Eve Bazaïba: « Le Rassemblement n’aura plus le soutien du MLC en cas de régime spécial »

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Il fallait s’attendre à de telles réactions. Le respect de la Constitution et l’amour du Congo continuent à demeurer au centre des préoccupations des vrais compatriotes congolais. Actuellement, la violence n’a plus de place en République Démocratique du Congo. Le Congolais veut conserver sa paix chèrement acquise grâce au sacrifice et aux efforts du Président de la RD Congo, Joseph Kabila Kabange. En marge de leur conclave de Limete, le Rassemblement des Forces Politiques et Sociales acquises au changement présidé par Etienne Tshisekedi Wa Mulumba a annoncé un régime spécial après la date du 20 décembre 2016. Pour cette frange de l’Opposition Congolaise, le président de la République est arrivé fin mandat et doit laisser la gestion du pays à une autre personne avant même la tenue des élections. Une violation claire et nette de la Constitution par des politiciens de l’Opposition congolaise qui prétendent bien maîtriser les lois de la République. Les Congolais n’ont pas droit à la distraction.

Dans une interview exclusive accordée à Politico.cd, le Mouvement de libération du Congo (MLC), parti cher au sénateur Jean-Pierre Bemba, par la bouche de sa Secrétaire général Ève Bazaiba, annonce que le regroupement politique que dirige Étienne Tshisekedi ne bénéficiera plus du soutien de son parti politique, s’il s’écartait du respect intégral de la constitution dans la crise actuelle que traverse la Rdc.

« Nous osons croire que seule la tenue des élections dans le délai décrisperait la tension » a-t-elle martelé.

Rappelons que le 06 octobre dernier, l’Association Africaine des Droits de l’Homme (ASADHO) avait également rejeté la proposition du Rassemblement qui demande un régime spécial dès le 20 décembre 2016, date à laquelle expire le deuxième et dernier mandat du président Joseph Kabila, selon la Constitution.

Pour cette association, membre de la Société civile en République démocratique du Congo, si le Président Joseph Kabila ne doit pas violer la Constitution, l’opposition congolaise non plus n’a le droit de le faire.

« Si nous n’acceptons pas que la Majorité Présidentielle viole la Constitution de la République, nous n’allons pas accepter les actes de l’opposition qui violeraient cette constitution », a déclaré Jean-Claude Katende, le président l’ASADHO, joint au téléphone par Politico.cd.

Pour rappel, à l’issue du deuxième conclave de la coalition des opposants du Rassemblement dirigée par Etienne Tshisekedi, il a été proposé un régime spécial pour conduire à l’organisation des élections le plus tôt possible. Cette proposition a été également décriée par la Majorité Présidentielle, qui  accuse l’opposition  de préparer le chaos en lieu et place de soutenir le dialogue politique national en cours.

(B.M)

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