Face à la tuerie en série en Ituri et à Beni: Des députés nationaux en appellent à la mobilisation des Fardc

par -
0 796
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La situation doit être maîtrisée à Beni et en Ituri. Face à un mort quelle que soit sa couleur politique, c’est avant tout un Congolaise. Puisque la situation persiste, une motion de défiance est en gestation contre le ministre de la Défense nationale et Anciens combattants et Réinsertion. Une quarantaine des signatures déjà récoltées par les députés de cette partie de la République confus dans les massacres à répétition.

Inconsolables, larmes aux yeux, médusés, les élus nationaux de la ville de Beni et ceux de l’Ituri sont montés au créneau face aux nombreuses tueries en série dans leurs villes respectives et localités de la partie Est de la République Démocratique du Congo. Dans un élan de solidarité, ils en appellent au Gouvernement de la République de s’impliquer pour mettre fin à la nouvelle forme de terrorisme dans l’actuelle province de l’Ituri et dans les villes de Beni et les environs.

Approché par la Rédaction du Journal L’Avenir, le député national Grégoire Lusenge se plaint de la passivité avec laquelle la situation à Beni a pris des proportions inimaginables avec les égorgements. « Je pense que la question des tueries à Beni aujourd’hui, elle est connue de tous les Congolais. Par rapport à cette question, nous déplorons seulement l’absence de l’action gouvernementale. Je dois être sincère avec vous, dans un pays où chaque matin on égorge cinq à six bébés», s’inquiète le député national qui plaide que face à un problème tel qu’il se déroule à Beni, cela implique une action collective des congolais.

Il n’est pas contre les avancées économiques du gouvernement, mais se dit que la vraie Troïka stratégique devrait être plutôt sécuritaire, puisque, souligne-t-il, la RD Congo est face à un problème qui nécessite une action collective de tous les Congolais, cette action doit mettre tous les Congolais autour d’une table afin que les moyens dont la République disposent, notamment l’armée. « Moi, j’ai confiance aux FARDC. Si le gouvernement de la République arrive à se décider à mobiliser nos troupes, d’ailleurs une fois mobilisées, nous allons mettre définitivement fin à ce type des tueries de Beni », souligne le député national.

En tant que parlementaire, l’élu de l’Ituri attend des réponses du Gouvernement de la République, parce que l’outil de la République qui doit chercher des réponses à ces questions n’est pas le Parlement, plutôt le gouvernement. Cette situation, affirme le député Grégoire Lusenge.

Face à un mort, il n’y a pas de communes mesures

Plus d’une centaine de morts, c’en est trop. Voilà pourquoi la population de Beni déplore que cette barbarie islamiste a élu domicile dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo en proie en une insécurité grandissante. L’appel des élus du peuple face à cette tuerie doit être similaire de celui du Nigéria où, la mobilisation est partie d’une dynamique du gouvernement de ce pays qui a mobilisé toute la communauté internationale. « Nous avons le ministre des Affaires étrangères, nous avons le ministre de la Justice, nous avons un Premier ministre. Lorsque ce dernier se déplace dans les capitales occidentales, il est bien reçu. Je pense qu’au stade actuel, ce qu’il devrait amener dans les capitales occidentales, c’est d’abord ces tueries, ces vies humaines, ce sadisme qui se développe en RDC au 20ième siècle. Mais les actions diplomatiques, les actions militaires, et je vous informe que les FARDC c’est un outil important qu’ils attendent le go, qu’on leur donne le go, qu’on leur donne le moyens, qu’on leur déploie suffisamment», plaide-t-il.

Quant au déplacement du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, le député national a dit avoir salué l’action du Professeur Evariste Boshab qui s’est déplacé pour Beni, mais précise que son déplacement à Beni et Witsha et les environs puisse avoir des incidents réels sur la population. Il poursuit pour dire que lorsque le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur lorsqu’il se déplace, il faudrait en amont au niveau du gouvernement qu’il ait une réunion de prise d’action et communiquer à la population. « On ne peut pas se limiter à aller constater les égorgés, les morts, il faut chercher une solution durable, et moi j’ai foi en mon pays, la RDC et si nous nous mettons tous ensemble nous allons mettre fin à cette bestialité », croit le député national.

Une motion de défiance contre le ministre de défense

De son côté, Crispin Mbindule qui s’est lancé dans la même direction, déplore également ces tueries dont la responsabilité repose sur les ADF/NALU. « On a égorgé plus de 400 personnes, nous sommes entrain de demander à notre gouvernement à s’impliquer pour arrêter, stopper ces tueries de massacre de civils et innocents et que le gouvernement de la République doit s’y investir. Sinon, nous, députés nationaux allons déposer une action parlementaire contre le ministre de la Défense », nous révèle-t-il.

Face à une action militaire unilatérale de la Monusco, le député Crispin Mbindule qui déplore qu’il n’est pas militaire, mais plutôt parlementaire, voudrait que le massacre puisse s’arrêter. Dès lors le massacre continue, il n’y a pas d’efforts fournis de la part du gouvernement, et le seul moyen de le faire pousser à l’action ce qu’un membre du gouvernement en charge de la défense passe à la barre devant les représentants du peuple, pour explication. « Si le massacre s’arrête aujourd’hui, nous dirons qu’il travaille. D’ailleurs on évalue le travail par le résultat. Le résultat ce qu’il y a encore massacre à Beni. Dès lors qu’il y a de tueries, nous disons qu’il n’y a pas d’effort fourni soit par la Monusco ou les FARDC. Nous voulons que ça s’arrête », précise le député national, tout en déplorant le fait qu’on ne peut pas continuer à tuer le peuple de cette manière.

Quant au bilan, le député national Crispin Mbindule indiqué qu’il s’élève à 422 personnes tuées, égorgées comme de bêtes.

Au sujet de l’extradition du numéro des ADF/NALU, le député salue la République sœur de la Tanzanie pour avoir mis la main sur cet homme dont la responsabilité des plusieurs massacres et tueries repose sur ses épaules. Dans la même logique à la recherche de la paix durable, il en appelle aussi à l’Union Africaine à s’y impliquer dans la recherche de solution à Beni, dont la situation ressemble au terrorisme qui risque d’embraser toute la région du Grand Lac.

La même préoccupation est soulevée par le député Lusenge Bonane Jérôme, qui vient tout fraichement de Beni et selon lui, la situation est difficile à décrire parce que les tueries, c’est quasi quotidienne « Dernièrement, je n’ai pas pu circuler librement dans le territoire de Beni, et ceux qui ont pris l’avion témoignent que si à gauche et à droite il y a de tueries, donc il faut être courageux pour s’y rendre. Nous ne pouvons pas nous rendre sur cette espace car rien ne va », a-t-il déploré, tout en réfutant la thèse selon laquelle ce sont les originaires du Kivu qui sont à la base de cette situation.

(Pius Romain Rolland)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse