EXETAT 2015: Des futurs cadres en préparation

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Depuis lundi dernier ont débuté les épreuves de l’examen d’Etat édition 2014-2015. Plus de 593.000 finalistes sur toute l’étendue du territoire congolais sont à pied d’œuvre. Ce nombre de jeunes finalistes aux examens d’Etat, qui sont au front pour décrocher le diplôme d’état, constitue l’espoir de la République démocratique du Congo de demain. C’est parmi cette jeunesse que se cachent les futurs cadres de demain.

Dès lors, une question se pose. C’est celle de savoir le niveau de l’instruction dont bénéficie cette jeunesse. Le degré de conscience constitue aussi une autre lourde tâche qui la jeunesse d’aujourd’hui dans les jours avenir.

Ainsi, la question que l’on se pose, c’est l’attitude qu’ont ces jeunes pour agir efficacement au regard des différentes responsabilités qui les attendent entant que futures cadres de demain.

Et donc, face à cette évidence, quelques parents, dont les enfants passent cette épreuve, se sont confiés pour s’exprimer sur la problématique. «  Les épreuves des examens d’Etat sont une étape très cruciale pour chaque élève. Cette période nécessite une bonne préparation, qui ne doit pas seulement être des élèves, mais aussi bien entendu pour le corps scientifique sans oublier les parents. Le corps scientifique doit s’investir pour le bon encadrement de nos enfants, et cela depuis l’école primaire. C’est là le nœud de problème. C’est au niveau primaire qu’on détermine la réussite d’un élève que ce soit pour ses épreuves des examens d’Etat et aussi bien pour sa carrière estudiantine. C’est ici qu’on apprend à écrire et à lire et ce n’est pas dans la salle de l’examen d’Etat ni dans un auditoire qu’on apprend cela », ont fait savoir quelques parents trouvés sur l’avenue Du Coin au quartier Telecom à Binza Upn.

Ce que vivent les élèves dans la salle en plein examen

« Nous sommes conscients que nous avons la charge d’honorer le Congo partout où nous serons. Mais notre réussite ne dépend pas seulement de nous-mêmes. Elle dépend aussi de nos encadreurs également. Par remarque, nos professeurs ne nous aident pas dans cette affaire. Nous sommes en plein séance de l’examen, tu verras un promoteur d’une certaine école payer de l’argent pour qu’on fasse entrer tous les élevés de son école dans un même local afin de leur faciliter la collaboration dans l’idée de faire 100% de réussite. Dans cette situation par exemple ce n’est le problème de l’élève, mais plutôt de l’école qui veut se faire une renommée et aussi se faire de l’argent sur les dos des élèves. Nous voyons et entendons cela de partout. Aussi, les surveillants qui sont sensés de mettre de l’ordre malheureusement, ils occasionnent des désordres. Ils demandent de l’argent pour qu’ils donnent aux finalistes l’autorisation d’utiliser les téléphones et collaborer entre eux. Des choses pareilles nous nuisent. Et comment nous aurons notre responsabilité en main ; si nous sommes au départ conscient que la réussite exige maintenant de la corruption et de la mafia », s’interroge une finaliste revenant de son centre d’Exetat.

Les responsabilités ont à partager et chacun dans son portion de travail devra s’assumer. Autant que ces finalistes sont interpellés, autant également que l’Etat congolais est prié de réorganiser l’enseignement, qui depuis un temps, présente des lacunes. Il faut un investissement sérieux afin de remonter à la bonne surface, l’instruction des cadres congolais de demain.

C’est investissement doit commencer à la base. C’est-à-dire ; au niveau primaire, puis au secondaire et à l’humanité. «  Ce n’est que de la sorte que l’on va donner au pays une génération de jeunes consciencieux et responsables, capables d’honorer le pays », a conclu Mme. Thérèse Nkusu, habitante au quartier Télécom.

(Charlie Muepu/Stagiaire)

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