Face-à-face étudiants de l’UNP-Police nationale congolaise: Steve Mbikayi lance un appel au calme

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La grève, les manifestations, les revendications syndicales sont inhérentes à la vie quotidienne dans les milieux sociaux professionnels. Mais, s’en prendre aux innocents et autres édifices publics constitue une infraction pénale et préjudiciable à la société. Depuis un certain temps, ces genres de comportement dégénèrent de plus en plus, et certains badauds se faisant passer pour des étudiants en profitent pour se faire un nom au soleil, pour piller, voler et voir violer certaines étudiantes et autres mineurs. Ce dernier temps, le pays fait face à ce type de comportement depuis le début de l’année scolaire en cours. Avec le mouvement de grève déclenché par les infirmiers, médecins et professeurs, la vie sociale au pays de Patrice Emery Lumumba constitue un calvaire et la population vit dans la psychose de troubles dont les auteurs sont difficiles à appréhender. Le dernier soubresaut d’hier lundi 25 septembre 2017 à l’Université Pédagogique Nationale (UPN) a créé une panique dans la partie ouest de Kinshasa, mettant face-à-face les étudiants et la Police Nationale Congolaise à cause d’une incompréhension  provoquée par les autorités académiques de cette institution, qui auraient exigé de force l’organisation de la seconde session, pendant que les étudiants attendent la délibération de la première session.          

Tout est parti de la mauvaise communication entre les autorités académiques de l’Université Nationale Pédagogique (UNP). Pendant qu’une frange d’étudiants non encore délibérés attend leurs résultats, un communiqué aurait fait état de la reprise de la seconde session dans cette université, au mépris des étudiants qui ne sont pas en possession des résultats de la première session. A en croire les indiscrétions, l’UNP aurait instauré un système d’encodage et que la bonne partie des étudiants leurs noms seraient omis, ne se trouvant pas sur la liste définitive pour ce cas.

Pour certains, les étudiants auraient payé à deux reprises les frais de participations à la session. A la place des professeurs, ce sont leurs assistants qui interrogent les étudiants.

Ces deux versions parvenues à la Rédaction du Journal, ont été à la base des échauffourées entre les étudiants et la police. Pour les uns, les étudiants manifestaient au sein de l’Université Pédagogique Nationale ; pour les autres, les étudiants auraient barricadé la route Matadi, puis entassé une montagne des pierres qu’ils projetaient contre les éléments de la Police nationale congolaise. Cette dernière, dans sa mission de sécuriser la population et leurs biens, aurait fait éruption dans l’enceinte de l’Université Pédagogique Nationale dans le but de calmer les étudiants surchauffés. Ces cadres universitaires ont toujours considéré la Police Nationale comme une bête à abattre. Ceci aurait dégénéré et les policiers auraient tiré sur les étudiants. Et pendant que nous mettons sous presse, aucun bilan en perte en vie humaine ne nous ai parvenu. Sinon, quelques dégâts matériels importants et quelque blessé dont une jeune fille dénudée du fait qu’elle filmait la scène sur son portable. En plus, nous apprenons qu’une balle perdue aurait touché un élève, qui a succombé de ses blessures.

Dans un autre chapitre, les sources nous renseignent que les étudiants de la Faculté des sciences, département de la chimie auraient répliqué au gaz lacrymogène de la Police par une autre matière plastique toxique. Si cette information s’avère exacte, nous sommes au début d’un cycle terroriste aux conséquences fâcheuses, et un conflit ouvert entre les étudiants et les services de sécurité.

A en croire l’opinion, ces faits sont anormaux dans la société humaine à chaque fois qu’ils mettent aux prises les étudiants qui voient en policier un ennemis potentiel prêt à être lynché et vice-versa. Les étudiants par ailleurs oublient la cible potentielle de leur revendication, se projettent versant leur courroux aux innocents, dans le seul but de se faire entendre. Parfois, ils arrivent à perdre raison à cause de l’ampleur de la violence qui suit leurs revendications. Pareille attitude et/ou pareil acte ont été à la base de la fermeture de certaines institutions universitaires, le temps de mettre de l’ordre en défaveur de ces cadres universitaires avec les années dites blanches, ce dont personne ne souhaite que cela arrive. D’où, la nécessité d’harmoniser le rapport Etudiant-Police Nationale Congolaise, pour les uns de poursuivre leur formation universitaire et être utiles sur le marché de l’emploi demain, d’autre part la Police Nationale Congolaise de continuer à sécuriser la population et leur bien, entendu les étudiants et les infrastructures universitaires.

Par ailleurs, le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Steve Mbikayi, tout en constatant que les échauffourées entre les étudiants et la Police n’ont pas causé mort d’homme, lance un appel au calme.

(Pius Romain Rolland)

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