Face à la multiplicité de femmes enseignantes en maternelle, Mme Bernadette dévoile : « les hommes oui, mais la touche d’une femme c’est toujours mieux »

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Généralement encadrés par les dames, les enfants envoyés aux  écoles maternelles en République Démocratique du Congo ont besoin de plus de patience, de compréhension, de dévouement auprès de leurs maîtresses. Raison pour laquelle les parents de ces petits de la maternelle payent plus chers que ceux d’autres sections.

Dans le but de comprendre à quoi consiste exactement le travail d’une enseignante en maternelle, nous nous sommes rendus hier Jeudi 27 avril  2017, dans le cadre de l’édition spéciale dite Avenir Femme, à l’école Stella Matutina, sise sur l’avenue Kabasele Mwamba, dans le quartier Beau Marché, à Barumbu. Au cours de l’entretien qu’elle a accordé au Journal l’Avenir, Bernadette Fumumbimbi, Institutrice en troisième maternelle (classe de fleurs) dans cet établissement, nous a fait part de son expérience.

L’Avenir : Pourquoi le métier d’institutrice maternelle se féminise-t-il de plus en plus, alors qu’auparavant il était mixte ?

Mme Fumumbimbi : Dans l’ancien temps, les hommes le faisaient aussi. Mais, à mon avis, le métier se féminise de plus en plus parce-qu’ il y a des caprices des enfants que les hommes ne peuvent supporter. Le père peut facilement perdre contrôle et taper, mais la maman a plus de retenue. Et, très souvent c’est la mère qui passe le plus de temps à la maison avec les enfants. Ils ont tout le temps des besoins corporels et autres. Il faut les accompagner aux toilettes, les laver, les changer, etc… J’admets qu’il y a des hommes capables de le faire. Cependant, la touche d’une femme, c’est toujours mieux.

Les études en maternelle sont coûteuses. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

Encadrer des enfants qui ont été très tôt arrachés des bras de leurs mères n’est pas un travail moindre. Il faut dépenser beaucoup d’énergie pour maintenir de l’ordre dans une classe de maternelle. C’est à tout moment qu’il faut parler, gronder, etc… Mais, pour ce qui est du prix fixé pour les frais d’études, tout dépend d’un promoteur d’école à un autre.

Vos élèves arrivent et repartent à quelle heure précisément?

Déjà à partir de 7 heures 30, la cour de l’école est mouvementée par la venue des enfants. 8 heures, mise en place terminée. A 11 heures 30, les parents s’empressent pour venir récupérer leurs enfants.

Organisez-vous des activités en dehors de l’école ?

Oui. Une fois par trimestre, nous organisons des sorties, question de les faire découvrir la nature. Ils ont toujours un regret, lorsque nous décidons de les raccompagner à la maison, car ces différents endroits qu’ils visitent ensemble avec nous, restent une belle expérience pour eux.

Nombreux sont les parents qui viennent inscrire leurs enfants chaque année ?

Oui, tel est le cas. Sans désire de venter notre institution, beaucoup de parents sont attirés par la qualité d’enseignement dont dispose notre école.

Etant Institutrice en maternelle, quelles difficultés rencontrez-vous ?

Les difficultés sont énormes. Certains parents tiennent à ce que leurs enfants qui ont moins de cinq ans soient admis en troisième maternelle, chose qui n’est pas vraiment facile. D’autres ne ramènent pas toutes les fournitures exigées par l’école. Ceux qui ont cinq ans d’âge comprennent facilement, contrairement à ceux qui en ont moins. Lorsqu’il s’agit de colorier par exemple, ce sont eux qui sont les plus aptes.

Selon vous, comment y remédier?

Les parents doivent comprendre qu’à chaque âge, correspond une classe. Pour ce, il serait mieux s’il ne nous imposait pas des enfants dont l’âge ne correspond pas à la classe.

(Propos recueillis par Lofoli Gloria/ Stagiaire Ifasic)

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