Face à la dégringolade de l’économie chinoise

par -
0 788
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Jules Bondombe : « Il n’y a pas lieu de se décourager…)

Comme chaque lundi de la semaine, les membres de la Troïka stratégique réunis autour du Premier ministre Matata Ponyo Mapon ont analysé la dernière évolution de la situation économique à l’interne et à l’international, pour en élaborer des perspectives. Faisant le tour de la situation sur le plan sécuritaire sur l’ensemble du territoire national, le chef du Gouvernement a indiqué que la situation était calme. A la même occasion, il a annoncé aux membres de cette structure la réunion qui sera organisée au mois de septembre aux Nations-Unies, au cours de laquelle la Rd Congo va être représentée. C’est également le cas de la visite que va effectuer le chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange en Chine, pour resserrer les relations de coopération et d’amitié entre la Chine et la Rd Congo.

Parlant de la conjoncture internationale, Jules Bondombe, vice-gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) a expliqué que l’information phare, c’est la reculade de l’économie chinoise, qui focalise l’attention de tout le monde. Dans cet environnement délétère, à l’en croire, il y a notamment la croissance de l’économie américaine au 2ème trimestre de cette année, pour un taux de croissance estimé à 3,7%. Ce qui constitue une bonne nouvelle.

Le taux de croissance revu à la baisse (8,7%)

Sur le plan interne, dit-il, il y a le problème du taux de croissance économique. Car selon lui, pour cette année, les informations reçues suite à la situation arrêtée au mois de mars faisaient état d’une croissance qui se situera en deçà de 10%. Après l’évaluation avec la situation arrêtée au mois de juin, cette croissance devait s’arrêter aux données actuelles à 8,4% et nous sommes toujours dans la même trajectoire de croissance.

« Nous ferons peut-être moins bien que l’année dernière, où nous avons fait 9,5% », soutient-t-il, avant d’insister sur le fait qu’il n’y a pas lieu de se décourager, vu la situation sur le plan mondial. La Rd Congo fait des efforts louables. Disons qu’en ce qui concerne les prix intérieurs, grâce à la bonne tenue des finances publiques, il y a une politique monétaire qui reste prudente ; le niveau des prix est resté stable, c’est-à-dire, nous sommes largement en deçà de 3,5% qui était la cible cette année.

Au niveau des finances publiques à partir de la fin de l’année dernière jusqu’à ce jour, renchérit-t-il, nous avons engrangé des revenus assez substantielles en terme d’économie réalisée en finances publiques. Celles-ci sont bien tenues, la preuve en est que le taux de change et les prix intérieurs sont restés stables. Au niveau de la Banque centrale du Congo (BCC), les recettes sont concentrées vers la fin du mois.

Les quatre pays africains les plus exposés au ralentissement de l’économie chinoise

La «Chinafrique» est en train de connaître son premier revers. Si le krach boursier chinois n’a pas donné lieu de grands remous sur les marchés africains, indique l’Agence Ecofin, ajoutant que le ralentissement de la croissance de l’économie chinoise risque fort de provoquer des dégâts considérables sur le continent. Selon le département de recherche de Bank of America Merrill Lynch, si la croissance chinoise ralentit à 3,5%, les importations chuteront de 17,5% !

Les pays africains les plus exposés sont naturellement les plus dépendants de la demande chinoise de matières premières. C’est le cas, entre autres, le cas de la Sierra Leone qui puise ses maigres ressources des exportations de fer et de titane vers les usines chinoises.

Même inquiétude pour l’Angola qui exporte près de 40 % de sa production de brut vers l’empire du milieu. Le risque du tarissement des financements chinois constituent une autre source d’inquiétude en Angola. Depuis la fin de la guerre civile en 2002, la Chine aurait accordé près de 14,5 milliards de dollars de crédits à Luanda. Des fonds essentiellement gagés sur un baril de pétrole dont la chute des cours rend encore plus problématique la situation économique du pays.

La Zambie est, elle aussi, particulièrement vulnérable à un ralentissement de la deuxième économie mondiale.  Pékin pourrait en effet limiter ses importations de cuivre de Zambie. Les investissements chinois représentent par ailleurs 7,5 % de la production nationale et 80 % des exportations dans le pays.

Autre victime collatérale de la crise chinoise: l’Afrique du Sud.  Les exportations de fer sud-africain ont par exemple chuté de 36,9 % sur un an et des minerais comme le platine, utilisé dans l’automobile, subissent de plein fouet la baisse des cours et de la demande.

(Jean-Marie Nkambua)

 

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse