Face à la confusion qui règne au sein de l’Udps et du Rassop: Est-il raisonnable de célébrer l’an 1 de la mort du Sphinx?

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Décédé le 1er février 2017 à Bruxelles de suite d’une embolie pulmonaire, l’Opposant historique de la République Démocratique du Congo, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, totalise déjà 1 an, non pas en terre des ancêtres, mais toujours dans une morgue bruxelloise inconnue. Ce, pour un manque de consensus entre sa famille biologique, l’Udps et le Gouvernement de la République. Pas trop à dire autour de la mort de ce grand homme qui a marqué l’histoire politique de la RDC à travers son combat pour la démocratie.

Mais comme il est de coutume au Congo qu’à chaque fois qu’un leader meurt, il part avec son idéologie et sa grandeur, puisque n’ayant pas préparé son successeur de son vivant. Malheureusement, c’est ce que la mort d’Etienne Tshisekedi a laissé au sein de son parti politique tant aimé, qu’est l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (Udps) et sa plateforme créée à Genval en Belgique quelques mois avant sa mort, le Rassemblement des Forces politiques et Sociales acquises au changement. Tshisekedi part, les dissidences se créent, faute de leadership. Et aujourd’hui, l’on compte plusieurs ailes du Rassop, en l’occurrence celle de Limete, celle de Kasa-Vubu qui est en crise actuellement et celle des opposants signataires de l’Accord du 18 octobre. Du côté Udps, l’on compte déjà Udps/Limete, Udps/Tshibala, Udps/Mubake, sans oublier l’Udps/Kibassa qui existait déjà même du vivant du leader maximo.

Ce jeudi 1er février 2018, la RDC en général, comme les combattants de l’Udps et militants du Rassemblement dans sa globalité célèbrent l’an 1 de la disparition du lider maximo, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, tout le monde se mobilise pour que cela se passe dans une ambiance conviviale. Tshisekedi n’était pas seulement pour le Congo, mais aussi plusieurs nations d’Afrique et du Monde gardent un souvenir sur cet homme. De Bruxelles où il a quitté le monde, passant par Paris où il était aussi populaire, jusqu’à descendre sur Kinshasa, le sphinx de Limete est resté gravé dans la mémoire de plus d’un. Mais fort malheureusement, à cause des conflits et bassesses politiciens, le grand opposant n’a jamais eu des obsèques dignes de son nom dans sa propre terre (RDC). Ils ont préféré (Udps et alliés) pleurer Tshisekedi dans sa deuxième patrie soit en Belgique, et ensuite retourner sa dépouille mortelle dans une morgue.

Qu’à cela ne tienne, Tshisekedi totalise un an depuis sa disparition. Mais où célébrer ce premier anniversaire de sa mort ? Avec qui ?

Plusieurs communiqués portant ce même objet parviennent à la presse. Valentin Mubake, un de plus aimés de « ya Tshitshi », avec son Udps organise une messe d’action de grâce ce 1er février en la paroisse Notre d’Afrique dans la commune de Lemba/Echangeur. Jean-Marc Kabund et Félix Antoine prévoient de leur de côté une messe le même jour en la Cathédrale Notre Dame du Congo. Une commission a été mise en place avec comme mission de faire une étude technique, matérielle et financière sur l’organisation de la commémoration, d’élaborer  un programme précis et détaillé, d’identifier les participants et déterminer le nombre et le critérium des intervenants, ainsi que de récolter les moyens  financiers nécessaires. L’on espère que l’Udps Tshibala a aussi son planning, pour rendre hommage au lider maximo. En Europe, des organisations de ce genre sont aussi prévues.

Déjà, ils sont disséminés ici et là, puisque ne connaissant pas le vrai successeur de ya Tshisthi. Si du côté de l’Udps/Tshibala l’on reconnait Bruno Tshibala Nzenzhe comme successeur de Tshisekedi, les autres ailes de ce grand parti de l’Opposition congolaise n’ont pas encore dit mot. Chacun gère ses combattants. Et ces orphelins sont presque dépaysés. Ce 1er février, ils seront partout pour pleurer leur idole.

Le congrès de l’UDPS/Limete fixé au mois de février

Comme l’on venait de le dire dans les lignes qui précèdent, si du côté de Tshibala,  on connaît déjà le successeur de « ya Tshitshi », Limete n’a pas aussi dit mot, ni l’aile Mubake. Kibassa lui a annoncé son mariage avec l’aile Limete en vue de l’unification de ce grand parti de l’Opposition.

Et dans ce cadre, l’Udps/Limete a clôturé les travaux préparatoires de son congrès. La commission préparatoire composée de 32 personnes chargées de préparer ces assises a déposé à Jean-Marc Kabund, Secrétaire général du parti, son rapport. Et d’après les informations de dernière heure, ce congrès se tiendra pendant deux jours. Les discussions sont en cours sur la date de ces assises.

« Nous avons décidé d’organiser ce congrès au mois de février 2018, étant donné que ce mois est symbolique pour nous. L’UDPS a été fondée le 15 février et le président Tshisekedi est mort le 1er février. Cependant, nous n’avons pas encore la date », a dit son porte-parole Augustin Kabuya.

Pour l’heure, le parti s’active à réunir les moyens matériels et financiers pour la bonne tenue de ce congrès. La tâche est d’autant difficile qu’il faut que les 54 fédérations soient présentes. En plus des  titres de voyage, il faut assurer le logement aux délégués de 50 fédérations (4 par fédération).

Une marche prévue par l’Udps ce 16 février

Et dans ce rythme de deuil, l’Udps ne veut pas non plus se désolidariser de sa politique de violence. Ces dirigeants prévoient, à l’occasion de la commémoration du 26ème anniversaire de la marche des chrétiens à Kinshasa, une grande marche ce 16 février sur toute l’étendue de la RDC. Ce, en attendant un communiqué du Comité Laïc de coordination et d’autres plateformes. Dans l’attente de la réaction de l’autorité compétente, les choses s’annoncent encore compliquées. Un dossier à suivre.

(Bernetel Makambo)

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