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La Banque mondiale en atelier sur les filets sociaux en Rd Congo

La protection sociale est actuellement considérée par les décideurs comme l’une des composantes clés des stratégies de réduction de la pauvreté en Afrique. Les filets sociaux de sécurité font partie des interventions de protection sociale. Ces filets sociaux permettent de compléter et de renforcer les autres politiques sectorielles instaurées par le Gouvernement.

La Banque mondiale en collaboration avec le ministère de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale et le ministère des Affaires Sociales, Action Humanitaire et Solidarité a organisé hier mercredi 27 mai 2015, dans la salle Anuarite de Caritas Congo, l’atelier de présentation des résultats de l’étude sur la revue des filets sociaux de sécurité en République Démocratique du Congo.

Atelier qui a connu la participation de trois membres du Gouvernement à savoir le Vice-Premier ministre Willy Makiashi, Bijou Mushit Kat et Olivier Kamitatu Etsu, puis du Directeur des Opérations de la Banque mondiale en RDC, Amadou Moustapha. Trois discours se sont succédés au podium de différentes personnalités du gouvernement, aussi bien que de la Banque mondiale. Bijou Kat Mushit qui a pris en premier la parole a souligné combien le gouvernement de la République attache de l’importance à la problématique de la protection sociale. « Je salue l’intérêt de plus en plus croissant pour ce secteur de protection sociale qui constitue l’une des composantes clés de la stratégie de réduction de pauvreté en RD Congo », a-t-elle dit. Sinon, la situation de la protection sociale constitue une préoccupation pour le gouvernement et les travaux constituent les fruits d’une politique qui favorise la collaboration entre les institutions, a poursuivi Bijou Mushit Kat. Ceci dit, la longue liste des actions humanitaires allonge celle des retombées de la vision du Chef de l’Etat qui constitue une source d’inspiration pour la réduction de la pauvreté en RD Congo.

« La question de la protection sociale est extrêmement importante particulièrement celle relative au groupe vulnérable soit toujours inscrite parmi les priorités du gouvernement et de nos partenaires. Au-delà des efforts tangibles réalisés par le gouvernement, la situation sociale de la population qui subit encore les effets de la guerre dans la partie Est par la faiblesse des finances du secteur. Il y a lieu de dire que les données récentes en rapport avec la protection sociale dans notre pays, renseignent que le taux de pauvreté de la population est estimé à 63%. Près de 28 millions des Congolais vivent dans l’insécurité alimentaire et que la RDC compte environ 2,7 millions des personnes déplacées », a dit la ministre qui ne se décourage pas de ses statistiques, plutôt le Gouvernement est exhorté à plus d’ardeur et de détermination dans la recherche des solutions en vue d’assurer une vie paisible à la population et un accès plus large aux services sociaux de base.

L’optimisme de la Banque mondiale

Quant au Directeur des opérations de la Banque mondiale, cette restitution des résultats constitue un moment fort de la coopération entre son institution et la RD Congo. Cette restitution de l’analyse, dit-il, transformera sans doute des vies et apportera un peu plus de soleil à la population en assurant le développement économique et en contribuant à la création des opportunités d’emploi. « C’est pour moi l’opportunité de remercier le gouvernement de la République pour son engagement de plus en plus au développement d’un système de protection sociale. Je suis sincèrement encouragé de l’implication de partenaires bilatéraux et multilatéraux. Je m’en vais féliciter mes collègues de la Banque mondiale, du ministre des Affaires Sociales, Action Humanitaire et Solidarité nationale qui ont travaillé sans relâche pour nous permettre de nous trouver ici en ce jour », a-t-il dit.

Amadou Moustapha a basé son discours sur l’optimisme de la Banque mondiale pour la RD Congo. Un pays qui a le moyen de changer son futur, tout en indiquant aussi le futur de l’Afrique ; d’offrir des meilleures conditions de vie et le travail aux africains dans les tous prochaines années. « Il ne s’agit pas d’un optimisme béant, mais de reconnaissance lucide de ce qui est possible de changer les choses rapidement dans ce pays. Nous reconnaissons que les défis à relever sont énormes dans les différents domaines de la vie à savoir, l’eau, l’agriculture, la santé, l’éducation, l’énergie et la protection. La Banque Mondiale est convaincue que le développement à long terme de la RD Congo repose sur les systèmes forts dont ceux relatifs à la protection sociale », a dit le Directeur des Opérations, qui reconnait par voie de conséquence les progrès significatifs réalisés aux côtés du Gouvernement.

Il a rappelé qu’en 2004, le ministère des Affaires Sociales, Action Humanitaire et Solidarité nationale, en collaboration avec la Banque mondiale a élaboré et validé la stratégie nationale de protection des groupes vulnérables ; en 2005, la Banque mondiale a apporté un appui financier de 102 millions $ au gouvernement de la RD Congo pour l’exécution du projet d’action sociale d‘urgence sur l’ensemble du territoire national ; en 2010, le gouvernement a reçu un don de 10 millions $ en vue de la mise en œuvre du projet enfant dit de la rue.

Ce projet consiste à améliorer les dispositifs de prestation de service, de prévention et d’assistance en faveur des enfants dits de la rue dans la Ville de Kinshasa ; en 2014, la Banque mondiale a apporté un financement de 79 millions $ pour le projet de stabilisation de l’Est pour la paix en vue d’aider le pays à améliorer l’accès aux infrastructures socioéconomiques et au moyens de subsistance des communautés vulnérables des provinces à l’Est de la RDC. Toujours en 2014, un don du Fond fiduciaire de réponse sociale rapide de près de 5 millions $ a été mobilisé pour garantir l’assistance technique au Gouvernement. « Ces dons visent le renforcement de système de protection sociale pour que le pays soit en mesure non seulement de réduire la vulnérabilité des populations, mais aussi d’apporter des réponses rapides en cas de crise », a dit le directeur des opérations Amadou Moustapha.

Willy Makiashi rassure

Le Vice-Premier ministre à l’Emploi a souligné que sa présence à cet atelier traduit la volonté manifeste du Président de la République d’étendre la couverture de la protection sociale à toutes les populations congolaises, à cette population évoluant dans l’économie informelle. A ceci, il a indiqué que le Gouvernement de la République a retenu deux objectifs essentiels en matière de la protection sociale à savoir, la réduction des écarts et l’amélioration de la qualité de prestation. « Le gouvernement de la République Démocratique du Congo est engagée dans toutes les actions susceptible d’établir l’inventaire, de dresser le bilan et d’évaluer l’existant, c’est-à-dire les lois, les acteurs, les pratiques, les initiatives, les problématique s dans le domaine de la protection sociale », a-t-il, avant de rassurer que les recommandations issues de cet atelier seront prises en compte dans le processus d’élaboration de la politique nationale de la protection sociale en RDC déjà en chantier.

En outre, Willy Makiashi a renchéri que le rapport préliminaire citant 2004 venait de montrer que la croissance économique observée en RD Congo à partir des données sur le PIB, s’est traduite par une croissance des revenus de consommation pour 90% des ménages de la RD Congo. Toutefois, le Gouvernement reste préoccupé par cette même étude qui a montré que 10% des ménages, les revenus ont diminué. « Pour ces ménages, il va de soit que les filets sociaux, notamment sous l’approche de transfert monétaire soit l’une des stratégies à proposer », a-t-il précisé, tout en croyant aux résultats de cet atelier qui permettront de comprendre le niveau de vulnérabilité de la population congolaise dans le souci d’identifier les protections sociales à inscrire non seulement dans le document de politique, mais également dans la stratégie sociale de protection de la RD Congo.

C’est à juste titre qu’il a rappelé que la gouvernance politique des Etats modernes à l’échelle du monde aujourd’hui consiste à consolider les structures favorables à une protection sociale susceptible de transformer la trempe existentielle de la population cible. D’où la nécessité de lancer de grands ponts auxquels s’attacheront les principaux filets sociaux partant du domaine de l’alimentation, de la protection de revenus, de l’assurance maladie, jusqu’au filet de sécurité sociale publique et celui de la sécurité sociale privée pouvant combler les lacunes du secteur public.

Après le mot d’ouverture du Vice-Premier ministre, les résultats des analyses d’études ont été expliqués tour à tour par Mesdames MauriziaTovo, Lisette Khonde et M. Jules qui on fournit des explications adéquates à l’assistance.

(Pius Romain Rolland)

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