Face au système de négation adopté par les Kamwina Nsapu: Le Tribunal devra se baser sur les aveux contenus dans les procès verbaux

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Etudiant en G3/Informatique à l’Université Révérend Kim/Lingwala, le prévenu Tujibikile Ngandu Constantin était hier devant le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe, siégeant en audience foraine à la prison militaire de Ndolo, dans la commune de Barumbu, où il répondait de huit préventions mises à sa charge. A en croire la partie civile Rdc, le dossier montre clairement que le prévenu a des connivences avec les autres et il est du mouvement insurrectionnel Kamwina Nsapu. Pour sa  défense, il a adopté un système de négation, même si les éléments du dossier prouvent le contraire. En plus, le Ministère public a fait observer que les procès verbaux ont été  déclarés valables par le Tribunal par un jugement avant-dire droit, c’est-à-dire, que le Tribunal se basera sur les aveux qui sont contenus dans les  procès verbaux.

Dans la prison militaire de Ndolo, le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe poursuit sans désemparer ses audiences foraines où il instruit sur les présumés miliciens Kamwina Nsapu, aile de Kinshasa, lui présenter par le Ministère public. Confronté à d’autres prévenus tels que Mputu Nkongolo, Bakenga, Ngandu et Bakamana, Constantin Tujibikile a tout nié, prétextant même ignorer son oncle, et oubliant qu’à Kinshasa, l’objectif poursuivi par le mouvement terroriste Kamwina Nsapu était le renversement du pouvoir en place.

Me Prosper Kande, l’avocat de la défense a fait voir que le nom de son client ne figurait pas sur la liste de ceux qui étaient en réunion préparatoire chez papa Kabangu. Et parmi ceux qui ont attaqué le point chaud à la 11ème rue Limete, personne ne peut affirmer qu’il a aperçu le prévenu. Le seul argument de l’accusation, c’est la parenté qui est du reste organisée par le code de la famille. C’est ainsi qu’il a posé plusieurs questions au Ministère public, notamment celles de savoir, sur l’infraction d’association des malfaiteurs, le Ministère public peut-il dire le rôle joué par le prévenu ? On a  parlé des assassinats, des évasions, que l’organe de la loi dise au Tribunal si dans tous ces actes le prévenu a eu à participer ?

 « On ne nie pas, ce sont les évidences. A l’audience de ce jour, la 1ère évidence c’est laquelle, Tujibikile Ngandu Constantin a été arrêté  par deux fois. La 1ère fois, arrêté et relaxé par les OPJ. Il a été repris  pour la 2ème fois, cette fois conduit jusqu’u Tribunal.  Lorsque nous avons soumis au Tribunal cette petite gymnastique de regarder dans le cahier dans lequel  tous les noms des scarifiés se retrouveraient, nous n’avons pas retrouvé le nom de Tujibikile Ngandu. De 3, selon le Ministère public, avant l’attaque de la prison de Makala, il  y a eu une réunion préparatoire chez papa Kabangu », s’est expliqué Me Prosper Kande, avant d’ajouter que lorsque nous  avons regardé sur la liste, le nom de ce garçon ne se retrouve pas. Allons même dans le sens que Bakamana serait son oncle, il va le recruter pendant que lui-même ne l’est pas. Ça nous laisse perplexe et on ne sait pas quoi faire.  C’est la raison pour laquelle nous avons soumis toutes ces questions à l’appréciation du Tribunal. Et de souligner que je ne veux pas comprendre que M. Tujibikile Ngandu, fils de Ngandu se retrouve dans un  même mouvement que son père, un peu du respect quand même ! Ce garçon  n’y est pour rien et je crois que le Tribunal tiendra compte des moyens que nous avons présentés.  J’ai toujours dit au Ministère public, au-delà de ces procès verbaux, quelle est l’autre preuve qu’il peut brandir ? Vous allez entendre une plaidoirie torrentielle allant dans le sens de le décharger.

Dans sa réplique, le Ministère public a remercié la défense pour l’honnêteté, parce qu’il reconnait que l’organe de la loi a fait des démonstrations qui prouvent de la culpabilité de certains prévenus. Il a même fait état de la liste du 16 mai dressée chez M. Kabangu. De même, la défense reconnait que le 25 mai il y a eu réunion d’évaluation, mais il rappelle que son client n’y était pas. Il a aussi rappelé qu’il y a une pièce o conviction extraordinaire, el cahier trouvé chez Mputu. EN parcourant le cahier, il s’est rendu compte que le nom de Bakamana y est repris. Et l’organe de la loi de dire que la défense aurait du demander au prévenu pour quel intérêt il rejette tous les procès verbaux ? D’autant plus que le processus consistait à créer une association, avec un objectif d’attaquer les sites ciblés d’avance. Pourquoi nie-t-il toutes les évidences ? C’est-ce pas c’est lui qui a amené les autres, de même que son oncle pur la scarification ? En posant ces actes, il s’est rendu coupable de l’association des malfaiteurs. Il a terminé par conseiller à la défense de conscientiser le prévenu à dire la vérité et à solliciter le cas échéant des circonstances atténuantes.

Tout est clair, ils sont tous membres du mouvement Kamwina Nsapu

En réaction au comportement du prévenu, Me Clément Tshitembo a indiqué que le Tribunal ne peut pas le forcer à avouer, parce que le dossier montre clairement que Tujibikile avec les autres sont des connivences et il est du mouvement insurrectionnel Kamwina Nsapu. Mais pour sa  défense, il a adopté un système de négation, même si les éléments du dossier prouvent le contraire. « Vous avez suivi le Ministère public qui a fait observer que les procès verbaux ont été  déclarés valables par le Tribunal par un avant-dire droit, c’est-à-dire, que le Tribunal se basera sur les aveux qui sont les  procès verbaux », dit-il, avant de prévenir qu’il ne suffit pas que le nom se retrouve sur la liste pour être qualifié de Kamwina Nsapu. « Le fait d’appartenir au mouvement Kamwina Nsapu, se prouve par  le fait qu’il s’est fait scarifié et participé à des réunions. Il y a eu plusieurs attaques qui ont été préparées et précédées par des réunions  préparatoires auxquelles ont pris part certaines personnes. Il y a Kabangu par exemple, qui n’a pas été à Makala, mais il est impliqué  dans le mouvement insurrectionnel pour s’être fait scarifié. La scarification, c’est ça le début d’adhésion au mouvement Kamwina Nsapu », précise-t-il.

Soulignons qu’un 2ème prévenu, Kabasu Kufulu, enseignant et témoin de Jéhovah a comparu, est celui qui a donné l’ordre d’attaquer la résidence du chef de l’Etat, à travers le slogan « Tudi tuakuila ditunga », comme pour dire, nous nous battons pour le pays. Aux questions de la défense, l’organe de la loi l’a conseillé à consulter les procès verbaux. Sinon, comment la défense qualifie-t-elle l’ordre donné par le prévenu d’attaquer la résidence du chef de l’Etat ? Comment ont-ils attaqué la prison de Makala ? Ce sont des actes terroristes et les terroristes attaquent tout et utilisent divers moyens.

Pour ce 2ème prévenu, Me Clément  Tshitembo affirme qu’il s’est fait scarifié et il a eu des rencontres téléphoniques et physiques avec tous les autres. « Tous ceux qui sont là, ils appartiennent au mouvement Kamwina Nsapu qui a des tentacules dans les cellules Tshiota (Mikondo, Bandalungwa, etc.) et ils sont  tous impliqués », affirme-t-il.

(JMNK)

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