Face à la dégradation des routes de desserte agricole en Rdc: Le vélo au centre de l’économie provinciale

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A l’Equateur et dans d’autres provinces de la République démocratique du Congo, le vélo est plus qu’un moyen de déplacement. C’est un véritable outil de commerce et d’échanges. Face à la dégradation constante des routes de desserte agricole, on évoque plus l’achat des véhicules ni de grosses motos (qui coutent assez chères), la population s’appuie sur le vélo. Hommes, femmes, jeunes, vieux, et même les enfants sont tous les temps sur le vélo pour les déplacements vers les champs, vers l’école à grande distance et surtout vers le marché pour vendre tout ce qui est produit dans l’agriculture.

Même les vieilles femmes parcourent des grandes distances pour vendre de l’huile, patates douces, feuilles de manioc, carottes, et autres produits de base. Le commerce ambulant utilise aussi ce vélo pour aller de village en village vendre les biens manufacturés dont a besoin la population locale. Toute l’économie de la famille est basée sur ce pauvre vélo parfois dans un état déplorable après plusieurs années d’utilisation sans entretien.

A Bumba, le vélo est au centre de la construction des nouvelles maisons. Son utilisateur porte jusqu’à 80 briques cuites parcourant une longue distance pour les déposer chez le client. C’est de cette façon qu’il peut gagner un peu d’argent chaque jour et nourrir sa famille. L’absence du travail correctement rémunéré amène ces hommes et femmes à imaginer toute sorte de transaction autour du vélo.

Si la moto est un luxe dans ces coins reculés de la République, chaque famille se doit de posséder au moins un vélo pour survivre. Un vélo multi-usage. Des bidons d’huile, des sacs de maïs et manioc, des tôles sont accrochés sur ce vélo qui parcourt des distances inimaginables parfois avec tous les risques possibles pour son utilisateur.

Les routes facilitent les échanges

Il est arrivé par moments que certaines personnes se demandent si on peut manger la route. Une façon pour eux de minimiser la réfection des routes au profit de la politique du ventre. Un seul tour dans le monde rural leur permettrait de comprendre l’importance des routes. Peu importe l’effort de production d’un village ou d’une ville, si les routes d’évacuation sont en mauvais état, toute cette production est vouée à l’échec. C’est ainsi qu’il y a chaque semaine des tonnes de maïs, manioc, haricot, poissons et autres produits de première nécessité qui pourrissent faute d’acheteurs. A cause de la dégradation des routes, il est difficile d’acheminer le riz d’itimbiri à Bumba centre. La route Lisala-Bumba très impraticable ne favorise aucun échange commercial digne de ce nom. Les commerçants sont obligés de passer par le fleuve, limitant ainsi les quantités de denrées à commercialiser. Le gouvernement congolais doit réhabiliter les routes de desserte agricole s’il désire voir les Congolais manger à leur faim chaque jour.  Les vélos et motos ne peuvent pas emmener des grandes quantités de vivres. Seuls les trains ou véhicules ou même les bateaux peuvent le faire. Avec la détérioration de plusieurs ports, les bateaux n’existent que de nom. Ces barges de privés qui naviguent sur le majestueux fleuve Congo sans respecter les normes, exposent des milliers de passagers à la mort. Pas étonnant que leurs accidents soient courants et que cela n’émeut plus personne. Il faudrait retourner à la politique de cantonnage manuel pour assurer l’entretien régulier de ces routes d’une importance capitale pour l’économie nationale.

Muntu Bualu

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