Etats généraux de la justice: A. Tambwe Mwamba peut se frotter les mains

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Le ministre congolais de la Justice, Alexis Tambwe Mwamba s’est félicité du bon déroulement des travaux des Etats généraux de la Justice, qui ont posé un diagnostic critique sur le fonctionnement de la justice civile et militaire. Ces clôturés le samedi dernier, avaient relevé les acquis, les faiblesses et les moyens d’y remédier, avant d’en dégager des recommandations.

Il était impérieux, a dit le ministre de poser ce diagnostic critique pour permettre au Gouvernement en communion avec le Conseil suprême de la Magistrature, et avec tous les autres de la Justice de répondre aux attentes citoyennes, qui sont celles de parvenir à une justice équitable.

Pendant, six jours des travaux, soit du 27 avril au 2 mai, les bases sont jetées par les 300 participants, venus de tous les coins de la République. Et le Conseil supérieur de la Magistrature et tous les acteurs ont pratiquement tous les instruments nécessaires leur permettant de tirer la République démocratique du Congo de ce fossé criant d’une justice à double vitesse, dans laquelle le pays a longtemps pataugé. Et c’est maintenant, qu’il faut s’y engager pour relever ce défi si précieux, maintenant que le pays est de plus en plus crédible au niveau international.

«  Aussi, je voudrais vous exprimer toute la joie et toute la satisfaction qui sont les miennes de voir aboutir ces Etats généraux de la Justice, tenus sous le haut patronage du président de la République, magistrat suprême, dont plusieurs recommandations nous ont édifiés », est revenu le ministre de la Justice et Droits humains, visiblement satisfait.

Des recommandations à appliquer et pas mourir dans les tiroirs

Au nombre de recommandation, les participants ont recommandé au Gouvernement de favoriser l’accès à la justice à tous : Indigents comme nantis, les villageois comme citadins. Il a été également fait état de la nécessité de doter le pays d’une loi de programmation sur la réforme de la Justice à long terme. Ce qui éviterait, a affirmé le ministre A. Tambwe Mwamba, des divers tâtonnements et d’éternels recommencements, et permettrait ainsi à tous les acteurs de s’y référer.

Un accent particulier a été mis sur la lutte contre l’impunité sur toutes ses formes. Comme, il a été vivement recommandé le renforcement de l’indépendance du pouvoir judiciaire. Quant à la sécurité juridique et judiciaire des investisseurs, le ministre fait savoir ici qu’il est apparu nécessaire non seulement d’adapter la législation nationale aux exigences de la modernité et de la mondialisation, qui caractérise le domaine des affaires, mais bien plus de veiller à la formation. Et selon le cas, à la remise à niveau des acteurs de la justice. A savoir : Les magistrats, les avocats, les greffiers,… A cet effet, le ministre a indiqué que les conditions, ainsi que même les structures de travail sont indispensables, tout comme l’information du justiciable, lorsqu’on considère le fossé qui existe entre les réalités et la présomption laquelle, nul n’est censé ignoré la loi…

S’agissant de la justice de proximité, fortement recommandée, nombreux de participants   ont souhaité qu’il soit voté rapidement au parlement la loi sur la mise en œuvre du Statut de Rome.

«  Je remercie tous les participants pour le travail abattu, travail qui a généré des recommandations, dont bon nombre a retenu notre meilleur attention, et l’on peut donc, espérer ensemble en parfaite communion avec le Conseil suprême de la magistrature, ainsi que tous les acteurs de la justice, à côté des partenaires, de continuer à accompagner le ministère de la Justice et des Droits humains dans sa tâche difficile mais combien exaltante, à assurer la justice à tous les citoyens », a conclu le ministre, à côté du président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, qui représentait le Chef de l’Eta, des membres du Gouvernement et partenaires.

Ces recommandations portent sur les actions à mener à court, moyen et long terme. Et le chargé d’affaires, a.i de la Délégation de l’Union européenne en Rdc, Bruno Hanses, conscient de l’importance de la réforme de la justice, a plaidé pour le maintien de la dynamique créée lors des présentes assises en posant dès les prochaines semaines les premiers actes qui permettront de parvenir aux objectifs fixés, avant d’affirmer l’appui de tous les partenaires à la Rdc. «  Les partenaires de la République démocratique du Congo sont prêts à poursuivre leur appui aux autorités congolaises, en partenariat étroit avec la société civile, pour appuyer l’amélioration de l’accès à une justice transparente, impartiale, indépendante, efficace et protectrice des droits de l’homme particulièrement pour les femmes, les enfants et les groupes vulnérables dans le but de restaurer la confiance des citoyens dans l’appareil judiciaire et au- delà, dans les institutions de la République ».

(Yassa)

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