Face à l’interdiction de recourir aux châtiments corporels

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L’école doit faire preuve d’efficacité pour appliquer les textes disciplinaires

A l’heure de la suppression des châtiments corporels, l’école est appelée à faire preuve d’efficacité pour appliquer les textes disciplinaires. Car le maintien de la discipline figure dans l’ordre des priorités, s’agissant du partenariat école-parents. M. Lewis Maniongo (voir photo) est le préfet des études de l’Institut Rwakadingi, une école salutiste. Il est d’avis que pour discipliner les élèves, l’application objective du règlement intérieur s’impose “, a-t-il relevé. Cela, dans un contexte où la suppression de l’usage du fouet se confond avec la montée d’une jeunesse globalement non respectueuse des normes de savoir-vivre en société. Et il arrive qu’en recourant au fouet, un responsable scolaire subisse le revers de la médaille.

A la question : Qu’est-ce que le système éducatif congolais, a perdu en adhérant au principe de la suppression du fouet? L’orateur : Le système éducatif congolais n’a rien perdu. Au contraire, le système éducatif congolais a joué seulement aux autres règlements de différentes écoles et ceux d’organisations internationales compétentes. Et le ministère de l’Enseignement primaire et secondaire, EPS n’a pris que ces principes-là, pour les mettre en place et instruire les responsables d’écoles sur ce qu’ils doivent faire concrètement.

Selon certains avis, depuis que le fouet a quitté l’école, l’indiscipline généralisée s’est installée. Qu’en dites-vous ?

Cela n’est pas vraiment une pensée fondée. Car la discipline dépend de l‘enfant et de la personne chargée d’appliquer les textes disciplinaires. Faut-il rappeler que pour discipliner les élèves, l’application objective du règlement intérieur s’impose. « La connaissance responsabilise », dit-on. Quand un enfant connaît le règlement, il en a même peur. Nous pouvons, à cet effet, évoquer l’exemple d’un voleur qui prend position et se cache dans une parcelle d’autrui. Il doit se cacher parce qu’il va commettre un forfait. Il sait qu’une fois arrêté, il peut se retrouver en prison. Cela étant, il doit nécessairement se cacher. C’est de même qu’un enfant à qui l’on a rappelé plusieurs fois le règlement de l’école. Cet enfant-là est sensé respecter le règlement. Au cas contraire, le directeur de discipline doit s’assumer, donc le sanctionner. (. .. ) Le fouet, c’est très dangereux. L’enfant qui est parti à l’école, est envoyé par ses parents. Ceux-ci savent que l’enfant est allé recevoir l’éducation. S’il lui arrive de se blesser, le parent va s’emporter. Par contre, si l’école avait appliqué le règlement, le parent se dirait : ” l’école a bien agi pour mon enfant “.

Au moment où le fouet appartient au passé, quelle est pour l’heure, la place du cahier de communication? Ce cahier joue encore son rôle ?

Assurément ! Lorsque l’école constate un problème sur un enfant, elle écrit aux parents à travers le cahier de communication, et vice versa. Il y a cependant, un problème majeur : l’analphabétisme d’un grand nombre en RD Congo. Le taux de parents s’identifiant à ce fléau est important, et même très important. De tels parents s’abstiennent d’écrire, même de faire usage du cahier de communication. Si c’est un problème de langue, cela l’est aussi de culture. Nous, Congolais, n’avons pas la culture d’écrire. Ce qui suit illustre un cas survenu dans une école tierce l’école. Un enfant a piqué une crise d’épilepsie. Un message écrit a été adressé au parent. Sa réaction n’a pas été ce que l’école attendait. L’école était obligée, des heures plus tard, d’appeler la même personne au téléphone, après avoir prélevé le numéro auprès des amis de l’enfant étalé au lit dans un centre de santé. Au téléphone, sa réaction a été prompte: “Ah ! C’est vrai? J’arrive dans quelques minutes. C’est comme si le message écrit ne lui était pas parvenu. Or, c’est le contraire qui se confirmait. Comme c’était l’écrit, il y a défaillance de lecture, le contenu lui a échappé. C’est cela le problème.

Au regard des dérapages constatés dans le comportement collectif des jeunes, pouvez-vous affirmer que la suppression du fouet a mis d’accord l’école, la famille et le comité des parents?

En tout cas, aucun parent n’admet que son enfant soit frappé par une personne tierce. Nous, éducateurs, sommes aussi parents (…) Pour ne pas engendrer de sentiment de colère, et partant de vengeance, sanctionner en appliquant le règlement dans sa rigueur est préférable à faire usage du fouet. Un autre cas vécu par l’école est le suivant: deux élèves de troisième année se sont battus dans l’enceinte de St Paul à Barumbu. Conduits à l’école et entendus sur procès-verbal, l’un et l’autre ont reconnu leur tort. Ils ont avoué avoir connaissance des clauses du règlement intérieur prévoyant le renvoi définitif, en pareille circonstance.

(Payne)

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