acteurs de la vie politique congolaise à un dialogue politique national et inclusif pour un processus électoral consensuel afin de mettre fin ou d’éviter à tout le moins des contestations téméraires, faute de données de base crédibles et fiables, ainsi que de violences post électorales si destructrices pour le Pays et si démoralisantes pour notre population.

« Parmi les événements politiques qui méritent de retenir l’attention à cause de sa signification profonde, il y a lieu de signaler l’élection du Secrétaire général de la Majorité Présidentielle, l’Honorable Aubin Minaku, en sa qualité de Président de l’Assemblée Nationale, à la présidence de l’Association de Parlementaires Francophones ( APF) », dit-il, avant d’insister sur le fait que cette élévation est une belle reconnaissance internationale de la quête et de l’action de l’intéressé pour un parlement congolais de plus en plus démocratique, en tant que temple de la démocratie.

Amélioration du secteur de transport

A en croire le porte-parole de la MP, l’année 2015 sur le plan économique a été marquée essentiellement par l’amélioration du secteur de transport. La reprise par la Société Congolaise de Transport et de Ports (SCTP), du trafic fluvial notamment sur l’axe Kinshasa-Kisangani-Kinshasa grâce à la réhabilitation du bateau Kokolo et d’autres en cours de réparation, a donné un nouvel élan aux activités économiques.

Sur le plan du transport routier, l’arrivée saluée par la Population, de TRANSCO et de véhicules dits « Esprit de Vie», a amélioré de façon notable les conditions de circulation et de transport dans la capitale. Sur le plan du rail, la réhabilitation des locomotives et trains a rendu effective la reprise du trafic ferroviaire sur l’axe Kinshasa-Matadi- Kinshasa dans des conditions de modernité fort appréciées.

Le trafic aérien a connu un essor particulier grâce à la mise en service de l’aérogare modulaire, en attendant la construction d’une nouvelle plus ambitieuse, et par l’exploitation effective de deux aéronefs aux standards internationaux, premier lot d’une flotte plus importante, avec comme conséquence, la baisse du coût du billet. « Je ne saurais évidemment passer sous silence le début de la réalisation d’un vaste programme d’implantation des parcs industriels.par l’inauguration de Bukangalonzo dans la Province de Kwango, augmentant ainsi l’offre des produits agricoles aux populations à un prix réduit », explique –t-il.

Sur le plan sécuritaire, il a noté que les forces armées de la République ont réduit de façon significative et notoire les capacités opérationnelles de groupes armés évoluant dans l’Est. Et les quelques actions spectaculaires et sporadiques menées ça et là ne sont en réalité que des actes de désespoir commun de spasme ante mortem. Elles tiennent d’ailleurs de la nature particulière de cette guerre qui est non seulement asymétrique mais aussi à fragmentation.

Sur le plan culturel et moral, il convient de relever deux faits qui montrent et démontrent la volonté des autorités nationales de moraliser la société congolaise par la reconnaissance de mérite de ses filles et fils qui se sont distingués dans leurs domaines respectifs. Il s’agit de la décoration de 90 artistes et écrivains dans un bel hommage solennel et de la distinction des magistrats qui ont exercé, de façon remarquable et dans des conditions particulièrement difficiles, leur fonction dans la dignité, l’honneur et l’équité. La valeur morale et le travail bien fait sont désormais un élément de référence essentielle pour la promotion sociale et professionnelle éliminant ainsi la philosophie aléatoire de « chance eloko pamba ».

Quid du dialogue

C’est ici que l’ambassadeur André-Alain Atundu a fixé les esprits sur quelques fondamentaux concernant le dialogue politique initié et convoqué par le Chef de l’Etat. Pour lui, il s’agit d’un dialogue entre acteurs congolais de la vie politique. Il va donc sans dire que les voix et les opinions des Congolais comptent plus et captent d’avantage l’attention que les points de vue des acteurs internationaux soient-ils alliés ou partenaires, car nous sommes convaincus que les solutions à nos problèmes dépendent plus de l’esprit et de l’intelligence de l’homme politique congolais que de la communauté internationale, elle-même soumise à ses conflits d’intérêts.

La voix du congolais contribue à la sincérité du débat et du dialogue, condition sine qua non pour la bonne fin de cette initiative majeure. La présence d’un facilitateur international a été voulue par les acteurs politiques congolais, toutes tendances confondues. Il est de l’intérêt du dialogue qu’il ne soit pas entrainé dans des querelles intestines congolo-congolaises.

« Toutes les décisions à prendre dans le cadre du dialogue, seront, comme convenu prises de façon consensuelle: qu’il s’agisse du format du dialogue, du délai, de la composition, de l’ordre du jour. Et donc, toutes les soit disant informations sur des sujets cachés ou imposés ne sont que rumeur et spéculation », avoue-t-il, tout en martelant que la réussite du dialogue est aussi fonction de la bonne foi et de la transparence des acteurs.

A ce sujet, il est fondé à dire que pour sa part, la Majorité Présidentielle est prête pour ce rendez-vous national : listes des membres pour le comité provisoire et des participants au dialogue déjà élaborée, sujets à proposer déjà retenus.

Un tableau qui permet de comprendre aisément le souci et la volonté du Président Joseph Kabila d’inclure toutes les tendances de la vie politique congolaise, entrainant, par la force des choses, une certaine lenteur dans la mise en place du dialogue.

Dans cet ordre d’idées qu’il a lancé un appel nationaliste à la conscience républicaine et démocratique de ceux qui hésitent encore à rejoindre la dynamique nationale du dialogue; ils ne doivent pas céder à la tentation de jouer à la mouche du coche qui croyait fermement mais à tort que ses bourdonnements aux oreilles des moines faisaient avancer le coche.

Disons que ce point de presse s’est terminé par un jeu de questions-réponses où il a donné des précisions sur les derniers propos du chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, le dialogue sans la dynamique de l’opposition et le G7, le bicéphalisme des partis politiques qui ont quitté la Majorité Présidentielle, les rumeurs sur la création du G3, etc.

(Jean-Marie Nkambua)

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