Equateur: Tony Bolamba tombe sous le coup d’une motion de défiance

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C’est la énième déchéance du Gouverneur dans cette province, dans l’ancien format qu’actuel, l’Equateur est instable depuis l’avènement de la démocratie et gestion de la libre administration des provinces. Les députés provinciaux dénoncent une série des détournements, la mégestion et la mauvaise gouvernance ainsi que les abus du pouvoir du gouverneur Tony Cassius Bolamba. Et la démission de 7 ministres provinciaux qui avait précédé le dépôt de la motion, ces élus estiment qu’il s’agit d’un désaveu du Programme du gouvernement de cette province approuvé à l’Assemblée Provinciale qui avait investi ces Ministres. Ainsi, la mise en place d’un nouveau gouvernement devrait nécessiter la révision de ce programme mieux l’élaboration d’un autre programme du gouvernement provincial. Pourtant, c’est la destitution de Tony Cassius Bolamba qui est à l’ordre du jour. 

L’Assemblée provinciale de l’Equateur a siégé en session ordinaire, hier jeudi 07 septembre, suivant la matière inscrite à son ordre du jour, à savoir examen, adoption et vote de la motion de défiance contre le gouverneur Tony Bolamba. Ce dernier notifié quant à ce, a été absent de l’Equateur et  de la plénière consacrée à l’examen de sa motion, confiant son intérim à un de ses ministres provinciaux, et la correspondance signée à Mbandaka, alors que Tony Bolamba se trouvait au moment de la plénière lui consacré à Kinshasa.

A en croire  la pile de documents publiés sur le compte facebook de Monsieur Wina Lokondo, notable de l’Equateur, la démarche de ces élus provinciaux se conforme aux dispositions de la constitution de la République, à la loi portant Principes Fondamentaux relatifs à la Libre administration des Provinces et le Règlement Intérieur de cet organe délibérant.

Il faut dire que cette motion est initiée par trois députés provinciaux, à l’occurrence les honorables Willy Bukunga Ndele, Isia Bolekelayi et Uvoloko. Ces trois élus reprochent au Gouverneur plusieurs griefs, dont les détournements des émoluments de députés de sa province ; la non maitrise de principe élémentaire de l’administration ; incohérence de sa politique conformément à son discours d’investiture et disparité des fonctions, la non maitrise de l’insécurité prévalue à l’Equateur du fait que les bandits violent, tuent dans une passivité de l’autorité provinciale, souvent absent de sa juridiction. Bref, les trois élus provinciaux se sont rendus compte que Tony Bolamba n’était pas en mesure de diriger leur province. D’où, cette initiative qui a recueilli l’approbation de la  majorité absolue des députés provinciaux de l’Equateur. Pour le député Willy Bukanga Ndele, le Gouverneur a eu des mépris vis-à-vis de la population en détresse, au moment où certaines victimes furent brulés par les bandits, Tony Bolamba, dans sa déclaration qui a frustrée la population de l’Equateur, déclarait que même aux Etats Unis où il vit, il y a le Kuluna comme à l’Equateur. Sur ce pour lui, cela n’est pas un phénomène propre à l’Equateur. Par cette déclaration méprisante, le Gouverneur avait signé sa destitution, non pas voulu par les élus provinciaux, mais par l’ensemble de la population de l’Equateur. En plus, les élus provinciaux reprochent à Tony Cassius Bolamba l’arrogance, double d’imbu de pouvoir et déconsidération de sa part au pouvoir des élus provinciaux.

Prévue le lundi, la plénière avait été repoussée de 48 heures, soit le mercredi 07 septembre en vue de permettre au concerné de se présenter à la plénière, et apporter ses moyens de défense par rapport aux accusations mises à sa charge. Conscient des accusations mises à sa charge, le Gouverneur souvent en cavale à Kinshasa, dans l’attente des investisseurs en provenance des Etats-Unis, n’a pas fourni un moindre déplacement pour confronter les accusations et ses moyens de défense. Conformément à la loi, les élus provinciaux de l’Equateur ont examiné la motion de défiance, l’ont adopté, puis ont décidé de destituer leur gouverneur Tony Bolamba, a 100%, soit 21/21 voix.

Par conséquent, à en croire le député Willy Bukanga Ndele, joint par  téléphone à la Rédaction du Journal L’Avenir, la motion de défiance dont question dénombre 7 cas de présomption de détournements, 10 cas de mauvaise gestion et mauvaise gouvernance et 5 cas d’abus de pouvoir que les élus dénoncent fermement et l’Assemblée provinciale attend saisir le Parquet pour la mise en accusation du Gouverneur déchu Tony Bolamba. Pour formaliser la procédure, 19 députés provinciaux sur 21 ont voté la mise en accusation du Gouverneur déchu devant le Parquet Général de la République. Elle attend transmettre le dossier de l’incriminé auprès du ministère public, pour ouverture d’action judiciaire.

Donc par cette déchéance du Gouverneur de l’Equateur, et conformément à la loi, le vice-premier ministre, ministre de l’intérieur est saisi pour la désignation de l’intérimaire à la tête de la province, en attendant l’organisation, dans les 60 jours de l’élection du nouveau Gouverneur de la province de l’Equateur par la Céni. En d’autres termes, les observateurs et analystes politiques s’interrogent cependant, si le Vice-premier ministre et Ministre de l’intérieur, le Ministre de la justice et garde des sceaux, le Procureur Général de la République et le Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière de lutte contre la corruption, Luzolo Bambi Lessa, ne peuvent – ils pas se saisir chacun en ce qui le concerne de ce dossier afin d’établir la lumière ?

Ceci étant, la République Démocratique du Congo est à sa énième déchéance des gouverneurs des provinces. Après Jean Claude Kazembe (Haut Katanga), Célestin Mbuyu Kabango (Haut Lomami), Claudel Kinyoka (Kwilu), John Tokole (Tshopo), Cyprien Lomboto (Tshuapa), Tony Bolamba s’ajoute à la liste des gouverneurs déchus. D’ailleurs, grâce à la vigilance de l’Honorable Henri Thomas Lokondo, la province de l’Equateur qui était inscrite par la Ceni sur la liste des provinces devant organiser l’élection de Gouverneur, a été soustraite. Cependant, avec  l’action parlementaire des élus provinciaux à l’assemblée provinciale, la province sera dirigée par un intérimaire, à l’occurrence Madame Jeanine Itombi. Cette dernière, dans un passé récent, lors de son séjour en soins médicaux à Kinshasa, avait exposé au ministre honoraire des Relations avec le parlement, Justin Bitakwira, la situation d’ingouvernabilité de la province de l’Equateur et la question de transhumance politique, au sein de cette province. A son temps, Madame la vice-gouverneur Jeanine Itombi avait déclaré ce qui suit par rapport aux multiples problèmes de sa province, « Ma visite est relative au service, et lorsqu’on constate qu’il y a dysfonctionnement dans les attributions dévolues, il est logique que les autorités compétentes soient alertées, du fait que ce sont elles qui font appliquer et faire respecter les lois de la République. Lorsqu’il y a dérapage, il est de bon alois qu’elles soient informées en vue de trouver dans l’amiable des solutions idoines… »

Donc, une province qui avait du mal à instaurer la démocratie par le dysfonctionnement de service et autres conflits de compétence entre l’exécutif provincial et le législatif provincial.

Par l’attitude du Gouverneur à ne pas se présenter à la plénière lui consacré, va-t-il recourir à la Haute Cour, dans le but de rejeter sa procédure de déchéance ?

Il est de coutume que chaque fois que le Gouverneur ait été déchu, recourt aux instances judiciaires, notamment la Cour Constitutionnelle pour examiner l’inconstitutionnalité de sa destitution ; notamment rejeter la procédure qui l’a mise en accusation devant les élus provinciaux de sa province.

Somme toute, la Ceni doit s’y employer à l’organisation dans les 60 jours suivant la décision, de l’élection du nouveau gouverneur et de son adjoint, suivant la procédure d’appel à la candidature conformément à la loi.

(Pius Romain Rolland)

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