Face à la jeunesse congolaise: Bruno Tshibala entend résorber le chômage

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Devant le buste de Patrice Emery Lumumba, dans le Jardin aménagé de la Primature, Bruno Tshibala face à l’échantillon de la jeunesse congolaise. Ph/Pius Romain Rolland
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Il a anticipé la journée mondiale de la jeune célébrée chaque 12 août de l’année, dans le but de préparer le cahier de charge de la jeunesse en proie au chômage. Soucieux de concrétiser la volonté exprimée par le Chef de l’Etat, le Premier ministre entend résorber tant soit peu cet épineux et éternel problème de sans emplois au pays de Patrice Emery Lumumba, où ses habitants attendent la manne qui doit tomber du ciel. Par les sacrifices, l’endurance, la détermination, il est possible de vaincre le chômage.

Au moment où l’opposition radicale décrétait la ville morte à Kinshasa, Bruno Tshibala, Premier ministre de la Rdc s’entretenait avec la jeunesse congolaise. C’était hier mardi 08 août, dans le jardin de la Primature où un échantillon pas moins de milles jeunes a répondu à l’appel du Chef de l’exécutif central. « Si jeunesse savais, la vieillesse pouvait », dit un adage populaire qui introduit Bruno Tshibala dans un discours de sensibilisation, de prise de conscience et de l’amour à la patrie, face  à la jeunesse à la recherche de l’emploi.

Le Premier des ministres a, pendant plus de 48 minutes, sensibilisé la jeunesse face à leur responsabilité, partant de la genèse de la crise qui conduit aux deux dialogues, respectivement de la Cité de l’Union africaine, avec un accord signé le 18 octobre 2016, un autre dit de la Saint-Sylvestre qui a conduit à l’accord du 31 décembre 2016, par lequel il est nommé Premier ministre. Bruno Tshibala, par la suite, a comparé la lutte politique de son prédécesseur  Patrice Emery Lumumba, a invité cette jeunesse, à se référer à cette icône non seulement que la Rdc ait donné au pays, mais à l’Afrique toute entière. « Je suis honoré de vous recevoir ce jour, dans de jardin aménagé devant le bureau du Premier, Premier Ministre  Patrice Emery Lumumba, que vous voyez en buste. Qui a été un jeune comme vous, malgré ses hautes charges qu’il a exercées,  qu’il n’avait que 35 ans et il est mort sans atteindre 36 ans, il doit être pour vous une référence, un exemple  parce que, il a préféré sacrifier ce qu’il avait de meilleur de sa vie pour le Congo. C’est un grand patriote, panafricaniste et tous les temps que je serai à ce poste, je ne cesserai de vous parler de lui parce qu’il aussi inspiré ma propre vie », a-t-il dit.

Le choix de Bruno Tshibala à la Primature

L’histoire est têtue, elle le restera à  jamais. Le patron de l’Exécutif central a brossé son parcours politique depuis qu’il avait l’âge de 24 ans, luttant aux côtés du sphinx de Limete, sacrifiant sa jeunesse, traversant le fleuve Congo avec de documents séditieux dans le but de mettre à genou le pouvoir sanguinaire du dictateur que l’Afrique n’ait jamais connu.

A la convocation de la conférence de Genval, alors qu’il se trouvait à Kinshasa, d’un coup de fil du défunt Etienne Tshisekedi qui l’invitait à conduire les travaux de ladite conférence en lieu et place du Président du Conseil des Sages, Bruno Tshibala a été nommé porte-parole de la plateforme du Rassemblement de l’opposition des Forces Politiques et Sociales acquises au Changement. Par sa désignation à cette qualité, et par son sens de combat constant aux côtés d’Etienne Tshisekedi, Bruno Tshibala l’a été comme André Malroë aux côtés du Général De Gaulle, donc un digne héritier du Sphinx de Limete. « Pourquoi le porte-parole du Rassemblement ? Non seulement que celui-ci remplissait tous les critères ainsi définis, mais comme vous le savez, il serait fastidieux de vous rappeler, c’est l’homme qui a passé 36 ans de combat aux côtés du président Etienne Tshisekedi. J’avais 24 ans et le président en avait 48 ans et les autres avaient plus que ça, pendant 10 ans s’est battu pour que l’Etat de droit et la démocratie s’installent chez nous. Et pour ce faire, tous les sacrifices, toutes les privations. Vous êtes en train de tourner le dos à ce fleuve Congo. Je passais deux fois par semaine à bord d’une pirogue à pagaie avec des tracs contre Mobutu, avec des documents séditieux parce qu’il fallait tous ces sacrifices pour écrouler le plus grand dictateur que l’Afrique n’ait connu que vous connaissez. Il n’y a que ça. Je ne vous rappelle rien. Tout homme politique a sa plume. C’est-à-dire, celui qui écrit et lui signe après avoir donné des orientations. Et celui qui était aux côtés du président comme André Malroë a été aux côtés de De Gaulle, c’est Bruno Tshibala. On parle de Genval, de la conférence de Genval…», a-t-i rappelé.

Ainsi donc, le choix d’être nommé Premier ministre venait de deux points qui ont achoppé la classe politique aux discussions des Evêques. Ces derniers ayant remis les conclusions des travaux réalisés à 98% au Chef de l’Etat, la Cenco s’en est remise à Joseph Kabila, Président de la République, Garant de la Nation et du bon fonctionnement des institutions de résoudre le 2% qui divisait la classe politique.

Se référant aux critères édictés par les Evêques à ce poste, il a plu au Président de la République Joseph Kabila Kabange, seul devant sa conscience et  devant Dieu l’Eternel, de nommer Bruno Tshibala, Premier ministre de la RDC, dont la mission cardinale et principale est l’organisation des élections devant régler la question de légitimité. « Je suis devenu Premier ministre, certes, il y a des problèmes économiques et financiers. Vous savez qu’il y a 2 ans, nous avons assisté à une baisse, à une chute vertigineuse des cours des produits de base. Or, nous avons une économie extravertie. Cette chute de produits de base nous a entraîné dans une crise économique aigue ; les pays pétroliers n’en parlons même pas, les pays de l’OPEP n’en parlons même pas, certes il y a des difficultés. J’arrive donc dans ces conditions des difficultés économiques et financières. Et donc, je suis un homme de conviction, un homme de principe, un homme de détermination et rien ne peut venir à bout de ma ténacité. Il y a des problèmes et, les problèmes sont faits pour être résolus par les hommes. Et n’étant pas un médium, avec votre concours, nous allons vaincre les problèmes. Il y a comme conséquence, la dégradation de vie des congolais. Sinon,a-t-il évoqué que les élections en démocratie, c’est ne pas ça la démocratie, c’est une forme de la démocratie formelle. Ça c’est vrai ! Mais en démocratie pour diriger, il faut être l’émanation de la volonté du peuple souverain. Voilà pourquoi, il a été convenu dans l’Accord de la Saint Sylvestre  qu’il faut organiser les élections pour régler la question de la légitimité et ainsi donc relancer et consolider la démocratie. « Comme vous les savez, il y a la division sociale du travail. C’est ne pas le Gouvernement qui organise les élections, le gouvernement finance le budget électoral. C’est la Ceni, l’institution indépendante chargée d’organiser les élections. Donc, le Gouvernement Tshibala va doter la Ceni de toutes les ressources nécessaires pour accomplir sa part du contrat, son devoir qui est les différents scrutins » a-t-il fait cette mise au point.

Des recommandations à la jeunesse

La République Démocratique du Congo étant la force de toute l’Afrique, avec ses potentialités, ses ressources minières, forestières, hydrauliques, elle est en même de nourrir toute l‘Afrique et une partie de l’Europe, car, dépourvue du désert. Pour Bruno Tshibala, il est absurde et inadmissible que les Congolais continuent à croupir dans la misère. Par ailleurs, les chômeurs devraient être payés et recevoir même les indemnités, a-t-il le Premier ministre. Sinon, le pays ne peut jamais se développer dans l’insécurité. Ce à quoi, il attend s’atteler. Ensemble avec la jeunesse, le Premier ministre a insisté sur le sens patriotique, l’amour de la mère patrie, l’amour du prochain, à éviter d’être séduit par les prophètes de malheur. Ces derniers estiment que c’est le déluge au Congo lorsqu’ils ne sont pas aux affaires, complotant la nuit contre leur propre pays.

Il a invité la jeunesse à s’inspirer du modèle chinois, puisque  la Chine est devenue une grande puissance atomique, parce qu’ils avaient cultivé l’esprit de Yupong, c’est-à-dire compter sur ses propres forces et lutter avec endurance. Voilà ce que je vous demande de faire : de savoir compter sur vos propres forces et lutter avec endurance, nous ferons du Congo le miracle que Dieu a voulu qu’il soit.

(Pius Romain Rolland)

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