Et si Tshisekedi ressuscitait ?

par -
0 440
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Il ne trouvera personne comme fidèle disciple parmi les opposants ; à l’image du Christ qui s’en est allé pendant trois jours mis en terre et quarante jours de prédication sur terre pour revigorer l’esprit de ses apôtres dispersés par la furie juive et romaine, avant de monter à la droite de son Père, Dieu le Créateur.  Un peu comme qui dirait, la Pâques.

Au Rassemblement, la folie s’est emparée de cette famille politique en plusieurs composantes politiques. Un mois et deux jours après la mort d’Etienne Tshisekedi, un groupe met en place une coordination vivement contestée par les signataires originaires de l’acte de Genval, à Bruxelles. C’était le jeudi 02 mars, un jour après que le groupe dit de l’idéologie tshisekediste conduit par Joseph Olenghankoy mette aussi en place le Président du Conseil des Sages et son adjoint Bruno Tshibala, le vendredi 03 mars. La suite, c’est la non-reconnaissance mutuelle de chaque composante. Des accusations de déstabilisation du Rassemblement, sa fragmentation et émiettement en son sein. Motif : tout le monde se réclame signataire de Genval. Pas plus tard qu’avant hier, une autre composante a vu le jour, conduite par Patrick Mayombe comme Président du Conseil des Sages du Rassemblement et Clément Kanku Tshibwabwa Bukasa, porte-parole. Une nébuleuse qui ne dit pas son nom.

Trois Rassemblements en l’espace de 24heures, 48 heures et 72 heures de ceux qui n’ont cessé d’affirmer qu’ils continueront la lutte d’Etienne Tshisekedi. Ce dernier, apprend-t-on, sa dépouille mortelle  ne sera plus rapatriée ce samedi 11 mars. La famille a décidé. Peut-on dire que le jeune frère de l’illustre disparu s’est rendu compte de la profanation du corps de son ainé par les opposants qui ne conjuguent plus le verbe « Organiser » les élections ( ?). Plutôt, le verbe « Oter » que je m’y mette. Une pièce de théâtre de « Chez Nous » qui n’a cessé d’égayer les téléspectateurs. Ainsi, se présente à ce jour, un monstre qui se nomme « Rassemblement » à tricéphale.

Les analystes et observateurs tant nationaux qu’internationaux de la scène politique de la République Démocratique du Congo, assistent médusés à la supercherie des opposants au régime de Joseph Kabila. Une opposition haineuse, non idéologique, déstructurée. C’est à juste titre que le Chef de l’Etat, en père de la nation, symbole de l’unité nationale et garant du bon fonctionnement des institutions, qui assiste impuissant au spectacle désolant qu’offre non seulement ses adversaires politiques, mais aussi ses ennemis physiques, à la casquette de la défense des intérêts du peuple. Tous ne parlent plus de l’organisation des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales. Ils n’appellent pas non plus leurs militants à se faire enrôler dans les aires opérationnelles mises en place par la CENI. Le discours change depuis que la CENCO, facilitateur et bras séculier du Rassemblement, avait quitté le bateau de la Cité de l’Union africaine, dans le souci d’attirer ses partenaires du Rassemblement à un  autre Dialogue. Tout cela,  dans le but de fragiliser les institutions de la République, notamment le Président de la République, sur qui tous les projecteurs étaient fixés. La CENCO, elle, est témoin de la déstructuration politique de ceux qui se sont greffés aux épaules d’Etienne Tshisekedi, rien que pour se refaire une santé politique, se blanchir politiquement.

La nature ne nous renseigne-t-elle pas qu’elle a horreur du vide ? Le vide se constate à travers la désorganisation de cette opposition oppositionnelle. L’opinion congolaise ne cesse de s’interroger : cela étant, qui sera l’interlocuteur valable de Joseph Kabila au Centre interdiocésain ? Qui va lui présenter les trois noms pour qu’il lui soit donné d’user de son pouvoir discrétionnaire de nommer le Premier Ministre ? La nature qui a horreur du vide, ne peut constater qu’à la primature, il n’y a pas un vide, ni un poste vacant. Dans la maison de Patrice Emery Lumumba se trouve bel et bien son successeur : Samy Badibanga Ntita, l’un des signataires de l’acte de Genval. Ayant compris le chavirement du Rassemblement, avait accosté si tôt à la gare de la Cité de l’Union africaine, lui qui n’a pas voulu faire couler le sang des Congolais au complot des chancelleries occidentales, sous couvert du Rassemblement, en date du 19 septembre et 19 décembre. Le sens républicain a fait de lui le potentiel Premier Ministre, non conflictuel, devant composer avec le Chef de l’Etat, jusqu’à l’organisation des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales. Lui qui a recueilli la majorité parlementaire lors de la présentation de son programme d’action du Gouvernement.

Ce que les Congolais consciencieux craignent, c’est le bicéphalisme politique, à la tête des institutions de la République avec un Premier ministre issu de l’acte de Genval, comme ils se disputent le Président du Conseil des Sages et le Président du Rassemblement, avec le spectacle de mauvais goût « made in Rassemblement ». Cette crainte se justifie par le simple fait, que la crise institutionnelle au lendemain de l’accession de la RDC à la souveraineté nationale et internationale, a conduit à la mort d’homme : Patrice Emery Lumumba, en raison du coup d’Etat du 14 septembre 1960, et à l’instauration de la dictature le 24 novembre 1965, par le Groupe dit de Binza, dont a fait partir Etienne Tshisekedi, commissaire général adjoint de Marcel Lihau Eboa à la justice.

Les prophéties sont dites pour édifier l’avenir, éclairer le présent et tirer les leçons du passé. Le passé politique de la RDC avec une cohabitation de type « Genvaliste », dont les tireurs de ficelles n’attendent plus que l’implosion de la République Démocratique du Congo. Il  est juste est loyal que le Président de la République Joseph Kabila, Chef de l’Etat, seul comptable devant la nation, puisse se passer de ces aventuriers politiques nés au lendemain de l’accession de la RDC à la souveraineté nationale et internationale, de même que ceux nés à la veille du discours du maréchal Mobutu, le 24 avril 1990. Ces opportunistes politiques ont démontré leur limite de prendre le destin de ce grand et beau pays, au risque de l’exposer devant l’assassinat et émiettement de l’occident qui n’attend que la moindre occasion de bondir sur Joseph Kabila, lui, considéré à tort et à raison par les impérialistes de faire ombrage à leurs intérêts au pays de M’Zée Laurent Désiré Kabila.

Tout compte fait, A celui qui a été élu au suffrage universel direct par le souverain primaire congolais doit prendre le taureau par les cornes d’ignorer le Rassemblement. C’est un club qui distrait l’opinion, en utilisant abusivement le slogan « Le Peuple ».Or il est connu que ce dernier ne s’exprime dans une démocratie classique que par voie référendaire. Le référendum, un sujet tabou pour l’opposition « Genvaliste », puisqu’en réalité, le peuple a le dernier mot sur leur comportement éhonté. Celui qui incarnait ladite opposition s’en est allé dans l’au-delà. Tandis qu’il n’est pas encore mis en terre, les « oiseaux » se dispersent à la chute du baobab, et les chenilles s’effritent.

(Pius Romain Rolland)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse