Etant sur le chemin de la stabilité: L’Onu pour un soutien à la Rdc

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*Dans une interview accordée à la Radio des Nations Unies, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies chargé des Affaires Humanitaires en RDC rappelle qu’avec l’aide de la communauté des donateurs et du monde humanitaire depuis de nombreuses années, la RDC est sur le « chemin de la stabilité » qui va lui permettre de prendre la voie du développement. « Cette chance du succès est devant nous. Abandonner maintenant, cela voudrait dire que c’est se priver d’une victoire qui est juste là en face de nous », a fait remarquer Dr Mamadou Diallo

* Dans la perspective des futures élections présidentielle et législatives prévues en novembre prochain, il se veut optimiste. « Nous prenons à rêver qu’il y aura des élections pacifiques et transparentes et qui permettront aux Congolais de choisir les hommes et les femmes qui vont diriger leur pays dans les années à venir », a souligné le Coordonnateur humanitaire de l’ONU, avant d’ajouter ceci : « nous avons encore cet espoir là et nous continuons à marteler ce message avec les Congolais qu’une élection est une retrouvaille avec les citoyens et ça ne devrait pas être une cause de conflit ».

« Ce n’est pas le moment d’abandonner la République démocratique du Congo ». De passage à Genève pour plaider la cause congolaise auprès des pays donateurs, le Coordonnateur humanitaire de la RDC a renouvelé son appel à la générosité de la communauté internationale. Le 3 février dernier, les Nations Unies et les autorités congolaises avaient en effet lancé un appel de fonds de 690 millions de dollars pour pouvoir fournir une aide vitale à près de six millions de personnes. Et sur les bords du Lac Léman, Dr Mamadou Diallo a donc réitéré cet appel à la solidarité constante envers le peuple congolais.

Dans cette interview accordée à la Radio des Nations Unies, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies chargé des affaires Humanitaires en RDC rappelle d’ailleurs qu’avec l’aide de la communauté des donateurs et du monde humanitaire depuis de nombreuses années, la RDC est sur le « chemin de la stabilité » qui va leur permettre de prendre la voie du développement. « Cette chance du succès est devant nous. Abandonner maintenant, cela voudrait dire que c’est se priver d’une victoire qui est juste là en face de nous », fait remarquer Dr Mamadou Diallo.

Dans la perspective des futures élections présidentielle et législatives prévues en novembre prochain, le Représentant adjoint de la Mission de l’ONU en RDC (MONUSCO) reste optimiste. « Nous prenons à rêver qu’il y aura des élections pacifiques et transparentes et qui permettront aux Congolais de choisir les hommes et les femmes qui vont diriger leur pays dans les années à venir », a souligné le Coordonnateur humanitaire de l’ONU en RDC, précisant ceci : « Nous avons encore cet espoir là et nous continuons à marteler ce message avec les Congolais qu’une élection est une retrouvaille avec les citoyens et ça ne devrait pas être une cause de conflit ».

Lors du lancement de l’appel de fonds de 690 millions de dollars le 3 février dernier, les organismes humanitaires ont rappelé que si 7,5 millions de personnes nécessitent une assistance, 6 millions de personnes sont ciblées, notamment les plus vulnérables. Les femmes représentent ainsi plus de la moitié des personnes visées par l’appel. Par ailleurs, même si les humanitaires ont identifié des besoins dans chacune des 26 provinces de la RDC, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Tanganyika représentent 33% des besoins, avec 2,5 millions de personnes ciblées par l’appel.

Réduire au moins de moitié le nombre de personnes déplacées d’ici à 2030

Participant du 24 au 25 février 2016 au forum sur l’investissement du secteur privé dans la région des Grands Lacs, le Secrétaire général de l’ONU, le diplomate Ban Ki-moon a été appelé à répondre à la question de savoir, comment comptez-t-il pousser les bailleurs de fonds à répondre favorablement dans le temps pour apporter leurs contributions, afin de mettre en application le plan d’action humanitaire qui a été lancé le mois dernier ?

« En tant que Secrétaire général, je me suis rendu dans des nombreux camps des réfugiés, ou également dans des camps des déplacés dans le monde entier, y compris dans des camps des réfugiés syriens ou d’autres camps au Moyen-Orient. L’expérience que j’ai vécue hier, dans la région de Goma, mon expérience a été une expérience qui m’a emmenée véritablement vers l’humilité », dit-il, avant d’ajouter que j’ai rencontré des milliers de personnes déplacées, en particulier des enfants et des femmes qui vivent dans des camps pour personnes déplacées.

A l’en croire, le nombre de personnes déplacées, et que le nombre de réfugiés de par le monde, est d’environ 60 millions de personnes. Soixante millions, c’est véritablement un chiffre sans précèdent. C’est le chiffre le plus élevé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Et l’on peut dire que l’on est arrivé à une situation qui est très difficilement gérable. Les Nations Unies ont essayé véritablement de fournir une assistance humanitaire quotidienne pour sauver des vies.

« Nous avons distribué des denrées alimentaires, nous avons mis en place des infrastructures en matière d’assainissement, nous avons essayé d’aider à la construction d’écoles. Il faut bien sûr énormément des fonds pour tout cela », précise-t-il, avant de souligner le fait qu’il y a de plus en plus des besoins, et ce que l’on peut dire, ce que la réponse aux besoins humanitaires, la réaction elle, est, de moins en moins importante, et ; «  nous ne pouvons plus continuer de cette façon. Il faut véritablement fournir une assistance humanitaire quotidienne à tous les réfugiés ».

Et c’est la raisons pour laquelle, pour la première fois dans l’histoire des Nations Unies, pour la première fois en soixante-dix ans, les Nations unies ont décidé de convoquer un sommet humanitaire mondial. Ce sommet va se tenir à Istanbul, le 23 et le 24 mai. Ce sommet n’a pas pour objectif de mobiliser des fonds. Par contre, il aura pour objectif de faire savoir aux dirigeants du monde quelle est la situation actuelle.

Pour Ban Ki Moon, il faut que les dirigeants comprennent de quoi est-ce que l’on parle exactement. Combien de personnes ont véritablement besoin d’une assistance humanitaire ? Combien de vies est-ce que l’on peut sauver ? « Il fait véritablement que l’on ait une approche structurée, une approche durable, une approche qui nous permettrait véritablement de sauver des vies jour après jour. Et ce que je voudrais, c’est une véritable détermination de la part de dirigeants mondiaux, qu’ils viennent des pays développés ou des pays en développement », espère le n° de l’Onu.

Et ce, avant de renchérir : «  j’ai exhorté les dirigeants mondiaux. Je leur ai dit qu’il fallait réduire au moins de moitié le nombre de personnes déplacées d’ici à 2030. 2030 c’est également la date butoir pour les objectifs de développement durable. Donc d’ici à 2030, il faudra avoir réduit de moitié le nombre de personnes déplacées. C’est une question complexe effectivement. Mais s’il y a volonté politique, je pense que nous pouvons y arriver. Je compte sur la détermination de tous les dirigeants du monde. Voilà quel est l’objectif de ce sommet humanitaire mondial ».

(JMNK)

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