Exploitation du cobalt katangais

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La Gécamines signe avec deux sociétés minières chinoises
Selon une déclaration rendue publique ce lundi 13 juillet, la Générale des carrières et des mines (Gécamines), compagnie minière étatique de la République démocratique du Congo (RDC), affirme avoir signé un accord-cadre de coopération stratégique avec la « China Non ferrous Metal Mining Co. (CNMC) » et avoir vendu ses concessions de Luiswishi et de Lukuni au fabricant chinois « Huayou Cobalt Co. »

L’acquisition des mines de Luiswishi et Lukuni devrait permettre à Huayou d’exploiter 354.619 tonnes de cuivre et 62.903 tonnes de cobalt, ajoute le communiqué. Quant à l’accord avec CNMC, elle a « pour objet de définir les principes de la future coopération des parties concernant cinq grands projets miniers » autour de Lubumbashi, Likasi et Kolwezi (province du Katanga), a indiqué le communiqué de la Gécamines, sans toutefois spécifier les projets ou donner des détails sur les coûts financiers.

Des milliards mis en jeu

Ces accords vont encore intensifier la présence déjà croissante des miniers chinois en RD Congo – le plus grand producteur de cuivre de l’Afrique et le plus gros producteur mondial de cobalt (un métal utilisé dans les batteries rechargeables).

Ainsi, « MMG Ltd. », une filiale indirecte de la « China Minmetals Corp. », et le groupe chinois « Jinchuan Group » ont tous deux aussi des projets d’exploitation de cuivre dans le pays. D’autre part, « Zijin Mining Group Co. », une société chinoise basée dans la province du Fujian (une province côtière située au sud-est de la Chine) est en train de finaliser un partenariat de $ 412.000.000 avec la compagnie minière canadienne « Ivanhoe Mines Ltd. » pour exploiter l’une des plus grandes réserves de cuivre inexploitées au monde. Et enfin, le projet $ 3,2 milliards de la « Sicomines », une joint-venture entre la Gécamines, la « China Railway Construction Corp. » et la « Sinohydro Corp. », devrait débuter sa production de cuivre d’ici  le mois d’octobre.

En dehors de ceux-là, et selon les statistiques du gouvernement katangais, au moins une bonne douzaine d’autres entreprises chinoises ont exporté du cuivre ou de cobalt de la RDC l’année dernière.

Ce n’est pas un contrat

D’après la législation congolaise, toute cession des ressources naturelles de l’État doit être publiée dans les 60 jours de leur signature par le gouvernement. Or, alors que la conclusion de la vente des permis de Luiswishi et Lukuni  à « Huayou » a eu lieu le 13 juin et que l’accord avec CNMC aurait été signé le 21 juin, la Gécamines n’a toujours pas publié aucun des 2 contrats…

L’ADG intérimaire, Jacques Kamenga, a refusé de fournir plus de détails sur l’affaire CNMC lorsqu’il a été contacté au téléphone lundi par l’agence Bloomberg. « Il s’agit d’un accord de coopération, ce n’est pas un contrat », a-t-il simplement indiqué.

Une déclaration sur le site web de la CNMC en date du 25 Juin, affirme que le président de la compagnie, Zhang Keli, a rencontré le président de la République Joseph Kabila après la signature de l’accord. Et, toujours selon ce communiqué, la société prévoit de coopérer avec la Gécamines après avoir terminé une étude de faisabilité.

Dans le cadre de la vente à Huayou, la Gécamines  déclare simplement dans son propre communiqué « avoir réalisé une plus-value » en ce qu’après cette cession, elle conservera de sa filiale CMSK, acquise en 2012 pour un montant total de 58 millions de dollars  à l’« Entreprise Générale Malta Forrest (EGMF) », plusieurs autres permis et le concentrateur de Kipushi.

Gécamines et ses propres opérations minières

Cependant, déjà au mois de juin, la compagnie publique avait dû faire face aux critiques du Fonds monétaire international et du Centre Carter pour le manque de transparence dans la vente de ses parts dans la concession potentiellement riche de Kawama à « Mutand Mining ».

Selon les statistiques de la Banque centrale du Congo, faisant face à la pénurie d’électricité à l’échelle nationale, la production de cuivre de la Gécamines a chuté de 63% l’an dernier, passant d’environ 40.000 tonnes en 2013 à 15.000 tonnes. Tandis qu’en 1986, sa production était 476.000 tonnes.

En outre, en dehors des participations minoritaires dans des partenariats avec des majors tels que le Suisse « Glencore Plc. », dans « Katanga Mining » et « Mutanda Mining » ou avec l’Américain « Freeport Mc MoRan Inc. », dans « TFM », la Gécamines a du mal à trouver des financements pour ses propres opérations minières.

(MB)

 

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