Examen, vote du budget de l’exercice 2017: Bruno Tshibala ambitieux, fixe la barre haute

par -
0 449
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

L’examen approfondi et l’adoption du budget de l’exercice 2017 par le Parlement ainsi que sa promulgation, en tant que loi budgétaire, par le Président de la République permettront au pays de mettre un terme au recours aux crédits provisoires qui courent depuis janvier 2017, conformément à l’article 6 de la loi portant ouverture des crédits provisoires. Un budget qui traduit l’ambition et la détermination d’un peuple de se prendre en charge.

Devant les élus du peuple, le Chef du Gouvernement a fait face aux préoccupations relatives notamment à la capacité mobilisatrice des recettes chiffrées à 11.301.7 milliards de Francs congolais, en ce que Bruno Tshibala doit assainir avant tout, les régies financières caractérisées par le coulage des recettes, mais également renforcer la rigueur au sein des Entreprises de l’Etat génératrices des recettes telles que la SNEL et la Régideso qui, par malheur facturent leurs abonnés les produits non consommés ou peu consommés.

Les routes ont figuré parmi les préoccupations des élus du peuple. Certes, un budget ambitieux qui va souffrir du temps par rapport aux échéances électorales quant à ses ambitions. La télécommunication est en même de ramener les recettes dans le trésor public, et Bruno Tshibala doit ouvrir l’œil et le bon quant à ce. La mobilisation des recettes est une discipline de l’Etat qui repose sur l’Etat de droit. La corruption a neutralisé l’âme de la République. Ceci dit, le ministre de la Justice doit ramener à la retraite anticipée tous les corrupteurs et corrompus, si son équipe est en même de réaliser les recettes de 11.301.7 milliards de Francs congolais.

Trois axes prioritaires ont favorisé l’élaboration de budget de l’exercice 2017, une situation atypique aux us et coutumes gouvernementales. Il s’agit de la sécurité, du social et des élections.

Hier cependant, le Premier ministre Tshibala avec tous les membres de son gouvernement a présenté devant les élus nationaux, le projet de loi de finances de l’exercice 2017, dans un contexte tout à fait particulier, outre le respect de procédures parlementaires, qui voudrait que le Chef du Gouvernement présente le projet sus indiqué conformément à l’article 126 de la Constitution.

Le contexte dans lequel ce budget est élaboré est celui de la marche irréversible de la RDC vers l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes conformément à l’accord de la Saint sylvestre. Cet accord définit le mode de gouvernance du pays durant cette période transitoire fixe les quatre principales axes prioritaires au Gouvernement d’union nationale.

Ces objectifs clairement contenus dans le Programme du Gouvernement ont guidé le travail d’élaboration du Projet du Budget exercice 2017. Il faut dire que ce projet concrétise la volonté du Président de la République de doter le pays des ressources nécessaires pouvant lui permettre de faire face aux priorités relevées. « Le Projet de loi des finances de l’exercice 2017 a été élaboré dans un contexte économique international caractérisé notamment par une remontée des cours des produits miniers et pétroliers sur le marché international, après des faibles résultats enregistrés en 2016 », a-t-il le Premier Ministre.

Ce budget a pris en compte au niveau national l’amélioration du taux de croissance projeté à 3,5% en 2017 contre 2,4% estimé à fin décembre 2016.

Au regard de sa structure, ce budget traduit l’ambition et la détermination de tout un peuple de se prendre en charge.  

De la prévision budgétaire et configuration des recettes

La loi des finances de l’exercice 2017 est présentée en équilibre, en recette et en dépenses, à hauteur de 11.301.7 milliards de Francs congolais. Comparé au budget arrêté dans la loi de finances rectificative 2016 chiffré à 6.694,5 milliards de Francs congolais, il dégage un taux d’accroissement de 68,8% et une pression fiscale de 13, 0%.

Il faut dire que le budget général de l’exercice 2017 est de 10.013,7 milliards de FC constitué des recettes internes de 6.166,5 milliards de FC et des recettes extérieures de 3.847,3 milliards de Fc.

S’agissant de recettes internes, elles accusent un taux d’accroissement de 40,6% par rapport à celles de la loi de finances rectificatives 2016 arrêtées à 4.386,9 milliards de FC. « Toutes ces recettes courantes connaissent une augmentation significative par rapport à leur niveau précédent », a-t-il indiqué.

Cependant, les recettes des douanes et accises s’élèvent à 2.497,3 milliards de FC, un accroissement de 36,0%. Celles provenant des impôts tels que la TVA, l’IPR et l’IBP à 2.645,3% de FC, dont l’augmentation  est celle de 52,2%. « Si les recettes non fiscales à collecter par la DGRAD est de 771,1 milliards de FC, avec un accroissement de 31,4%, les recettes des pétroliers producteurs prévues à 252,8 milliards de FC, ont atteints un accroissement de 89,2%, à la suite de la reprise des cours du pétrole observée dur le marché international », a relevé le premier Ministre.

Quant aux recettes extérieures, elles sont chiffrées à 3.847,3 milliards de Fc contre 1.110,5 milliards de  FC de l’année précédente, soit un taux d’accroissement de 246,4%. Elles comprennent les recettes d’appuis budgétaires de 6,1 milliards de FC et des recettes de financement des investissements de 3.841,1 milliards de FC constituées essentiellement des Dons projets de l’ordre de 1.951,3 milliards de FC provenant de principaux partenaires bi et multilatéraux de la RDC, notamment la Banque Mondiale avec 463,5 milliards de FC ; la BAD avec 207,8 milliards de FC, le Royaume Uni avec 197,4 milliards, l’Union européenne à hauteur de 165,5 milliards de FC et le Pnud à hauteur de 103,6 milliards de FC et les emprunts projets de 1.889,8 milliards de FC attendus essentiellement de la Chine, soit 626,6 milliards et du partenariat financier assuré par Exim Bank Of China, soit 404,8 milliards de Fc et Afrexim Bank, soit 644,2 milliards de Fc.

Il y a lieu de préciser que les données relatives à ces recettes ont été confirmées par les différents bailleurs concernés.

En outre, les comptes spéciaux se présentent à 409,4 milliards de Fc contre les prévisions de la loi des finances rectificatives 2016 fixées à 366,7 milliards de Fc, soit un taux d’accroissement de 11,7M dû à l’effet de taux d’inflation. « Ces prévisions sont constituées essentiellement des recettes des comptes d’affectation spéciale  répertoriés à ce jour, à savoir le Fonds de Promotion de l’Industrie, le Fonds National d’Entretien Routier, la Régie des Voies Aériennes pour le Go pass, le Fonds Forestier National, le Fonds de Contrepartie, le Fonds de Promotion Culturelle, le Fonds de Promotion de l’éducation nationale et l’Office des Petites et Moyennes Entreprises Congolaises », a insisté le Chef du Gouvernement.

Ainsi donc, la réalisation des prévisions des recettes de l’exercice 2017 est tributaire de la mise en œuvre effective de mesures fiscales et administratives ainsi que des actions envisagées par l’Exécutif national à travers les administrations financières.

Ce train de mesures vise l’encadrement et la maximisation des recettes de l’Etat dans un élan incitatif et participatif de services d’assiette dans cette lutte acharnée contre la modicité des fonds publics. Le Gouvernement Bruno Tshibala entend donc consolider les efforts de bonne gouvernance instaurée comme mode de gestion pour parvenir à cette fin.

(Pius Romain Rolland)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse