ESU : l’Unikin confère le grade de docteur en droit à Kalume Beya

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Le Département de droit international public et relations internationales de la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa (UNIKIN)  vient de lancer sur le marché des activités académiques et de recherche, un jeune docteur en droit. Il s’agit de l’ancien chef des travaux Prince Kalume Beya. Il frôle la quarantaine, et est détenteur d’un diplôme d’un diplôme de licence en droit (2006), et d’un diplôme d’études supérieures en droit depuis 2010 et

Le secrétaire général académique de l’Université de Kinshasa, agissant au nom du recteur empêché, lui a ainsi conféré ce grade de docteur en droit et lui a, en même temps, décerné le diplôme et les insignes de l’université. Ce, après une séance de soutenance publique de sa thèse de doctorat en droit, organisée le mercredi 05 avril courant dans la salle de promotion de l’UNIKIN.

Le sujet sur lequel a porté le travail se formulait comme suit: « Le respect du chapitre VIII de la Charte des Nations Unies à l’épreuve des conflits armés en Afrique. Une contribution à l’étude de la régionalisation de maintien de la paix. Cas du Comores, Burundi, Mali, République centrafricaine, Soudan et Somalie, de 2000 à 2015 ». A l’issue de cette thèse de doctorat en droit, la proclamation des résultats après délibération à huis-clos a indiqué que M. Kalume Beya Prince a réussi avec la mention grande distinction.

Signalons que cette séance de défense de thèse de doctorat de M. Kalume Beya, présidée par le secrétaire général académique de l’UNIKIN, a connu plusieurs temps forts. Après le mot d’ouverture, la présentation du dossier du candidat, la parole était accordée au lauréat du jour pour la présentation de l’économie de sa recherche doctorale.

Laquelle dissertation doctorale, en plus de l’introduction générale sur l’historique du régionalisme, a été scindée en deux grandes parties : le développement normatif et institutionnel régional africain ; et les opérations de maintien de la paix telles que menées. Après cet exposé oral, les cinq membres du jury ont posé des questions de vérification et d’opposition à l’impétrant, dans le cadre du débat pour examen de cette thèse de doctorat.

Une dissertation fouillée et pertinente avec une bibliographie documentée

Ensuite, la séance a été suspendue pour permettre au jury de travailler pour la délibération à huis-clos. Les membres du jury ont reconnu,  enfin de compte, que la thèse de M. Kalume Beya est une dissertation fouillée et pertinente sur un sujet d’actualité, avec une bibliographie documentée. Après quoi, le président du jury a proclamé les résultats indiquant que l’impétrant a réussi avec la mention grande distinction.

Le lauréat s’explique à la presse : « La thèse, c’est : les mécanismes régionaux de l’Union africaine sont une solution idoine aux problèmes de maintien de la paix et de la sécurité. Et nous avons exploité des cas. L’antithèse, c’est : le mécanisme universel joue ce rôle en plénitude. Et la synthèse de la thèse, c’est que, le régionalisme est inversé. C’est-à-dire que, l’Union africaine qui prend l’initiative, et l’ONU vient la soutenir plus tard. C’est une doctrine qui a eu du mal à passer. Parce que  la conception classique du maintien de la paix renvoyait tout à l’ONU. Mais nous avons réussi à bouger les lignes à montrer qu’il peut y avoir une initiative régionale de l’Union africaine qui se trouve consacrée dans le texte et qui est mise en œuvre par les organes africains ».

Et de commenter qu’« Il y a eu un débat riche. Très souvent, l’on dit que c’est de la contradiction que le droit se nourrit. Effectivement, il y a cette thèse universaliste de la sécurité, et cette thèse régionaliste de la sécurité. Moi, je suis dans la thèse régionaliste de la sécurité parce que la thèse universaliste a montré ses limites. Et je resterai dans cette optique tant qu’on aura l’Union africaine et les mécanismes sous- régionaux ».

Le nouveau docteur en droit Prince Kalume Beya a également exprimé ses impressions : « Le plus grand regret c’est le décès du  promoteur. Ça n’a pas été facile. On a attendu trois ans pour avoir la défense publique. Mais, l’on a estimé que pour l’honorer, l’on devrait passer à cette séance. Et voilà  que l’intronisation a été réussie », a-t-il indiqué.

(Lepetit Baende)

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