Evaluation à mi-parcours du document-cadre 2013-2017

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La BAD consulte Gouvernement, FEC et Société civile

Depuis le lundi 07 septembre 2015, la Banque africaine de développement (BAD) est en train de consulter différents intervenants (secteur public, secteur privé, société civile) afin d’évaluer à mi-parcours le document-cadre en matière de développement pour la période allant de 2013 à 2017. Ce document a été conçu dans l’intention de voir la BAD soutenir les efforts de redressement de la Rd Congo. Pour cette institution financière internationale, il faut tirer les enseignements et envisager la possibilité de les intégrer. En bref, la BAD veut s’assurer que les performances macroéconomiques se manifestent dans le quotidien des Congolais, pour obtenir l’inclusivité de la croissance.

Cette importante équipe conduite par son Représentant Résident, M. Sylvain Maliko, a échangé, pour la journée d’hier, avec la Fédération des entreprises du Congo (FEC), la Société civile et le Gouverneur pays auprès de la BAD, M. Henri Yav Mulang, ministre des Finances. Après une réunion de près d’une heure, le ministre des Finances a indiqué que ce qu’il faut retenir ici, c’est l’exercice dans lequel nous nous lançons aujourd’hui, qui consiste à faire une revue du portefeuille de la BAD, qui couvre plusieurs secteurs. Pour lui, l’accompagnement du secteur privé pour qu’il se déploie normalement est nécessaire, parce que c’est lui qui crée les emplois et la richesse. Dès la semaine prochaine, a-t-il annoncé, nous ferons l’état de la situation. Nous examinerons également d’autres secteurs qui paraissent prioritaires comme le renforcement des capacités dans différents domaines et nous procéderons aux ajustements là où c’est nécessaire.

Le dialogue est nécessaire

Ce dialogue a commencé le matin à la Fédération des entreprises du Congo. Ici, la BAD s’était amenée avec l’essentiel de ses experts. Pour son Représentant résident, M. Sylvain Maliko, la stratégie nationale (2013-2017) n’a pas encore atteint la vitesse de croisière. Pour lui, le secteur public à lui seul ne peut pas couvrir tous les besoins de développement. D’où la nécessité d’ouvrir les portes à d’autres intervenants. « Notre rôle est de conseiller le schéma d’inclusivité de tous les intervenants », dit-il.

Par la suite, la parole a été accordée aux experts de la BAD, qui ont donné la liste des instruments pour profiter des services de cette banque. Ici, il a été expliqué aux opérateurs économiques que le fil conducteur de l’intervention de la BAD en Rdc, c’est de soutenir les investissements du secteur privé. C’est aussi d’appuyer le Gouvernement en matière d’infrastructures et désenclavement du pays, sans oublier le secteur de l’eau et de l’assainissement et aux réformes. Et tout cela ne peut avoir d’impact que si tous les intervenants s’attaquent aux contraintes pour que l’Etat joue effectivement son rôle et pour qu’il mobilise davantage des ressources et crée un environnement propice à la création des entreprises.

Pour sa part, la FEC a rétorqué en disant que la BAD peut mettre le financement en faveur du secteur privé, mais tant qu’il n’y a pas utilisation d’instruments, il n’y aura pas des résultats palpables sur terrain. De même, tant qu’on n’aura pas développé certaines infrastructures, il sera difficile pour une inclusion financière.

La parole a également été donnée aux femmes, notamment celles du Comité national des femmes entrepreneurs (CENFE), qui ont remercié la BAD pour ses interventions en leur faveur. Mais elles ont fustigé le fait que lorsque la femme n’est pas informée, elle ne peut rien faire. En plus, elles pensent que la formation seule ne suffit pas, il faut un accompagnement financier pour de projets de femmes. Entre-autres accueils, elles ont soutenu qu’aucune industrie agricole ne peut se développer sans le financement extérieur.

Joëlle Bile, elle aussi membre de la FEC, a salué cette revue à mi-parcours qui permet un rapprochement entre la BAD et le secteur privé. Pour elle, il était temps qu’on s’arrête un peu, afin de rectifier le tir. « Nous espérons que ces échanges vont permettre à ce que le document stratégique 2013-2017 reflète la réalité sur terrain », affirme-t-elle.

Les experts de la BAD présents se sont employés à expliquer, avant que M. Sylvain Maliko ne prenne la parole pour préciser les choses. Il a dit que l’objectif n’est pas d’écouter le secteur privé par rapport à ses attentes vis-à-vis des interventions de la Banque africaine de développement. « Nous sommes convaincus qu’on peut augmenter les interventions. Pour le faire, il faut ce dialogue », indique-t-il, tout en souhaitant que ce dialogue ne soit pas de circonstance, mais continue.

La Société civile consultée

Au siège de la BAD sur le Boulevard du 30 juin, la Société civile est venue répondre à l’appel de cette institution financière internationale, pour discuter le document de stratégie pays (2013-2017), pour évaluer ce qui a marché ou pas et tirer les principales leçons. M. Jean-Marie Dabiré, l’Economiste en chef de la banque a expliqué les deux piliers de la stratégie qui doit couvrir 5 ans.

Il a expliqué que le premier pilier porte sur les infrastructures (énergie, transport, eau potable et assainissement) et le deuxième pilier porte sur le renforcement des capacités de l’Etat pour lui permettre de renforcer les ressources internes, mettre en œuvre la réforme de l’administration, mettre en place un cadre incitatif pour les investissements privés. Pour lui, cet exercice vise à discuter avec les acteurs du secteur public et privé pour l’amélioration des conditions de vie de la population et permettre au secteur privé d’améliorer le quotidien des Congolais.

De leur part, les membres de la Société civile ont évoqué la nécessité d’impliquer les différents intervenants dans les projets pour une appropriation. La Société civile constate aussi qu’il n’y a pas de différence entre certains outils et la facilité, sans oublier la lourdeur constatée suite à plusieurs procédures. Dans la même lancée, la Société civile apprécie le désenclavement, mais qu’en est-il des routes de desserte agricole ? Et que fait la banque pour promouvoir les PME et les emplois de jeunes ? D’autres membres de la Société civile ont épinglé le problème du déficit de communication, avant de se demander si la BAD a une stratégie pour la protection de l’environnement africain ? Les réponses de la BAD ont été claires et le rendez-vous a été pris pour ce lundi 14 septembre 2015, où sera organisée la revue à mi-parcours du document de stratégie pays 2013-2017 et de revue de performance du portefeuille pays.

(Jean-Marie Nkambua)

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