Facilitation au Dialogue national: E. Kodjo remonté

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Un groupe de soutien CIRGL et SADC désormais adjoint

  • Les experts de la CIRGL, Conférence internationale de la Région des Grands lacs ; et ceux de la SADC, Communauté de développement de l’Afrique australe ; seront désormais associés au Facilitateur Edem Kodjo de l’Union africaine (UA) en vue de donner un coup d’accélérateur au Dialogue politique national inclusif. C’est ce qu’ont annoncé hier lundi  les partenaires de la Rdc 
  • Si le but est d’arriver à un consensus permettant la tenue des élections, dans le cadre de la Constitution, ceux des Congolais qui ne voulaient plus du Togolais devraient rentrer à l’école. Cependant, le consensus n’étant pas constitutionnel, seule une résolution issue dudit dialogue devra dire mieux que l’Organisation des Nations-Unies (ONU), l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à quel port la Rdc, dans sa souveraineté,  devra finalement accoster

 Une décision vient de tomber au grand dam des uns, à la grande satisfaction des autres.  Dans un communiqué de presse conjoint daté du 5 juin 2016, l’Organisation des Nations-Unies (ONU), l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont convenu de mettre en place un groupe de soutien à la facilitation. Ce, comprenant des représentants de la Conférence internationale de la Région des grands lacs (CIRGL) et ceux  de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

Une synergie revendiquée

Ces organisations, partenaires de la Rdc,  promettent de « mobiliser l’expertise et les ressources requises pour maximiser les chances de réussite du dialogue », réaffirmant également leur « plein soutien aux efforts de facilitation conduits par M. Edem Kodjo, au nom de l’UA ». Réponse du berger à la bergère : les vendeurs du vent qui ne veulent pas du dialogue et ceux qui ne voudraient plus du Togolais à la Facilitation en tireront des conséquences à leur dépend, en rentrant à la bonne école. On ne se hasarde pas d’effacer ce que la Communauté internationale dicte en cette matière de grands enjeux politiques. Sans avoir cédé à une pression quelconque, les parties ont suffisamment mûri cette question tant la mise sur pied du Comité préparatoire au dialogue piétine. C’était l’occasion de mettre suffisamment de l’eau dans leur vin chacune, afin de créer un cadre qui contente les uns et les autres, pour l’intérêt national.

Le consensus bouscule la constitution

En effet, l’ONU, l’UA, l’UE et l’OIF visent une chose : « arriver à un consensus permettant la tenue, dans le cadre de la Constitution congolaise, d’élections libres, régulières, transparentes et crédibles », peut-on y lire noire sur blanc. Cependant, tant que le consensus n’est pas constitutionnel, seule une résolution à l’issue du dialogue devra dire mieux que les 4 organisations à quel port la Rdc devra accoster.  Il n’est pas exclu que le consensus prime sur la constitution actuelle, conduisant à un gouvernement de transition, un éventuel référendum constitutionnel,… pour déboucher sur les élections dont la faisabilité dans le délai est de moins en moins envisageable.

Avant de clore ce communiqué, l’ONU, l’UE, l’UA, et l’OIF exhortent tous les acteurs congolais à se joindre au dialogue et à apporter leur entière coopération au Facilitateur. La finalité étant de préserver la paix et la stabilité dans le pays, mais aussi d’approfondir le processus démocratique et l’État de droit.

Les participants au Conclave de l’Opposition à Bruxelles devraient certainement tenir compte de cette nouvelle donne dans l’évolution politique congolaise. Après tout, voir SADC et CIRGL autour de l’UA Edem Kodjo, c’est une prière exaucée pour plusieurs pro dialogue, dont l’UDPS.

Enfin, les 4 organisations demandent au Gouvernement et à tous les acteurs politiques en RDC de s’abstenir de toute action de nature à accroître la tension politique et à conduire à la violence. Cela vaut la peine en cette période de haute marre, où d’aucuns pensent que tous les coups sont permis contre les lois de la République. Kinshasa ne manquera pas de prendre acte de ce communiqué, dans le strict respect de sa souveraineté.

(Emmanuel Badibanga)

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