Face aux manœuvres dilatoires de la classe politique: La CENCO menace de clôturer les travaux avant Noël

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M. l’Abbé Nshole devant la presse
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Au niveau du Centre Interdiocésain, les travaux en vue de l’élargissement de l’accord de la Cité de l’Union Africaine entre les signataires de cet accord et les non-signataires ont repris hier mercredi. Et ce, après une pose justifiée par la visite des Evêques membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) à la Cité du Vatican. Il s’agit du président de la CENCO, Mgr Utembi Tapa, archevêque de Kisangani et de son vice-président, Mgr Ambongo Besungu, archevêque de Mbandaka-Bikoro et administrateur apostolique de Bokungu-Ikela.

Cette séance a commencé par une minute de silence en mémoire de quelques  dizaines de morts à Kinshasa, qu’à l’intérieur du pays. Trop c’est trop, comme n’ont cessé de le décrier haut et fort les Evêques. Une solution doit être trouvée le plus tôt possible par les acteurs politiques en général, mais surtout par les gouvernants, afin de rassurer le peuple congolais, a indiqué Mgr Utembi, président de la CENCO.

Il sied de souligner que depuis que l’Eglise catholique de la Rdc s’est engagée dans cette mission de bons offices, le Pape mobilise l’Eglise universelle à prier pour la Rd Congo. Le 18 décembre 2016, le Pape a demandé aux fidèles du monde entier de prier pour que le dialogue en Rdc se fasse dans la sérénité pour éviter tout type de violences et déboucher sur le bien du peuple.

Le lundi dernier, lors de l’audience privée qu’il na accordée aux Evêques membres de la CENCO, le Saint Père les a réconfortés en ces termes : « Je suis préoccupé par ce qui se passe dans votre pays que je désire visiter au moment opportun. Je prie pour le peuple congolais qui a tant besoin de paix en cette période. Ravivez chers Evêques l’expérience du peuple congolais. Œuvrez pour la concorde et la consolidation de la paix. Accompagnez les acteurs politiques à assumer pleinement leurs responsabilités dans la recherche du bien-être de la population », s’est ainsi exprimé le Souverain Pontife, avant d’assurer le peuple congolais de sa proximité spirituelle. Il a promis de continuer à mobiliser la communauté internationale pour qu’elle garde un intérêt particulier sur le Congo.

Et hier mercredi, le jour de la relance et de la poursuite des négociations directes entre les parties prenantes, lors de l’audience générale, le Pape François a adressé un vibrant appel à tous les Congolais pour qu’en ce moment délicat de leur histoire, qu’ils soient artisans de la réconciliation et de la paix. « Que ceux qui ont de responsabilités politiques écoutent la voie de leur conscience. Qu’ils sachent voir les souffrances cruelles de leurs compatriotes et qu’ils aient à cœur le bien commun », insiste-t-il.

Les discussions entre dix délégués

Pour Mgr Utembi qui s’adressait aux dialoguants, cette sollicitude du Pape doit nous interpeller, elle nous invite de sortir de notre égoïsme des calculs partisans pour faire vite et conclure les négociations. Le peuple congolais a les yeux rivés sur la CENCO et sur vous en attente d’un accord politique entre acteurs politiques et leaders des organisations de la société civile et ce, le plus tôt possible.

« La CENCO n’est pas disposée à des prolongements indus et des manœuvres politiques dilatoires. Notre souhait est de clôturer avant Noël.  Et si la CENCO réalise que les acteurs politiques n’arrivent pas à se faire des concessions, pour une gestion consensuelle de la période transitoire, elle en tirera toutes les conséquences qui s’imposent », dit-il, avant d’insister sur le fait qu’au nom de la mission prophétique de l’Eglise, elle ne pourrait se contenter d’être un accompagnateur passif et indifférent au triste sort de la population congolaise. Et de renchérir que nous sommes convaincu que si tout le monde est de bonne volonté, nous pouvons vider rapidement les questions restées en suspens dans la commission Gouvernance et institutions et la commission du processus électoral.

Sur le plan méthodologique, apprend-t-on, la présidence a levé l’option de travailler avec un groupe restreint composé de dix délégués, dont cinq du côté de ceux qui ont signé l’accord de la Cité de l’UA et cinq autres du côté de non signataires. Ce groupe échangera sur les points de divergences restants sous la modération du groupe d’Evêques ici présent. Cette approche de travail a commencé hier dans les après-midi et prendra fin aujourd’hui. La plénière pourrait alors se tenir dans l’après-midi et au plus tard, le vendredi clôturer les travaux.

(JMNK)

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