Equateur : une province riche avec une population paupérisée

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Tout est déplorable dans ville de Mbandaka, province de l’Equateur. Malgré limmense richesse de la province en ressources naturelles, à savoir, le fleuve Congo et divers cours deau qui regorgent une multitude despèces aquatiques et de poissons, ainsi que la grande forêt équatoriale, très riche et contenant dinnombrables  espèces en faune et en flore, les Equatoriens sont un peuple pauvre et sans ressources, compte tenu de la quasi inexistance dune gestion politique.

Une extrême fragilité de l’économie, le manque d’infrastructures adéquates, pas d’électricité, pas d’eau potable, un taux de chômage élevé, la prise en charge des malades moins assurée, un faible taux de scolarisation avec moins de 40% d’enfants ayant accès à l’éducation, etc., Tel est le tableau qui justifie cette situation de pauvreté intense à laquelle fait face la population de la nouvelle province de l’Equateur.

Adrien Etana, un commerçant évoluant dans l’informel et habitant dans la commune de Mbandaka au quartier Mbandaka 1, qualifie toute cette situation de manque de volonté politique. Pour lui, la classe politique dirigeante congolaise en général et celle de la province de l’Equateur en particulier, doit  être interpellée face à cette situation déplorable qui convient d’être décantée de toute urgence.

Car, dit-il, gouverner c’est servir et non se servir, étant donné que lorsqu’on se sert, il n’y a plus de développement. Il ne suffit pas d’être dirigeant, il faut s’assumer car les gouvernés attendent recueillir des résultats palpables du service rendu.

Cette population se plaint de la non-applicabilité d’une bonne politique qui est la vraie base de tout développement. Elle déplore toutes les insuffisances dans la gestion de la chose publique qui fait que cette ville soit déclarée par terre et que la vie devienne de plus en plus difficile.

Une pauvreté justifiée par la mauvaise utilisation « des maigres ressources financières »

Plus de 93 % des habitants de l’Equateur vivent dans la pauvreté. Ce chiffre a été révélé par la Banque mondiale, lors de la publication des résultats de l’évaluation des projets qu’elle finance dans cette province depuis 2003. Selon la Banque mondiale, l’extrême pauvreté que connaît l’Equateur se justifie par la mauvaise utilisation « des maigres ressources financières que mobilise la province ».

Pour améliorer la situation, une institution bancaire avait recommandé aux autorités provinciales d’élaborer un plan de développement. C’était dans le souci d’améliorer la situation sociale et économique des habitants.

Une institution financière indique qu’actuellement plus de 75% des finances de la province, principalement constitués des fonds rétrocédés par le gouvernement central, sont orientés vers les dépenses de souveraineté (sécurité, réparation des dégâts causés par des catastrophes naturelles), réputées improductives.

Seulement 15% des recettes de la province seraient affectés au secteur prioritaire (éducation, santé, eau, électricité, etc.)

Pour réduire la pauvreté en Equateur, la Banque mondiale suggère que 40 % des finances de la province soient affectées aux dépenses de souveraineté. Le secteur prioritaire bénéficierait de la même dotation. Les 20 % restant seraient affectées aux autres dépenses de la province.

Un déficit énorme dinvestissement agricole

Les résultats de la Banque indiquent également que l’Equateur est confronté à un problème d’infrastructures. Seulement 43 km des routes sont asphaltés sur les 14 000 que compte la province. Dans le secteur de l’agriculture, l’institution note aussi d’importants déficits notamment le manque d’investissements. Seuls 5 % de 33 millions d’hectares arables sont cultivés.

Parlant des Infrastructures, Mr Adrien qui indique que la ville de Mbandaka subdivisée depuis 1958, en deux communes, Mbandaka et Wangata qui comprennent chacune 10 quartiers, Les quartiers les plus anciens sont  Mbandaka I, Ikongowasa, Basoko et Mbandaka ll,  manque des infrastructures de haut standing. Ces infrastructures sont dans un état de délabrement avancé. La plupart des bâtiments n’ont jamais été réhabilités, depuis leur construction.

La Bralima, l’unique entreprise de transformation des matières premières et qui sauvait  l’honneur de Mbandaka, a fermé ses portes, suite aux difficultés de divers ordres, dont notamment le manque d’électricité. Sans doute que pour une si grande entreprise, cela coute énormément de fonctionner avec les groupes électrogènes.

Cependant, des industries de pêche, de construction de bateaux, de fabrication de caoutchouc et de médicaments existent dans la ville mais ne fonctionnent pas car la fourniture de l’électricité se réduit à quatre heures par jour, lorsque le gasoil est disponible pour ce faire, et à condition que les groupes électriques ne connaissent pas de panne.

La province est essentiellement agricole. Le sol de Mbandaka est très marécageux, ce qui encourage le développement d’ONG spécialisées dans la production de riz.

Mbandaka est aussi un centre actif de pêche et de transformation artisanale du poisson.

L’énergie pose énormément problème à lEquateur

Touchant le problème de l’électricité, M. Etana montre que la plupart des quartiers de Mbandaka ne sont pas desservis en électricité. Et ce déficit accentue l’insécurité en certains endroits, devenus des repères de bandits. Pendant la nuit, ces quartiers  sont plongés dans le noir.

Il accuse les autorités des Mbandaka en complicité avec la société nationale d’électricité de jouer  à un sale jeu. Cette dernière  fournit partiellement de l’électricité, et seulement lors d’un grand évènement ou à l’arrivée d’une autorité à Mbandaka. Pour compenser la situation, plusieurs recourent aux groupes électrogènes et des panneaux solaires.  Nous, opérateurs économiques, sommes pénalisés par ce manque d’électricité.

Ceux qui vendent de la bière doivent acheter des blocs de glace chaque jour. En plus, l’utilisation des groupes électrogènes est à la base de plusieurs incendies.

Selon un cadre de la Regideso de Mbandaka qui a aussi requis l’anonymat, plusieurs  abonnés, ont unilatéralement résilié leur contrat avec cette firme de distribution d’eau potable. Ils préfèrent consommer l’eau puisée dans des puits aménagés archaïquement, dans des parcelles avec tous les risques que cela comporte.

Et lors de la sécheresse qui sévit Mbandaka, plusieurs puits d’eau tarissent, Cette situation oblige bon nombre de ménages à recourir au système d’achat de l’eau, souvent impropre à la consommation. Face à cette alarmante situation, le cadre susmentionné lance un appel aux habitants de Mbandaka à faire confiance en la REGIDESO et à s’abonner à cette dernière.

Il a invité les autorités provinciales à sensibiliser ses administrés à s’abonner massivement à firme spécialisée, en abandonnant la culture de consommer l’eau des puits, souvent à la base des maladies d’origine hydrique.

La population indique que l’eau fournit par cette firme n’est pas potable.

Un faible taux de scolarité et une prise en charge médicale moins assurée

Moins de la moitié des enfants en âge de scolarité fréquente l’école. Ces chiffres résultent d’une étude menée par l’Observatoire provincial de l’Education, avec l’appui de l’Unicef. Ils ont été présentés à Mbandaka par des acteurs de l’éducation. C’était au cours d’une séance d’évaluation de la politique éducationnelle de la province.

Elle montre que malgré les différentes campagnes de sensibilisation, notamment celles menées par l’Unicef pour inviter les parents à envoyer leurs enfants à l’école, le taux de scolarité à l’école primaire reste faible. Suite à une séance d’évaluation tenue, les professionnels et partenaires de l’éducation avaient  réfléchi sur les causes à la base de ce faible taux de scolarité.

Ils ont pointé du doigt le paiement des divers frais scolaires par les parents d’élèves, malgré la gratuité de l’enseignement décidée par le gouvernement.

Cette situation est entretenue par le non-paiement des enseignants, pourtant reconnus par l’Etat.

La majorité de la population de Mbandaka ne se font pas prendre en charge dans les établissements médicaux à cause de moyen financier précaire dont elle dispose, ce qui justifie le recours à la médecine traditionnelle et la pratique de l’automédication.

 

“Mamie Ngondo (de retour de Mbandaka)”

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