Dialogue: Etienne Tshisekedi exigerait la présence d’un ange

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Il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que la volonté politique de participer au dialogue n’est plus, et/ou n’y a jamais été. Tous les signes indiquent bien que l’homme politique congolais versatile qu’il soit, n’est pas prêt de quitter la scène de la trahison qui le poursuit au lendemain de l’ascension de la République démocratique du Congo, à la souveraineté nationale et internationale. Depuis, le pays est entré dans l’impasse jusqu’au matin du 17 mai, lorsque l’imprévisible arriva et déboulonna la dictature de plus de 32 ans entretenue de l’intérieur par l’actuelle opposition radicale, puis caressée  de l’extérieur par la Communauté internationale. Du coup, la Rdc est plus chouchoutée que les Congolais eux-mêmes avec la politique de l’usure.       

La seule personne qui reste et qui puisse convaincre le sphinx de Limete à prendre part au dialogue, serait bel et bien, le Seigneur Jésus Christ, soit un ange. Ce, après avoir récusé le facilitateur venu de la communauté internationale, selon les contraintes soulevées à la participation au dialogue. Edem Kodjo se voit réduit par ceux-là mêmes qui l’ont porté et défendu comme gage de confiance entre la Majorité présidentielle et l’opposition radicale.

De toutes les demandes formulées par l’opposition radicale, à la tête Etienne Tshisekedi wa Mulumba, conditionnant ainsi sa participation au dialogue ont été, en tout cas à 90% obtenues.

Cependant, fort de sa politique de l’usure qui a caractérisé son parcours politique depuis la nuit des temps, au soir même du Coup d’Etat du 24 novembre avec le Général Major Mobutu, alors Etienne Tshisekedi Commissaire général à l’intérieur ; puis la débâcle de 13 parlementaires en 1980, cette politique a usé les chaises et salons huppés des chancelleries à la recherche de félicité, dans l’imaginaire de celui qui tient le destin de tout un peuple, Etienne Tshsekedi wa Mulumba.

Le Président national de l’Udps n’attend pas donner cadeau à quiconque qui dit le contraire de ce qu’il pense, malgré son sens élevé de démocrate. Du moins, il s’accroche en tant que lider maximo de l’opposition en parti-Etat.

Des rendez-vous manqués se sont succédé, l’ancien Premier ministre élu à la Conférence nationale souveraine estime être le seul dépositaire de la politique sociale de la République démocratique du Congo, de celui qui soit capable de rendre tout le peuple riche sans aucun pauvre sur la terre des hommes; celui qui détient en toute légitimité divine la décision politique de la nation congolaise.  « Ne dit-on pas que l’orgueil précède la chute ? ». En d’autres termes, « L’humilité précède la gloire ».

Ces qualités, d’une part sont étrangères dans le chef de l’homme politique congolais, et d’autre part certains se font prévaloir de l’orgueil, du populisme politique pour se faire une place de choix sur la scène politique, mettant ainsi les institutions sous la coupe de la complicité étrangère.

Défense du vrai dialogue 

Revenons au cas du dialogue exigé depuis, par cette même opposition au lendemain de la publication des résultats présidentiels et législatifs de novembre 2011, jusqu’à créer une plate-forme dénommée  « défense du vrai dialogue ». Cependant, le même dialogue se trouve actuellement en panne sèche du fait de la volonté manifeste d’une frange de l’opposition qui personnalise le combat politique en un combat d’individus. Du coup, l’impasse l’emporte sur la raison.

Hier, l’opposition radicale a exigé la présence de la communauté internationale aux fins d’obtenir de cette dernière les garanties le mettant face à la Majorité présidentielle, dit-elle, imprévisible. De la communauté internationale, est né le panel des facilitateurs (Union Européenne, Union africaine, Organisation internationale de la Francophonie, l’Organisation des Nations Unies, la Monusco, la SADEC, etc.) en plus des Etats-Unis d’Amérique.

De ce panel, les contraintes se multiplient au sein de l’opposition radicale, dite de Genval. Ainsi naquit le concept : « la libération des prisonniers politiques » comme une autre contrainte susceptible d’apaiser le climat politique. Sur cette question, la communauté internationale ne joue pas franc jeu. D’une part, elle fait pression aux institutions de la République au respect des droits de l’homme ; d’autre part, elle presse les mêmes institutions à libérer les inciviques cachés sous la barbe de la politique, sous prétexte d’un acharnement politique vis-à-vis des tiers. Ceci présage que l’opposition est devenue une blanchisserie politique où tout assujetti par la justice se réfugie.

L’action comportementale d’Etienne Tshisekedi à récuser le togolais Edem Kodjo n’est pas étrangère aux yeux des avisés politiques. Le Sphinx est un habitué au coup de la politique de l’usure. Tirer les choses en longueur puis jeter la responsabilité à l’autre. Le fait de récuser Edem Kodjo, le traiter de Kabiliste par celui qui l’a protégé hier, n’étonne personne, étant donné que la volonté politique de prendre part active n’y est pas. Toutes ses manœuvres dilatoires se justifient par le simple fait que l’opposition est effectivement partisane du glissement. Ce dernier, entraine la transition. Cette dernière à son tour redimensionnera l’environnement politique avec comme conséquence logique d’échapper à la sanction populaire, à  travers l’expression de suffrage universel, le vote. Donc, polluer l’environnement politique afin de se partager le pouvoir dans une sorte où l’autre ne dira à personne qu’il détient la légitimité ni légalité du pouvoir.

Somme toute, récuser Edem Kodjo équivaudrait implicitement à refuser le choix fait par la communauté internationale. Plus personne en qui Etienne Tshisekedi peut avoir confiance, sinon, l’Ange de Dieu, si pas le Christ lui-même pour le faire croire et convaincre du bien-fondé du dialogue.

Pius Romain Rolland

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