Examen et adoption de la proposition de loi de l’Ordre des Architectes, Patrick Tanzi Madrandele : « la beauté de la RDC dépend des architectes »

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La dernière plénière de la semaine du 12 avril courant, a été riche en débat et contributions de qualité. Il s’est agi de l’examen et adoption de la proposition de loi portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre des Architectes en République Démocratique du Congo. Proposition de loi de l’honorable Lucain Kasongo Mwadiavita.

De même que les pharmaciens, les médecins, les avocats, les infirmiers, les architectes viennent à travers Lucain Kasongo, avoir la reconnaissance légale, susceptible d’exercer leur profession en toute modestie. Il faut dire que la République Démocratique du Congo, à travers son Institut Supérieur ESAU, est la seule en Afrique centrale de disposer d’un tel Etablissement. Curieusement, la RDC semble perdre sa beauté, du fait que plusieurs pseudos architectes se sont invités dans la construction et élaboration de plans. Dans un passé récent, nul n’ignore que plusieurs bâtiments se sont écroulés dans la ville de Kinshasa, du fait que les propriétaires se sont passés de services des architectes, recrutant qui ils veulent dans le seul but de satisfaire leur caprice sans respecter les normes architecturales.

Cette difficulté a été au cœur du débat à l’Assemblée nationale, mais aussi la définition de certains concepts dans la proposition de loi. Parmi les intervenants, la Rédaction du Journal L’Avenir  s’est intéressée aux propos de l’honorable Patrick Tanzi Madrandele,  élu de Faradje,  cadre du Congrès National Congolais (CNC). Son intervention semble pertinente du fait qu’une zone d’ombre plane sur certaines définitions.

Sa contribution dument approuvée au débat général sur la proposition de cette loi au cours de la plénière du 12/04/2017 a enrichi cet instrument légal. Dans son argumentaire, Patrick Tanzi affirme que la beauté de la Rdc dépend de la qualité que regorgent les architectes congolais. Jugeant quelques définitions de concepts incohérentes, il a exhorté la plénière de les compléter et les clarifier pour une meilleure compréhension.

Les deux points qui fâchent

Ce passionné de la beauté architecturale avait présenté au cours du débat, les deux points qui le fait fâcher  par leur incohérence, à savoir  sur la qualité d’être architecte et celui qui confère cette qualité.

Pour lui, la qualité d’architecte ne peut jamais être conférée par un Ordre. Est infirmier pour avoir obtenu le diplôme en infirmerie ; est avocat, celui qui a obtenu sa licence en droit ; est médecin celui qui a obtenu sa licence en médecine ainsi l’est tout architecte. Il pose cependant la question que l’article 4 de ladite proposition soulève « Qui confère la qualification d’architecte? Est-ce le diplôme ou l’ordre des architectes ? » Si la qualification d’architecte est reconnue par l’Ordre, cela constitue une aberration. A en croire ce scientifique en chimie, l’ordre ne peut reconnaitre que celui qui dispose d’un diplôme qui couronne la fin de ses études et lui confère une profession. Cette dernière est reconnue au sein de l’Ordre qu’il évolue pour se conformer à la loi.

A l’article 69, il s’insurge qu’il n’est pas juste de contraindre un architecte à ne vivre que de l’architecture. Cette contrainte en ce qui lui concerne, est une violation des droits individuels et privés reconnus par la loi fondamentale qu’est la Constitution. «  C’est inacceptable car chacun a son “moi” et son ” sur moi », a-t-il soutenu.

Peu avant de renvoyer cette proposition de loi en commission, il a en outre soulevé des précisions nettes sur, notamment l’origine des normes reprises dans cette proposition de loi. Pour lui, il semble que ces concepts sont emprunts aux définitions européennes, américaines, russes et chinoises.

Ce, du fait que la RDC ne dispose jusque-là d’aucune norme relative en cette matière. En plus de concepts emprunts de l’occident, il a estimé que dans cette proposition de loi, aucune différence n’est établie entre le dessin d’architecte et le choix des matériaux. D’où, son interrogatoire de la place qu’occupe un ingénieur en construction.

En somme, l’élu de Faradje a clôturé son intervention en exhortant la plénière à ce que la proposition de loi sous examen ne soit pas transformée à une base de tracasseries et des blocages pour les architectes qui sont obligés de s’inscrire. Dans la même logique, il interpelle les architectes à leur conscience à contribuer au trésor public dans leur part due aux différents marchés de construction. Sinon, ils ont également la charge de transformer cette Ville de Kinshasa, devenue de plus en plus une poubelle, plutôt une ville attrayante.

(Pius Romain Rolland)

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