Etat des lieux de l’environnement en Rdc: La réponse attendue du ministre Ami Ambatobe aux députés

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Une attitude du ministre Ami Ambatobe samedi dernier lors de sa présentation de l’état des lieux du secteur de l’environnement en Rdc/Ph. Remy
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La Commission Environnement de l’Assemblée nationale a procédé, samedi 10 juin courant, à l’audition de deux ministres. Il s’agit du ministre de l’Environnement et développement durable, Ami Ambatobe, et celui du Tourisme, M. Franck Malila. Ces derniers étaient conviés à présenter aux élus du peuple, l’état des lieux de leurs secteurs respectifs.

Le premier, le ministre Ami Ambatobe, a présenté à la Commission Environnement de l’Assemblée nationale l’état des lieux par rapport au texte réglementaire qui doit faire suite à la Loi fondamentale à l’environnement. Mais aussi, il a présenté aux députés nationaux, un état des lieux par rapport à la gestion de son secteur de l’environnement en général, en mettant un accent particulier au Parc marin des mangroves à Muanda dans la province du Kongo-central.

A la suite de cette présentation, les députés nationaux ont soulevé plusieurs préoccupations. « Evidemment il y en a eu de trop, au point que j’ai été obligé de solliciter un délai de 48 heures pour apporter des réponses appropriées à ces préoccupations des députés », a indiqué le ministre de l’Environnement Ami Ambatobe.

Et comme ce délai lui a été accordé par la Commission Environnement de l’Assemblée nationale au cours de cette séance à huis-clos, le ministre Ami Ambatobe pourrait revenir demain devant cette commission pour donner de la lumière aux questionnements des élus du peuple.

Une idée des lieux du secteur de l’environnement en Rdc    

La République démocratique du Congo est au cœur des forêts du Bassin du Congo, dont elle possède à elle seule, plus de 60 % de la superficie. Aussi, les forêts occupent-elles plus de 66,5 % du territoire national congolais (plus de 2.345.000 Km² avec 155 millions d’ha de forêts).

Les forêts congolaises représentent 10% des forêts tropicales du monde (2ème pays tropical forestier) et 50% des forêts africaines. Elles stockent 140 Gt CO2 (3 ans d’émissions mondiales).

Coffre-fort de la biodiversité mondiale et régulateur du climat subsaharien, la Rdc représente 7% du potentiel REDD (Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts) mondial. Le pays connait donc un contexte climatique, hydrographique et géologique extrêmement favorable et largement sous-exploité.

Cependant, la Rdc subit une forte déforestation, surtout concentrée au niveau de « points chauds » qui sont les bassins d’approvisionnement des grandes villes, et zones de production agricole. La Rdc est classée parmi les 10 pays au monde perdant le plus de superficie forestière chaque année. Les experts redoutent une forte augmentation probable dans un avenir proche (développement du pays, augmentation de la population, etc.)

Selon les mêmes experts, les causes directes  de cette déforestation en Rdc sont l’agriculture itinérante sur brûlis, l’exploitation artisanale du bois, l’utilisation du bois-énergie, l’exploitation minière, les feux de brousse, etc. Et les causes indirectes sont la croissance démographique, les aspects institutionnels, les infrastructures et urbanisation, la pauvreté, etc.

Toutefois, la gestion environnementale pose énormément de problèmes en République démocratique du Congo. Notamment, les défis de la conservation de l’estuaire du fleuve Congo et du parc des Mangroves à Muanda dans le Kongo central, et la dégradation de sa biodiversité.

L’on déplore surtout le braconnage et la pêche illicite dans ce Parc marin des mangroves. Les espèces rares, les lamantins, et les tortues marines y sont de plus en plus menacés. Il y a également une spoliation sévère due aux multiples besoins des populations riveraines du parc, intensifiant ainsi leurs activités agricoles et économiques vers cette aire protégée.

A cela s’ajoute la construction des maisons qui se fait à même le parc. Selon le directeur du parc, M. Marcel Collet, le constat fait encore d’une pollution au niveau de la plage causée par les déchets plastiques flottants déposés par le Fleuve Congo au niveau de l’embouchure. Ces déchets flottants proviennent de Kisangani, Bangui, Mbandaka, Kinshasa, Brazzaville, Boma et Matadi.

Pour une industrie touristique en Rdc

Pour sa part, le ministre national en charge du Tourisme, M. Franck Malila, au sortir de son audition par la Commission Environnement de l’Assemblée nationale, a fait savoir le développement du secteur du tourisme en Rdc, est une préoccupation non seulement du Gouvernement tel que l’a annoncé le Premier ministre lors de son discours d’investiture, conformément à la vision du Chef de l’Etat, mais aussi de la représentation nationale. « Raison pour laquelle nous sommes venus répondre aux questions qui nous ont été posées par la Commission Environnement de l’Assemblée nationale », a-t-il dit.

Comme le débat était à huis-clos, le ministre n’a pu confier à la presse seulement que le Gouvernement et le Parlement (l’Assemblée nationale avec le Sénat) sont décidés pour qu’il y ait des avancées dans le secteur du Tourisme.  Ce, de telle manière à ce que le secteur du tourisme puisse vraiment devenir l’industrie touristique et participe à la diversification de l’économie nationale.

(Lepetit Baende)

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