Examen du projet de budget de l’Etat exercice 2016

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Trois interventions enrichissantes lors du débat général

La sanction est l’élément clef pour permettre aux trois régies financières de s’assumer efficacement.Sans elle, le gouvernement ne peut espérer faire mieux. C’est à quoi, Henry Thomas Lokondo invite le Gouvernement à s’atteler rigoureusement, tout en interpellant le ministre de la Justice quant à ce.

Ces éminents intervenants lors de l’examen du Projet de Budget de l’Etat, exercice 2016, ne l’ont pas déclaré irrecevable.Par conséquent, leurs interventions ont ajouté la plus-value à ce document provenant du Gouvernement central.

Des interventions pertinentes qui invitent le Gouvernement Matata à tenir compte de certains paramètres à exploiter pour accroitre efficacement son budget. Un budget réaliste qui tient compte de l’environnement économique international, de la baisse de la cours des matières premières, etc.

Il faut aider la République

Le premier à prendre la parole parmi les trois intervenants est le député national Toussaint AlongaLikili. L’élu de Mont Ambaqui a défini le budget comme premier acte d’engagement d’ordre de la République  qui doit revêtir d’un caractère singulier ce qui veut dire que les critiques, les débat au tour du budget n’a pas pour objectif d’arrêter la marche de la République. Pour lui, il faut aider la République à mieux s’articuler pour faire face évènementiel.

Partant de ses observations après lecture du projet de budget, il conclut que c’est un « Budget Programme » qui, en principe est assorti d’une clause spéciale sur l’obligation des résultats. « En ce qui concerne l’obligation des résultats, le Chef du Gouvernement doit innover par une intelligence nouvelle de sorte que les rubriques libérées, secteur par secteur, puisse conduire à des résultats », a-t-il indiqué du Haut de la tribune.

Prenant en compte le secteur de l’Enseignement en 2016, il affirme qu’il y a une certaine augmentation et pour concilier cette augmentation, ce qu’il faut à la République Démocratique du Congo,c’est l’enseignement de qualité. Dans ce domaine, il précise qu’il y a obligation des résultats.

Quant à la troisième observation, il souligne qu’il y a nécessité de mettre à contribution le secteur judiciaire pour parvenir à l’obligation des résultats. « Ce qui se passe et ce que nous avons appris au ministère du Budget qui a dénoncé les séries de combines ; les personnes à la base sont connues. Qu’attend le Premier Ministre pour mettre en accusation les personnes ou les services concernés », a dit l’Avocat et député national Toussaint AlongaLikili.

Enfin, il a insisté sur le fait qu’à une année de la fin de la mandature législative, il déplore qu’à l’occasion que le discours puisse changer des certaines personnes notamment ceux de la majorité qui prendront le discours aux allures des opposants

L’environnement, la santé  au cœur de préoccupations de Grégoire Lusenge

Cet élu de l’Ituri invite le Gouvernement à investir dans le domaine de l’environnement à l’instar d’autres pays. « Lorsqu’un pays produit de crédits carbones certifiés, ce crédit apporte de millions au pays », a-t-il recommandé au Gouvernement tout en insistant sur le fait que beaucoup reboisent et ce reboisement apporte de millions dans les recettes de l’Etat. En outre, il insiste sur le fait que le Gouvernement n’a pas investi dans ce domaine. Ce dont, le gouvernement peut capitaliser les recettes sur l’exploitation forestière. «… vous avez la grande forêt de l’Ituri, les gros des recettes provient de l’exploitation forestière, mais il n’y a pas de reboisement, l’une des sources de recettes », en invitant ses collègues d’améliorer le budget à l’Ecofin dans ce domaine tout en donnant beaucoup d’argent au Gouvernement de la République.

Quant à la santé, le montant alloué à ce secteur risque de permettre à la RD Congo de dépendre des partenaires extérieurs. Il sollicite le financement durable dans ce secteur. Il déplore le fait que les programmes de santé tels que  PNMLS, PEV, et autres fonctionnent avec le budget des partenaires extérieurs ; la même chose en ce qui concerne les zones de santé qui fonctionnement avec les moyens aux partenaires. Pour lui, il faut qu’on arrête que le système de santé fonctionne avec l’assistance des partenaires. Il a souligné également les incohérences dans le document n°6  qui se rapport à la construction de latrine publique à Mambassadans la rubrique investissement, pourtant la nature donne à cette population le lieu d’aisance dans la forêt.Ceci, amène à une rectification au  niveau de la commission Econfin.

Un budget réaliste, mais la sanction doit suivre contre les antivaleurs

Lucide et pragmatique, Henry Thomas Lokondo précise  que ce projet de budget est réaliste parce que le Gouvernement  ne pouvait pas faire autrement tenant compte de la conjoncture internationale et nationale. « Quand vous avez un budget de cet ordre-là, la meilleure manière de le gérer est d’appliquer strictement et rigoureusement l’austérité. En ce qui concerne les dépenses, on en parlera à la Commission avec les membres du gouvernement,  il y a beaucoup de rubriques budgétivores qu’il faut élaguer ; il faut éviter aussi le saupoudrage c’est à dire mettre les moyens dans les secteurs productifs qui ont un effet d’entrainement positif sur l’ensemble de notre secteur de la vie nationale, notamment l’OVD et l’Office de Routes », a indiqué l’élu de Mbandaka.

Pour ce faire, il a adressé trois questions au Premier Ministre de qui il sollicite les réponses notamment aux membres du Gouvernement en paraphrasant le Général de Gaulle qui a dit ; une de qualité d’un homme d’Etat est de savoir se raviser. Ceci dit, il estime que la loi sur la programmation de nouvelles provinces dont l’opération a déjà commencé, mais au stade actuel, il y a blocage. « Est-ce que cette politique de la mise en place des nouvelles provinces n’est pas en panne ? Si oui, pour combien de temps ? », En prenant l’exemple de la Belgique, un pays fédéral qui a mis plus de 25 ans pour appliquer la politique fédérale.

Etant donné que c’est une loi de programmation, il s’agit de programmer par processus.

Quant aux recettes, il pose la question sur l’application de l’Accord que la République Démocratique du Congo a signé sur la zone économique commune avec l’Angola qui devrait procurer à la RDC chaque année 650 millions de dollars avec l’exploitation de notre pétrole. Est-ce que cet accord est appliqué ou il est en discussion avec les amis angolais ?

A quand la mise en place et l’opérationnalisation du guichet unique du commerce extérieur, s’interroge-t-il pour avoir des réponses nettes. C’est instrument qui pourrait combattre rigoureusement la corruption puisque les experts ont estimé que la RD Congo perd 15 milliards de dollars par an. C’est ce guichet qui va combattre la fraude et la corruption au regard de la nomination du Chef de l’Etat d’un conseiller spéciale en charge de cette lutte, renchéri Henry Thomas Lokondo qui insiste sur la sanction susceptible de permettre les régies financières à mobiliser efficacement les recettes.

 

(Pius Romain Rolland)

 

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