Face à la dépréciation du Franc congolais: L’Intersyndicale de l’Administration publique interpelle le Gouvernement

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L’Intersyndicale nationale de l’Administration publique a tenu, le week-end dernier, son point de presse à son siège situé sur l’avenue Tabu Ley, dans la commune de la Gombe. A  cette occasion, elle a haussé le ton sur la situation sociale des agents et fonctionnaires de l’Etat et de la population,  en général qui, tous subissent les affres de la dégringolade vertigineuse ces derniers mois  suite à la dépréciation monétaire. Tablant sur la situation socio-économique du pays, le président de l’INAP, Fidèle Kiyangi, a constaté que les signaux sont au rouge et que la vie sociale des agents et fonctionnaires de l’Etat est embrigadés voire  menacée de déséquilibre par la flambée du roi dollars face la dévaluation du Franc congolais. Cette situation, a-t- il dit, assène un coup dur aux conditions vitales des agents et fonctionnaires de l’Etat. Cette catégorie de personnes, considérée par d’aucuns comme des damnés de la terre et bénéficiant d’un salaire de misère, gage d’une vie indécente. « La dévaluation actuelle de la monnaie nationale renforce l’anxiété, entame le panier de la ménagère et déséquilibre socialement nos valeureux agents et fonctionnaires de l’Etat, désarçonnes et désappointes, subissant injustement les effets de la dévaluation monétaire, sous un silence complet du gouvernement », a- t – il indiqué.

Ce qui l’a poussé à s’exprimer ainsi, c’est sans nul doute, la décote opérée sur les salaires qui fait que le dollar qui se changeait, hier,  au taux de 910 FC, galope aujourd’hui à 1.350 FC.

En terme clair, l’agent qui touchait 90.000 FC l’équivalent de 100 $ américains, touche avec le taux appliqué actuellement quasiment 66,6 $.Toute proportion arithmétique faite, dégage la perte du pouvoir d’achat et l’enlisement du panier de la ménagère. En conséquence, les agents et fonctionnaires de l’Etat ne savent à quel saint se vouer et se démènent comme des diables dans les bénitiers pour nouer les deux bouts du mois.

Saisissant la balle au bond, l’INAP à travers son président, en appelle au sens critique du Gouvernement et l’invite à agir avec promptitude car il y a péril en la demeure.

Ainsi, elle lui demande  de procéder, sans autre forme du procès, au réajustement des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat. Elle recommande, en outre, au Premier ministre de la recevoir, illico presto, pour examiner en session paritaire cette question.

C’est à ce prix, précise Fidèle Kiyangi, que la justice sera faite aux agents et fonctionnaires de l’Etat.

Le président de l’INAP a également précisé que cette prise de position vaut une mise en demeure à l’endroit du Gouvernement afin de sauver ce qui peut l’être encore du salaire des agents de l’Etat.

En cas de silence où d’une suite négative à ce cri du cœur, des actions d’envergure prévues seront envisagées, a martelé Fidèle Kiyangi.

Il s’agit là des revendications à prendre au sérieux par le Gouvernement, d’autant plus que quand les agents et fonctionnaires de l’Etat tonnent, tout s’arrête. A travers leurs grèves répétitives, ils ont eu, par le passé, à paralyser tout le fonctionnement de l’appareil étatique. Tel n’est pas encore le cas, mais, ‘’wait and see’’.

(Jacques Muluba)

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