« Etiké », premier album slam de Peter Komondua

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L’Artiste slameur congolais, ci-présent, met sur le marché du disque l’album « Etiké », qui veut dire « orphelin ».  Dans cette œuvre de six titres et un bonus dans lesquels les mots s’entrechoquent, Peter Komondua porte, en lui, la lutte contre la marginalisation humaine  dans cet album entièrement dédié au slam.

Dans l’univers musical congolais, est-il facile de mettre de placer un album slam ?

« Etiké », c’est la première discographie slam de Peter Komondua, c’est-à-dire dans le répertoire discographique de la musique congolaise avant il n’y avait pas du slam. Et c’est pour la première fois  que, compte parmi les albums classifiés discographiques slam ou un album consacré entièrement au slam. Etant donné que le slam que je fais je le considère comme une musique à part entière, c’est un album de plus sur le marché, bien qu’avec une nouvelle couleur,  une nouvelle discipline, ça reste de la musique.

A votre niveau, comment définissez-vous le slam ?

Il y a autant de définition sur le slam comme il y a autant des slameurs sur terre. Particulièrement, je définis le slam comme étant de la poésie à la première personne du singulier.  Où, c’est le « je » qui crée une œuvre à caractère poétique. Aussi, il existe une autre forme de poésie destiné à être édité sauf que le slam est crée avec l’objectif d’aller directement vers le public dans sa forme la plus radicale.  Ça se passe sous forme de joute oratoire,  une compétition où divers poètes qui créent chacun dans son milieu et qui se rencontrent pendant une soirée pour présenter leurs œuvres devant un public qui n’est pas simplement ordinaire mais un public à la fois jury, qui est sensé compté et élire le poète de la circonstance.

De plus en plus cette discipline prend de l’ampleur à Kinshasa, entre  vous, slameurs et le public, qui est allé à l’encontre de l’autre ?

Particulièrement je crois que le public congolais est très perméable. A chaque fois qu’il y a une bonne proposition, il admet. Et nous, quand on est arrivé avec le slam, on est resté très objectif. Dans le sens où il fallait proposer une œuvre de qualité. Et voilà le public a adhéré mais la démarche d’avant c’était d’aller vers le public, c’est ça même le slam : la poésie qui va vers le public.

Et aujourd’hui il y a ce lien qui s’est crée. On a toujours des points de rencontre où il y a un événement qui se passe à tel lieu, le poète se déplace et le public aussi pour cette rencontre. Mais la démarche reste simple, le slam, c’est de la poésie qui se déplace vers ses auditeurs.

Vous venez de mettre sur le marché de disque un album slam « Etiké », il contient combien de titres et quel est son contenu ?

Etiké contient six titres et un bonus. Parmi les six titres il y a « enfant d’Afrique », « Etiké », « poésophie », « terre d’accueil », « For my people », «  la vie est cool » et la reprise du morceau « Etiké » en version acoustique.

Pourquoi Etiké ? C’est P.Komondua lui-même qui est Etiké, ou c’est l’Afrique ou le Congo qui est Etiké ?

« Etiké », que j’aborde dans cet album c’est tout d’abord une œuvre autobiographique. C’est parti de là. Connaissant la situation des « Etiké » dans le sens d’analyse où l’on observe que les « Etiké » sont souvent des personnes marginalisées. J’ai essayé d’aborder cette thématique sur toutes les situations de marginalisation des personnes  qui souffrent en marque de justice. Ça peut aussi être le cas des pays entiers, au fait. Dans la situation de marginalisation, c’est beaucoup plus un état d’esprit de cet album, ce n’est pas forcement lié à la personne de « Etiké », Mais aussi lié à la situation d’injustice que je dénonce ou que je cite dans cet album.

Avez-vous pallié au sérieux de distribution des œuvres en RDC ?

La plus grande difficulté que je rencontre, c’est beaucoup plus ayant trait à cette situation de distribution. Parce qu’avant tout tu es artiste, tu crée, tu produits l’album et en même temps tu dois trouver des voies et moyens pour le distribuer, ça devient homme à tout faire. A un moment, ça te prive de tes limites d’artiste. Mais tu es obligé de le faire parce que après c’est une investigation, un investissement, c’est de l’argent mis en termes de business. Jusque-là, mes distributeurs, c’est beaucoup plus en ligne. Je suis distribué en ligne par Itunes, Deezer, Talents2kin,… voilà, là c’est la forme digitale. Cet album est aussi sorti sur la forme physique en support cd avec mon point de vente qui est la bibliothèque du centre Wallonie Bruxelles. Mais ce sérieux problème de distribution demeure puisque partout dans le pays et voir même à l’étranger aussi, j’ai des demandes pour l’achat de cd. C’est vraiment un sérieux problème.

A quand la présentation officielle de « Etiké » ?

La présentation officielle de l’album devrait être en ce mois de mars au Centre Wallonie Bruxelles. On m’a déjà proposé une date.

Pensez-vous que le centre Wallonie Bruxelles va contenir tout le monde ?

Après tout la salle pourrait contenir tout le monde, mais après cette présentation sera mon retour sur scène. Puisque c’est depuis le 27 avril 2016 que j’ai tout arrêté pour ne me concentrer qu’à l’album. Je crois que je vais signer mon retour à partir de là. Les personnes qui n’auront pas à accéder n’auront pas à regretter puisqu’on va caller d’autres dates pour des concerts.

 

(Onassis Mutombo)

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